Une intrigue de cour, d'August Blom

Publié le par Denis Ballu

Titre : Une intrigue de cour / L’intrigante (Suisse) / Une intrigue à la cour de X. (Nordisk)
Titre original : En Hofintrige
Production : Nordisk Films Kompagni 
Réalisation : August Blom
Scénario : P. Wendlin
Photo : Johan Ankerstjerne
Interprétation : Valdemar Psilander (le prince Balduin), Gerd Egede-Nissen (Elsa), Ebba Thomsen (Léonie), Robert Schmidt (Marner, capitaine de cavalerie), Henny Lauritzen (la comtesse Lentelsbach), Carl Lauritzen (le baron Medgaard), Otto Lagoni, Franz Skondrup, Doris Langkilde
Longueur : 835 m. / 864 m. (France)
Sortie au Danemark : 6 mars 1913
Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 15 février 1913, dans une distribution de Louis Aubert

    Le docteur Brinken est venu faire une visite à sa petite amie Elsa, la fille du vieil opticien Schmidt. Personne, pas même Elsa, ne se doute que le docteur n’est autre que le prince héritier Balduin, le neveu du prince régnant Oswald II. À peine le prince est-il rentré chez lui qu’on vient lui annoncer que son oncle est à toute extrémité et désire le voir. Immédiatement, il se rend au château où il trouve toute la cour, la comtesse de Lentelsbach en tête, réunie au chevet du prince mourant. En voyant entrer son neveu, le prince Oswald fait signe aux assistants de les laisser seuls, après quoi il prie Balduin d’aller chercher dans le vieux secrétaire un certain document. Balduin obéit et quelle n’est pas sa surprise en apprenant que son oncle a une fille naturelle ; elle a été mise en nourrice par la comtesse de Lentelsbach dès sa naissance et l’oncle désire que Balduin l’épouse. En se tournant vers son oncle pour lui dire qu’il en aime une autre, Balduin constate avec effroi que le prince Oswald a cessé de vivre. Il rassemble immédiatement les personnes de la cour et s’agenouille devant le lit du vieux prince pour prier. À ce moment, la comtesse de Lentelsbach aperçoit la lettre du prince et en lit le contenu. Sans perdre de temps, elle court chez sa Léonie, pour lui raconter ce qu’elle vient d’apprendre ; celle-ci aime secrètement le prince Balduin. Depuis longtemps, l’ambitieuse comtesse rêve le mariage de sa fille avec le prince ; croyant le moment venu, elles se mettent à délibérer sur les moyens de réussir ; il faut déterminer le prince Balduin à renoncer à Elsa ; à cet effet, la comtesse a recours à son frère, homme de mœurs dépravées, elle lui demande de l’aider à accomplir sa mauvaise action. De son côté, le prince Balduin demande à la comtesse des renseignements sur la fille du prince Owald ; la comtesse lui raconte alors que Léonie est en effet la fille du prince et qu’elle l’a prise en nourrice elle-même. Cette nouvelle attriste profondément le prince, cependant il juge de son devoir de se conformer au désir de son oncle et demande Léonie en mariage. C’est un calvaire pour le prince d’aller révéler la vérité à sa bien-aimée Elsa, quand elle lève sur lui ses beaux yeux confiants, il se contente de lui dire qu’il va partir en voyage et se voit obligé de la quitter pour quelque temps. Très émue, Elsa prend congé de son ami, mais au moment de sortir, Balduin rencontre le vieux Schmidt qui s’écrie très étonné : Mais c’est le prince Balduin ! Elsa comprend alors qu’elle va perdre son ami et elle voit s’envoler son rêve. Un soir, elle est surprise de voir entrer un homme qui n’est autre que le baron Medgaard. Celui-ci lui demande de l’accompagner sans délai chez le prince. Elsa le suit sans soupçons, mais elle s’aperçoit bientôt que le baron, également amoureux d’elle, l’a conduite dans une pension. Le lendemain, il lui fait de nouveau changer de pension, ne trouvant pas la première maison à sa convenance. En s’y rendant en auto, elle rencontre le prince et son adjudant, le capitaine Marner, à cheval. En la voyant, le prince ordonne à l’adjudant de suivre Elsa et de prendre note de son adresse. L’adjudant obéit et le prince se rend auprès du baron pour lui demander une explication. En rentrant, il voit le baron prévenu de son arrivée, entourant de son bras le cou d’Elsa ; jugeant l’explication suffisante, il se retire profondément triste et déçu. Le jour du mariage du prince Balduin avec Léonie est fixé. Elsa se rend au château, mais elle s’égare dans les corridors sombres. S’apercevant de sa disparition, le baron se met à sa poursuite et, saisie d’effroi, elle cherche à se réfugier dans la crypte. Se voyant toujours poursuivie, elle monte et redescend de raides escaliers jusqu’à ce qu’elle se voit rattrapée par le baron. Par hasard, tous les deux tombent par une trappe dans une cave profonde. Le baron reste à terre, inanimé, mais Elsa continue son chemin par les caves et les corridors jusqu’à ce que, subitement, elle arrive dans l’église au moment même où le prince va s’unir à sa rivale. En voyant Elsa, la comtesse tombe frappée d’apoplexie, mais avant de mourir elle confie qu’Elsa est la fille du prince Oswald et qu’elle a ourdi cette intrigue pour que sa fille pût épouser le prince Balduin. Léonie est chassée du château, couverte du mépris de toute l’assistance, tandis que le prince embrasse avec bonheur sa chère Elsa ; et c’est le cœur rempli de joie qu’il se rend au désir de son oncle en épousant sa fille. (Le Courrier cinématographique, 15 février 1913, p. 38)

 

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