La troisième puissance, d'August Blom
Titre : La troisième puissance
Titre original : Den tredie Magt
Production : Nordisk Films Kompagni
Réalisation : August Blom
Scénario : P. Lykke-Seest
Photo : Johan Ankerstjerne
Interprétation : Ludvig Müller (le capitaine Brassow), Christian Schrøder (Jon / John-le-fort), Robert Dinesen (le comte von Hintz), Ebba Thomsen (la baronne Montrosa / de Montrose), Aage Hertel (Miller, espion), Otto Lagoni (Danilo, valet de chambre), Axel Boesen (domestique), Frederik Jacobsen, Johannes Ring, Agnes Lorentzen, Anton Gambetta Salmson, Carl Schenstrøm, Aage Lorentzen
Longueur : 960 m. / 965 m. (France)
Sortie au Danemark : 6 janvier 1913
Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 17 janvier 1913, dans une distribution de Louis Aubert
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Entre les états X et Y a été conclu un mystérieux contrat sur lequel l’état voisin Z aimerait en savoir plus. Dans ce but le Ministère des Affaires étrangères demande à son ambassadeur, le comte von Hintz, de se procurer une copie du contrat. Ce dernier confie cette tâche difficile à l’espion Miller. Celui-ci a des contacts dans la place et s’entretient, le jour même, avec Danilo, le valet de chambre du Ministre des Affaires étrangères Barberini, qui lui apprend que l’adjoint de ce dernier, le capitaine de frégate Brassow, doit rentrer chez lui, dans l’état Y, emportant une copie du contrat. Avant son départ, Brassow a la prévoyance de faire coudre, par son serviteur Jon-le-fort, le contrat dans la manche de la veste de son manteau d’uniforme. Ils partent ainsi rassurés, sans savoir que Miller les suit de près. Malheureusement, ils arrivent trop tard au train, mais soudain Miller arrive et leur offre poliment une place dans son automobile, comme il doit prendre la même route qu’eux... Le capitaine Brassow, qui est un marin crédule, remercie pour l’offre et les voilà partis. En chemin, l’espion leur offre un cigare, mais à peine ont-il commencé à fumer qu’ils tombent dans un profond sommeil. L’automobile traverse alors une forêt. Avec l’aide du chauffeur, Miller les traîne hors de la voiture, puis il s’empresse de couper la manche du capitaine, trouve le document, en fait rapidement une copie et s’enfuit. Il se rend à la station télégraphique et envoie au comte von Hintz un télégramme ainsi libellé : « J’ai une copie. J’attends les ordres au Coq d’or. » Cependant le capitaine Brassow et Jon-le-fort sont sortis de leur sommeil et, quand ils voient la manche lacérée, ils comprennent tout : que le document a été copié et le secret d’état dérobé. Hors de lui, le capitaine Brassow prend son revolver et se le pose sur le front, mais Jon-le-fort intervient opportunément et lui conseille d’entamer immédiatement la poursuite. Ils reçoivent l’aide d’un paysan qui passe par là par hasard et Jon-le-fort a une idée lumineuse. Souple comme un chat, il grimpe à un poteau télégraphique et coupe les fils de manière à empêcher l’espion d’envoyer sa copie. Quand le télégraphiste veut envoyer le télégramme de Miller l’appareil ne fonctionne pas et tandis qu’il sort pour voir ce qui se passe, Brassow et Jon font une petite visite à la station où ils trouvent le télégramme de Miller, le détruisent et le remplacent par un autre où ils annoncent leur venue au Coq d’or. Mais Miller s’aperçoit à temps de ce qui se passe, et échappe à Brassow et Jon en plongeant la tête la première d’un pont imposant. Il arrive trempé devant l’ambassadeur et lui montre triomphalement la copie, mais l’encre a fortement coulé et le message est passablement illisible. Le capitaine von Hintz ne veut pas renoncer après ce premier échec. Le jour même, il écrit à son amie la baronne Montrosa pour lui demander de se charger de l’affaire. Au bal de la légation, elle rencontrera le Ministre des Affaires étrangères, le comte Barberini, et s’arrangera pour le faire tomber dans ses filets. Avant que le comte Barberini ne se rende à la fête, il reçoit une lettre de mise en garde de Brassow et il cache le traité dans un petit placard et demande à son valet de chambre Danilo d’y faire attention. Le comte à peine sorti, Miller, informé précédemment par Danilo, se précipite chez l’ambassadeur avec le précieux document. Mais pour la seconde fois, c’est la déception. Quand ils ouvrent l’enveloppe, ils s’aperçoivent qu’elle ne contient qu’une feuille blanche. Après la fête, le comte Barberini rentre chez lui passablement enivré par l’éblouissante beauté de la baronne Montrosa, mais il est bientôt arraché à ses doux rêves quand il découvre que le traité n’est plus là. Désespéré, il s’effondre devant son bureau, puis, tout à coup, il saute en l’air en poussant un cri de joie. Qu’est-ce que c’est ? Le traité est sur le bureau ! Dieu soit loué ! Il a par mégarde mis un mauvais document dans l’enveloppe réservée au traité. Triomphalement, il le met dans sa poche de poitrine. Aucun pouvoir sur terre ne pourra l’obtenir de lui. Le lendemain, il reçoit une invitation privée de la baronne. Amoureux comme il l’est, il s’empresse d’y aller et la baronne le reçoit avec une exubérante convivialité qu’il oublie bientôt tous les problèmes qu’il a rencontré ces derniers jours. Mais Jon-le-fort, qui l’a suivi comme son ombre et a découvert que Miller et Danilo ont ourdi un nouveau complot contre le comte, utilise son charme personnel pour entrer dans la maison et donner un coup de main au comte, alors que Miller et Danilo semblent avoir remporté le match. Quand ils voient l’audacieux marin se tenir devant eux avec un revolver, Miller bondit par-dessus la balustrade du balcon et, une seconde plus tard, il s’écrase sur les pavés de la cour. Jon se lance derrière Danilo qui a pris la fuite mais est rapidement arrêté. La baronne se cache dans une chambre. Le comte la recherche, mais il n’aura pas le temps de se venger, elle meurt d’apoplexie. Le sort en a décidé, justice est faite. (adaptation programme danois Denis Ballu)
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