Le cadeau de fête, d'August Blom
Titre : Le cadeau de fête
Titre original : Fødselsdagsgaven / Gaven / Fortidens Røst
Production : Nordisk Films Kompagni
Réalisation : August Blom
Scénario : Johan Ankerstjerne
Photo : Johan Ankerstjerne
Interprétation : Valdemar Psilander (Boldt / Bertrand, candidat à polytechnique), Jutta Lund (Mme Balle / Dupont, veuve), Ebba Thomsen (Erika / Valentine, sa fille), Anton Gambetta Salmson (Søderberg / Maillet, employé de banque), Lily Frederiksen (l’enfant), Frederik Jacobsen, Betzy Kofoed, Otto Lagoni
Longueur : 695 m. / 693 m. (France)
Sortie au Danemark : 27 janvier 1913
Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 1er février 1913, dans une distribution de Louis Aubert
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Mme veuve Dupont lutte désespérément contre la misère. Elle tient une pension de famille, mais ce genre d’affaire est loin d’être lucratif et elle n’a pas toujours des clients sérieux. Heureusement, Mme Dupont a un précieux auxiliaire en sa fille Valentine, très jolie personne, et grâce à sa présence dans la maison, les jeunes gens acceptent sans murmurer les maigres repas que leur sert le plus souvent Mme Dupont. Valentine a surtout deux adorateurs parmi les pensionnaires : M. Maillet, employé de banque, et M. Bertrand, ingénieur. Ce dernier est un jeune garçon très sérieux qui travaille nuit et jour, convaincu qu’il parviendra un jour à résoudre le problème qui le rendra riche et illustre en même temps. Bertrand ne plaît guère à Valentine qui le trouve trop sérieux. Elle lui préfère de beaucoup M. Maillet qui la séduit par sa gaieté, ses aimables attentions et ses largesses. Aussi refuse-t-elle quand Bertrand vient la demander en mariage. Le jour même, Bertrand arrive au but qu’il s’est proposé : son invention est faite, son rêve s’est réalisé, il sera illustre, il sera riche ! Cependant, comme Valentine a refusé de partager son sort, il trouve qu’il n’a plus rien à faire dans la maison de sa mère, et s’en va. Quelque temps se passe. Valentine est fiancée avec Maillet, qui est toujours aussi attentionné qu’au début, et qu’elle croit en possession d’une certaine fortune, aussi est-elle consternée en lisant un jour dans un journal que son fiancé vient d’être arrêté pour escroquerie. Elle constate presque en même temps qu’elle va être mère. Désespérée, elle se jette au cou de sa mère et lui confie tout. Elle regrette maintenant d’avoir refusé Bertrand, mais c’est trop tard, elle n’a plus rien à espérer. Plusieurs années se sont écoulées. Pour Valentine comme pour Bertrand, la vie a complètement changé. L’invention de celui-ci l’a rendu très riche et il est estimé et honoré de tout le monde, tandis que Valentine en est réduite pour vivre à tirer l’aiguille du matin au soir. Elle et sa mère sont allées se cacher dans une modeste maison des faubourgs. L’enfant a été mis en nourrice. Un jour qu’elle est sortie avec sa mère, elle se trouve tout à coup face à face avec Bertrand. Il s’arrête pour lui demander de ses nouvelles et, quelques jours après, elle est très agréablement surprise en recevant de sa part une nouvelle demande en mariage. Mais sa joie ne dure qu’un moment, se rappelant la faute qu’elle a commise, elle ne pense pas devoir accepter l’offre de l’ingénieur. Cependant sa mère finit par la décider, non seulement à accepter, mais encore à cacher l’existence de l’enfant. Le mariage se fait donc avec beaucoup de pompe. Bertrand est le mari le plus attentionné qu’on puisse imaginer, et pourtant Valentine n’est pas heureuse. Elle est tourmentée par de sourds remords d’avoir caché la naissance de l’enfant à Bertrand, et maintes fois elle est sur le point de lui confier son secret, chaque fois sa mère s’y oppose de toutes ses forces. Un jour, elle reçoit une lettre des gens où l’enfant a été mis en nourrice, lui réclamant de l’argent. Elle s’y rend pour satisfaire à leur demande. En voyant son bébé, elle le prend dans ses bras et le serre sur son cœur. Un ami du père nourricier se trouvant là par hasard en profite pour tirer une photo de la mère et l’enfant, dans l’idée d’extorquer de l’argent à celle-ci au moyen de cette preuve évidente de sa faute. Cependant le hasard veut que Bertrand découvre que quelque chose d’insolite se passe dans sa maison. Il se décide alors à aller demander à un de ses amis, commissaire de police, de l’aider à éclaircir cette affaire. Tous deux se rendent chez les parents nourriciers. Le commissaire se fait délivrer le cliché de la photographie qu’il montre à Bertrand. Celui-ci reconnaît sa femme. Il demande alors à voir la petite. On la cherche, mais on s’aperçoit qu’elle est sortie par la fenêtre et a glissé sur le toit. En voyant l’enfant suspendue à la gouttière, Bertrand est saisi d’horreur et il n’a plus qu’une seule pensée : la sauver. Vite, il ôte son veston et se met à grimper sur le toit pour arriver à la petite qu’il ramène saine et sauve dans ses bras. Celle-ci, toute contente, se serre contre la poitrine de son sauveur. En sentant son petit cœur palpiter contre le sien, Bertrand est vaincu. Il emmène la petite et comme, le lendemain, c’est la fête de Valentine, il décide de la lui offrir en cadeau, sachant que ce sera le plus précieux qu’il puisse lui faire. (Le Courrier cinématographique, 1er février 1913, p. 42)