Bonheur perdu, réalisateur inconnu
Titre : Bonheur perdu
Titre original : Den svundne Lykke
Production : Skandinavien
Réalisation : inconnu
Interprétation : Frederik Christensen (Anatole de Bregard), Alma Lagoni (Gilberte de Bregard, sa fille), Emma Christiansen (Louise de Bregard, son autre fille), Lau Lauritzen (Valreas), Holger Schmidt (Louis de Sartory), Jørgen Lund (le baron de Valvert), Vera Brechling (son épouse)
Longueur : 650 m.
Sortie au Danemark : 1912
Le titre français ci-dessus correspond à celui de la sortie du film au Luxembourg en 1912.
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La jeune Gilberte semble aimer Valreas, un jeune homme plein d’entrain, avec qui elle passe les beaux jours de sa jeunesse. Leur compagnie est simple et joyeuse, mais lorsque le riche M. de Sartory demande sa main, ses sentiments pour Valreas vacillent. Le caractère de M. de Sartory est précisément si mesuré et si délicat que toute son apparence est marquée par le goût raffiné d’un homme du monde. Lorsque Louise, la sœur de Gilberte, lui conseille sérieusement d’épouser M. de Sartory, Gilberte décide d’écouter ses conseils. Valreas est profondément attristé. À l’annonce des fiançailles, il reproche doucement mais fermement à Gilberte son abandon, lui disant qu’il ne s’attendait pas à ce qu’elle jette si vite le voile de l’oubli sur les souvenirs du passé. Après son mariage, Gilberte mène une vie tranquille. Des rencontres animées entre amis et les soins prodigués à son enfant, le petit Georges, remplissent ses journées. Mais au fond, son amour pour Valreas perdure, et le temps n’a pas pu l’éteindre. Les conversations fréquentes mais par ailleurs innocentes de son mari avec sa sœur, Louise, font que le soupçon s’insinue dans le cœur de Gilberte. Lorsqu’un jour elle croit assister à une scène entre eux deux qui confirme ses soupçons, elle ne se retient plus et laisse libre cours à sa colère injustifiée. Gilberte coupe tous les ponts et se rend à Venise avec Valreas. Le couple y vit très agréablement et leur amour de jeunesse s’enflamme sous le soleil brûlant du péché. Arrive alors le baron de Valvert, ami de Valreas, qui lui apporte une provocation en duel de la part du mari offensé et abandonné. Gilberte, qui a eu vent de ce qui se passe, implore la clémence de M. de Sartory pour Valreas, mais celui-ci exige vengeance et reste inflexible. Le duel a lieu et Valreas s’affaisse, mortellement blessée. Un profond désespoir s’empare de la pauvre femme. Elle a oublié les jours heureux. Seul le souvenir de ce qu’elle a perdu survit dans son cœur brisé. Et elle se sacrifie pour les malades et les pauvres, elle devient pour eux une amie serviable, une bonne sœur. Mais elle n’oublie jamais les beaux jours passés à Venise. Lors d’une visite chez un patient, Gilberte contracte une grave maladie. Son père et sa sœur viennent la soutenir en paroles et en actes. Mais c’est trop tard. La pauvre femme n’a plus qu’un souhait : revoir son petit Georges, son enfant. Profondément bouleversé, M. de Sartory retrouve son ancienne épouse, et les retrouvailles entre la mère et l’enfant sont poignantes. Le soleil se couche à l’horizon, en même temps que la le flambeau de la vie de Gilberte s’éteint lentement. Alors, elle verse une dernière larme et donne un dernier baiser à son enfant qui, hélas trop tôt, a perdu sa mère bien-aimée. Gilberte aimait la lumière et la joie, elle ne supportait pas l’obscurité. Le vol joyeux du papillon est terminé à jamais. (adaptation du programme danois Denis Ballu)