Le comte Zarka, d'Eduard Schnedler-Sørensen
Titre : Le comte Zarka / Pour sauver son prince (Toulouse)
Titre original : Grev Zarkas Bande / Grev Zarka
Production : Nordisk Films Kompagni
Réalisation : Eduard Schnedler-Sørensen
Scénario : Alfred Kjerulf, d'après le roman Count Zarka (1903) de William Magnay
Photo : Carl Ferdinand Fischer
Interprétation : Olaf Fønss (le prince Roel / Raoul), Carl Lauritzen (le comte von/de Bernstein), Johanne Fritz-Petersen (Philippa / Sulthine, fille du comte Harlberg), Ivan Christy (Galobin, son frère), Svend Aggerholm (le comte Zarka, aventurier), Christel Holch (la comtesse Royda, sa cousine), Johannes Ring, Wilhelm Birch, Alf Blütecher, Ebba Lorentzen, Ingeborg Jensen, Paula Ruff, Birger von Cotta-Schønberg, Agnes Andersen, Holger Syndergaard, Franz Skondrup, Lau Lauritzen
Longueur : 1025 m. (France)
Sortie au Danemark : 12 février 1914
Sortie annoncée en France dans Ciné-Journal du 31 janvier 1914, dans une distribution de Louis Aubert
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Le prince de Boroska préside le Conseil d’état. L’ambassadeur de l’état de Waldowie, le comte de Bernstein, a remis une proposition de traité de commerce entre les deux royaume. C’est cette proposition qui est discutée pendant la séance du Conseil. Le jeune prince Raoul assiste à la réunion. Il s’élève énergiquement contre cette proposition. La proposition rejetée, l’ambassadeur de l’état de Waldowie jure de se venger. Pour cela, il s’attache un aventurier, le comte Zarka. Celui-ci recevra de l’ambassadeur une somme de 100 000 piastres le jour où il aura réussi à éloigner le prince Raoul. Il accepte d’autant plus volontiers cette proposition que le prince semble vouloir entraver un de ses plans particuliers. Il veut, en effet, épouser la jolie comtesse Sulthine Harlberg, qui le méprise alors qu’elle affectionne beaucoup le prince. Le comte Zarka prépare avec soin son plan de combat. Un membre de sa bande s’est procuré une place chez le fleuriste de la cour. Un jour de bal, le prince Raoul commande deux bouquets de roses, l’un blanc, l’autre rouge. Le commissionnaire qui porte les fleurs reçoit l’ordre de les remettre à la comtesse Sulthine, ainsi qu’une lettre dans laquelle le prince la prie de porter un des bouquets à la soirée, il ajoute « Le rouge signifie : amour, le blanc : oubli. Celui que vous porterez au bal décidera de mon sort. » Le messager remet la lettre au comte Zarka qui jette le bouquet de roses rouges et remplace la lettre par une autre ainsi conçue : « Comtesse Sulthine Harlberg, portez au bal ce bouquet de roses blanches, en signe d’amour. Votre dévoué prince Raoul. » Le même soir, lorsque le prince arrive au bal, il constate tristement que la comtesse Sulthine porte à son corsage le bouquet de roses blanches. Désespéré, il s’enfuit dans le parc. Mais là se trouvent les aides du comte Zarka, prêts à le saisir. Ligoté, il est conduit au château du comte. Les hommes qui, plus tard, lorsqu’on constatait la disparition du prince, firent des recherches dans le parc, trouvèrent au bord d’un lac quelques-uns de ses vêtements, d’où l’on conclut que le prince s’était suicidé. Seul le vieux prince ne voulait pas y croire. Le comte Zarka, ayant reçu les 100 000 piastres du comte de Bernstein, ne peut résister à son avarice et, dans l’intention de se faire encore payer, il remet à la comtesse Sulthine la lettre que le prince Raoul avait écrite. Cette imprudence éveille les soupçons du frère de la comtesse, Galobin, qui décide avec un de ses amis de surveiller le comte. Ils louent une maison en face du château où le prince Raoul est prisonnier. Un jour, ils aperçoivent le prince derrière une fenêtre grillagée. Ils examinent la propriété pour se rende compte des moyens à employer pour le délivrer. Rencontrant le comte Zarka, ils donnent comme prétexte de leur visite leur intérêt pour les châteaux historiques. Le comte, qui a deviné leurs intentions, les invite à entrer. Pour ne pas provoquer des soupçons, ils acceptent l’invitation. À peine sont-ils entrés que le comte Zarka, au moyen d’une ruse, les enferme dans une des chambres secrètes du château. Cependant, la comtesse Sulthine, inquiète du sort de son frère, se rend à cheval au château, où elle rencontre la cousine du comte, la comtesse Royda, qui aime beaucoup le prince et lui a voué une haine implacable. Pourtant, elles comprennent que leur devoir est de délivrer le prince, et la comtesse Royda introduit secrètement les amis du prince dans le château. Avec son assistance, on trouve l’entrée secrète de sa prison. Cependant, le comte Zarka, prévenu, appuie sur un bouton et fait ainsi glisser le plancher sous les pieds des gens du prince. Sous eux roule un cours d’eau mugissant. Au-dessus de ce gouffre, se livre un combat acharné entre le prince et le comte Zarka. Le prince est victorieux et le comte Zarka est précipité dans le gouffre béant. (Ciné-Journal, 31 janvier 1914)