La quatrième cavalière, d'Eduard Schnedler-Sørensen

Publié le par Denis Ballu

Titre : La quatrième cavalière 
Titre original : Den fjerde Dame
Production : Nordisk Films Kompagni 
Réalisation : Eduard Schnedler-Sørensen
Scénario : Carl Schüler 
Photo : Carl Ferdinand Fischer
Interprétation : Bertel Krause (le colonel von Meyerink / Grognard), Karen Sandberg (Grethe, sa fille / Ninon), Carl Alstrup (le lieutenant von Wolff / Lebeau), Johanne Fritz-Petersen (Leoni / Léonie, sa sœur), Arne Weel (Felix von Stolp, ami de Wolff / Félix Desaintesprit), Peter Jørgensen, Ingeborg Bruhn Bertelsen, Alf Blütecher, Ingeborg Olsen, Ingeborg Jensen, Camilla Bondesen, Paula Ruff, Ivan Christy, Ebba Lorentzen, Axel Mattsson
Longueur : 703 m. / 720 m. (France)
Sortie au Danemark : 9 juillet 1914
Sortie annoncée en France dans Ciné-Journal, 1er août 1914, dans une distribution de Louis Aubert

Arne Weel (travesti) & Johanne Fritz-Petersen
 

    Le régiment en garnison à X... fête son cinquantenaire, et le colonel Grognard a décidé de donner, à cette occasion, une grande fête équestre. Malheureusement, il manque une quatrième cavalière pour constituer le quadrille. Ne trouvant point dans son entourage la personne qu’il lui faut, il s’adresse au lieutenant Lebeau, son futur gendre, dont il sait la sœur amazone accomplie. Le lieutenant, enchanté d’être agréable à son chef, promet le concours de sa sœur. Mais la jeune fille, invitée chez son oncle, ne peut venir et, fort embarrassé, le lieutenant demande conseil à un sien ami, Félix Desaintesprit, qui, tenté par l’aventure, fera, lui, la quatrième cavalière. À la dernière minute cependant, la sœur du lieutenant Lebeau ayant reçu un contre ordre de son oncle, se rend à X... pour remplir son rôle. Le hasard veut que Desaintesprit, qui a endossé le costume féminin, monte avec elle dans le même compartiment de chemin de fer. La conversation s’engage bientôt entre les deux jeunes dames qui deviennent bonnes amies... et cette amitié est encore accrue par les incidents du voyage, contrarié par les inondations. La voie détruite par l’eau, les voyageurs doivent passer la nuit dans une ferme. La sœur du lieutenant offre à son amie de rencontre la moitié de son lit. Que faire ? Desaintesprit ne peut accepter, il prétend être mieux dans un fauteuil pour dormir. À la faveur de la nuit, il quitte la ferme et se rend à X... Là, par le colonel et sa fille Ninon, il est reçu de la façon la plus aimable, et ses charmantes attentions lui ont gagné bientôt le cœur de Ninon. Son camarade Félix lui fait des reproches sur ses avances, car il est fiancé de la jeune fille et cependant, aux yeux de tous, Desaintesprit est une aimable cavalière qui a su conquérir les cœurs, même celui du colonel qui est prêt à lui demander sa main. Catastrophes !... La sœur du lieutenant Lebeau annonce son arrivée. Et Desaintesprit découvre que la sœur du lieutenant et sa compagne de voyage ne font qu’un. Il veut reprendre les habits de son sexe. Le lieutenant s’y oppose, craignant la colère du colonel quand il apprendra toute cette machination. Épiés par la jeune Ninon, tout est découvert, mais cependant tout finit par s’arranger. Desaintesprit, à qui le colonel pardonne, épousera la sœur du lieutenant Lebeau. (Ciné-Journal, 1er août 1917)

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article