Le fils de la prisonnière, de Hjalmar Davidsen

Publié le par Denis Ballu

Titre : Le fils de la prisonnière 
Titre original : Fangens Søn
Production : Nordisk Films Kompagni 
Réalisation : Hjalmar Davidsen
Scénario : Hans Lenthal
Photo : Carl Ferdinand Fischer
Interprétation : Marie Dinesen (la vieille Helvig / Hedvige), Valdemar Psilander (Poul / Paul, son fils), Else Frölich (Nina Bloch), Johannes Ring (Brandt, patron d’usine), Christian Schrøder (l’agent d’assurance), Franz Skondrup, Carl Schenstrøm
Longueur : 939 m. / 1040 m. (France)
Sortie au Danemark : 27 avril 1914
Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 27 décembre 1913 

 

Elsa Frölich & Valdemar Psilander

    Le vieille Hedvige trouve sur son chemin un portefeuille garni. Tandis qu’elle le ramasse, le propriétaire arrive et lui donne une forte récompense. Pensant que cette somme lui portera bonheur, elle achète un billet de loterie. Elle habite dans un quartier pauvre, avec son fils Paul, qui l’adore. Leur logement n’est pas confortable, mais proprement tenu. Malgré leur humble situation, ils ont récemment fait assurer leurs meubles. Une semaine après l’acquisition du billet de loterie, elle lit dans un journal l’annonce suivante : « Aujourd’hui, à midi, commence le tirage de la loterie. Entrée libre. » Elle décide d’assister au tirage et elle a le bonheur de voir sortir son numéro pour un lot de 15.000 francs. Ivre de joie, la vieille femme se précipite chez elle afin de faire partager son bonheur à son fils. Mais, à son arrivée, elle apprend qu’un incendie vient de se déclarer et qu’elle est soupçonnée d’avoir mis le feu. Ne vient-elle pas en effet de se faire assurer ? Saisie de craintes, elle cache son argent dans un chantier de construction. Arrêtée, elle est condamnée à huit mois de travaux forcés. Pendant son séjour à la prison, la vieille femme, complètement déprimée, tente de se suicider. Elle est soignée par Nina, sa compagne de cellule, à qui elle voue une grande amitié, et à son lit de mort elle lui confie un secret, lui faisant promettre, lorsque sa peine sera terminée, d’informer Paul du lieu où l’argent se trouve caché. Quelque temps passe. Nina sort de prison. Son premier soin est de rechercher la cachette que la vieille Hedvige lui a soigneusement décrite. Encore jeune et belle, elle pense que l’argent de la vieille femme lui servira à faire son chemin dans la vie et n’hésite pas à se l’approprier. Elle avait compté sans le hasard, ce grand maître des destinées ! Un soir, à la sortie d’un théâtre, les chevaux de sa voiture s’emballent. Paul, passant par hasard, s’élance pour les arrêter, mais il est blessé. Nina, éprise de sa beauté et alarmée de son courage, le reconduit chez lui. Lorsque Paul revient à lui, Nina est penchée sur lui ; mais au moment de partir, elle voit le portrait de la vieille Hedvige. Interrogé, Paul lui répond : c’est ma mère ! Soudain pressée, Nina s’enfuit pour ne plus revenir. Paul ne comprend pas ce départ et est inconsolable à la pensée que celle qu’il aime l’abandonne ainsi. Au bout de quelques mois, Paul apprend que Nina est mariée à son chef, le fabricant Brandt, et que tous deux sont partis pour leur voyage de noces à Medona. Il s’y rend afin de revoir la jeune femme. L’ayant vu, Nina se méprend sur le but de sa démarche et lui jette un magnifique collier, don de son mari. Pour expliquer sa disparition, elle feint de l’avoir perdu. Brandt téléphone à la police qui trouve le bijou entre les mains de Paul. Pendant l’interrogatoire, il se produit une scène pénible. Paul, accusé et chargé par Nina, raconte d’une manière touchante son amour pour cette femme capricieuse. Nina est-elle émue de cet aveu ? Nul ne le saura jamais. Mais elle ne fait rien pour empêcher qu’il soit traîné en prison comme un voleur. (Le Courrier cinématographique, 27 décembre 1913)

 

 

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