Seule avec Satan, de Hjalmar Davidsen

Publié le par Denis Ballu

Titre : Seule avec Satan / Seul avec Satan (Nordisk)
Titre original : Expressens Mysterium / Ene med Satan / Eksprestogets Mysterium
Production : Nordisk Films Kompagni 

Réalisation : Hjalmar Davidsen
Scénario : Carl Gandrup & Laurids Skands
Photo : Louis Larsen
Interprétation : Valdemar Psilander (Fréderic Nessières, industriel), Christel Holch (Madeleine, sa femme), Svend Aggerholm (Laroque, industriel), Carl Lauritzen (Lepellier, avocat ami de Nessières), Philip Bech (le domestique de Nessières), Birger von Cotta-Schønberg, Oluf Billesborg, Holger Syndergaard, Paula Ruff, Franz Skondrup, Ingeborg Jensen, Axel Boesen, Moritz Bielawski, Ingeborg Spangsfeldt, Doris Langkilde
Longueur : 1051 m. / 1165 m. (France)
Sortie au Danemark : 16 mars 1914
Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 14 février 1914, dans une distribution de Louis Aubert

Svend Aggerholm & Christel Holch

    MM. Laroque et Nessières, deux fabricants concurrents, se haïssent. Laroque, peu scrupuleux, emploie tous les moyens possibles pour nuire à Nessières et possède une arme terrible contre son adversaire. Par un pouvoir mystérieux, il hypnotise Madeleine, la femme de son concurrent, et exige qu’elle vienne le soir même lui apporter les projets de son mari pour la bourse du lendemain. Ne pouvant lui résister, elle s’empare des papiers demandés. Le soir, quand elle les remet en place, son mari la surprend. Étonné des allures étranges de Madeleine, M. Nessières comprend l’horrible machination de Laroque. Les agissements de Laroque ne tardent pas à amener une grande perturbation dans les affaires de M. Nessières ; c’est alors qu’il reçoit la lettre suivante : « Monsieur Nessières. Mon commettant, M. le fabricant Laroque, à qui vous devez 360 000 francs, m’a chargé de recouvrer cette somme, qui devra être payée à mon bureau demain à deux heures. Salutations empressées. Game, avocat. » Ne possédant pas cette somme, Nessières se confie à son meilleur ami, l’avocat Lepellier, qui lui prête l’argent nécessaire pour s’acquitter envers Laroque. Profitant de son influence sur Madeleine, Laroque s’est procuré le revolver de Nessières. Le lendemain, celui-ci se rendant au bureau de Maître Game est fort étonné en apprenant que Laroque demande à son avocat de dresser immédiatement son testament par lequel toute sa fortune reviendra à Madeleine. Dans quel but ? Nessières reprend le train pour rentrer chez lui. Étant seul dans son compartiment, il tire les rideaux et s’installe confortablement pour prendre quelques instants de repos. Bientôt endormi, il ne voit pas la porte s’ouvrir doucement et un individu se glisser à l’intérieur du wagon. C’est Laroque. Après avoir réfléchi quelques instants, il tire un revolver sur la crosse duquel sont gravées les initiales de Nessières. Alors, un éclat de rire diabolique retentit dans le compartiment. M. Nessières, réveillé en sursaut, voit devant lui son irréconciliable ennemi qui, souriant, place le canon du revolver sur sa tempe, tire et tombe mort ! Accusé d’avoir tué son concurrent, Nessières est arrêté. Tout parle contre lui, sa femme même ne peut le défendre, elle ne se rappelle rien de ce qui s’est passé durant son état d’hypnotisme. Cependant, un jour, examinant attentivement la crosse du revolver, Madeleine découvre qu’elle porte la marque d’une bague de Laroque. Avec l’assistance de M. Lepellier, elle obtient la permission de visiter la chapelle où le cercueil est exposé. Elle écarte le linceul pour découvrir les mains du mort. La bague a disparu. Sans elle, on ne peut prouver l’innocence de M. Nessières. Le tribunal siège. Accusateur et défenseur ont parlé, les juges se sont retirés pour délibérer. Bientôt, ils rentrent dans la salle et reprennent leurs places. Le silence est complet. Le président du jury va se prononcer, quand un homme s’élance à la barre. Attendez, attendez, crie-t-il, j’ai la bague ! Nessières est acquitté. Depuis la mort de Laroque, Madeleine, désormais libérée du joug affreux, se montre la tendre épouse d’autrefois et, pour ces deux êtres à jamais unis par cette terrible épreuve, vient enfin le bonheur ! (Le Courrier cinématographique, 14 février 1914)

Note : la vision du film ne m'a pas permis de mieux comprendre comment l'empreinte de la bague de Laroque avait pu se retrouver sur la crosse du revolver de Nessières et permettre l'acquittement de ce dernier...

 

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