Le veau d'or, de Hjalmar Davidsen

Publié le par Denis Ballu

Titre : Le veau d'or 
Titre original : Guldkalven
Production : Nordisk Films Kompagni 
Réalisation : Hjalmar Davidsen
Scénario : Walter Christmas
Photo : Louis Larsen
Interprétation : Olaf Fønss (Richard Williams), Volmer Hjorth-Clausen (Charles Libton), Ivan Christy (Willy Smith / Schmit), Marie Dinesen (Mary Williams, femme de Richard), Franz Skondrup (Sing-Pook, coolie chinois), Philip Bech (Edward Mortimer, armateur), Robert Schmidt (James, son fils), Ellen Aggerholm (Dorrit, sa fille), Ingeborg Jensen, Vita Blichfeldt, Betzy Kofoed, Carl Schenstrøm, Henny Lauritzen, Oluf Billesborg, Peter Jørgensen, Holger Syndergaard, Johanne Krum-Hunderup, Birger von Cotta-Schønberg
Longueur : 907 m. / 930 m. (France)
Sortie au Danemak : 11 mai 1914
Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 16 mai 1914, dans une distribution de Louis Aubert

La bagarre au couteau entre Willy Schmit (Ivan Christy) & Richard Williams (Olaf Fønss) pour la possession de la mine

    Richard Williams, sa femme, Mary, et un ouvrier chinois, Sing-Pook, habitent une petite hutte sur la montagne australienne. En venant là, Richard croyait trouver de l’or mais, malgré ses pénibles recherches, il n’a encore découvert aucune pépite. À quelques kilomètres, deux amis, Charles Libton et Willy Schmit, possèdent une mine très riche. Charles Libton fut jadis fiancé à Dorrit Mortimer, fille d’un armateur connu de Londres. Ils s’aimaient, mais la famille de la jeune fille ne voulait pas consentir au mariage, Charles étant pauvre. Désespéré par leur refus, il partit, jurant au vieux Mortimer de revenir riche. Charles Libton possède maintenant la moitié d’une des plus riches mines d’or du district de Coogardie. Il se sépare de son ami pour se rendre à Sidney où il pense bien vendre sa part de la mine. En route, il est frappé par une flèche empoisonnée. Accueilli chez Richard Williams avant de mourir, il fait jurer à ce dernier de faire parvenir à Londres à sa fiancée le document qui prouve son droit de propriété dans la mine et avec cela une dernière lettre où, en quelques lignes hâtivement tracées, il lui renouvelle son amour, lui exprimant tous ses regrets d’être séparé d’elle à jamais. Williams est tourmenté par la pensée que, s’il faillit à son serment, il peut devenir riche, très riche. Après avoir résisté longtemps à cette tentation, il se glisse auprès du mort, s’empare des précieux documents et s’éloigne à cheval, évitant d’éveiller sa femme dont il redoute le jugement. Dans la mine de Parkers Hill, il rencontre Willy Schmit, le compagnon de Libton. Découvert et dénoncé au shérif par ce dernier, il déclare qu’il a acheté la mine avant la mort de Charles Libton. Le shérif décide de régler le différend d’après les coutumes australiennes, par un combat au couteau. Williams sort vainqueur du combat, toute la mine lui appartient. Il part aussitôt pour Sidney, où il la vend dans des conditions avantageuses. À Londres, six mois plus tard, un riche américain, Monsieur Brown, qui fréquente assidûment la maison de l’armateur Mortimer, s’éprend bientôt de la gracieuse Dorrit Mortimer. Sa demande en mariage est chaleureusement appuyée par le père et le frère de la jeune fille. L’armateur, qui est dans une situation difficile, compte sur ce mariage pour lui procurer les fonds nécessaires à la bonne marche de ses affaires. Pressée par sa famille, Dorrit finit par accepter, mais, le soir même du mariage, elle avoue la vérité à son mari. Elle n’aime pas Brown et n’a consenti à l’épouser que pour sauver son père de la ruine. Dans la petite hutte de la montagne, Mary, à son réveil, a constaté le départ de son mari. Les titres du mort ont disparu et elle comprend l’affreuse vérité : Richard est un voleur. Afin de racheter la conduite de son mari, elle se promet de tenter l’impossible pour faire parvenir à Miss Dorrit Mortimer la lettre où le mourant a mis son suprême adieu. Après quelques mois de pénibles recherches, elle arrive à Londres où elle apprend le mariage de Dorrit. Présentée à la jeune femme, elle lui remet la lettre de Libton et lui avoue comment et par qui les papiers ont été volés. Au même instant, derrière la cloison vitrée, elle voit passer Monsieur Brown, elle tressaille, nul doute, son mari Richard Williams le parjure, est ici près d’elle. Elle fait part de sa découverte à Dorrit. Celle-ci la fait cacher derrière une portière d’où elle assiste à la conversation entre la jeune femme et son mari. Dorrit montre la lettre de Libton à l’imposteur qui recule effrayé. Où a-t-elle eu cette lettre ? « C’est ta femme qui me l’a donnée », dit-elle. Alors Mary, ombre du passé, s’avance, accusatrice. Williams comprend qu’il ne peut échapper à la justice et va lui-même se constituer prisonnier. (Le Courrier cinématographique, 16 mai 1914)

 

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