La voix intérieure, de Hjalmar Davidsen
Titre : La voix intérieure
Titre original : En stærkere Magt / Den Stærkeste
Production : Nordisk Films Kompagni
Réalisation : Hjalmar Davidsen
Scénario : Harriet Bloch
Photo : Louis Larsen
Interprétation : Olaf Fønss (Egil Holck / Émile Gautier, caissier), Christel Holch (Ulla / Julie, sa femme), Augusta Blad (Ebba Kragh / Yvonne Garnier, chanteuse, amie d’Ulla), Enoch Aagaard (le baron Rée / Rey, propriétaire terrien de Holbøllegård / Longueval), Svend Rindom (Steffen / Eugène, son fils, journaliste), Frederik Jacobsen (Arendt / Laroche, banquier), Vita Blichfeldt, Ingeborg Olsen, Charles Willumsen, Ingeborg Jensen, Peter Jørgensen, Johanne Krum-Hunderup
Longueur : 837 m. / 860 m. (France)
Sortie au Danemark : 21 septembre 1914
Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 18 juillet 1914, dans une distribution de Louis Aubert
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Christel Holch, Svend Rindom & Olaf Fønss
Le caissier Émile Gautier a épousé la jolie Julie. Très épris de sa femme, il fait tous les sacrifices pour la rendre heureuse et acquiesce à tous ses désirs, mais sa situation ne lui permettant pas de grosses dépenses, il puise, sans scrupule, dans la caisse qui lui est confiée. Pendant une excursion qu’il fait en compagnie de sa femme, son indélicatesse est découverte et on l’en informe dès son retour. Ses patrons, sans pitié, le livrent à la justice. Émile est condamné à huit mois de prison. Désormais isolée, Julie se distrait un peu chez son amie la cantatrice Yvonne Garnier. Six mois plus tard, elle y fait la connaissance d’un jeune journaliste, Eugène Rey, fils du baron Rey, propriétaire du domaine de Longueval. Yvonne, qui voudrait bien voir son amie épouser le jeune homme, encourage celui-ci à lui faire la cour. Julie, qui a presque déjà oublié celui qui expie la faute qu’il a commise par amour pour elle, demande le divorce afin d’épouser Eugène. Le jour même où elle accompagne le journaliste à Longueval, Émile est mis en liberté. Son premier soin est d’aller trouver Yvonne Garnier. Il obtient l’adresse de Julie, mais il doit faire la promesse de ne troubler en aucune façon le bonheur de celle qu’il aime toujours. Il se rend à pied à Longueval, et il obtient une place de jardinier dans le château même des nouveaux époux. Son bonheur sera désormais de vivre dans l’ombre de sa femme et de la voir heureuse. Il commence son travail au château dès le lendemain, et bientôt il aperçoit sa femme. Elle le reconnaît, et s’approche de lui les mains tendues, implorant son pardon, mais lui, fidèle à sa promesse, la repousse en disant : « Vous faites erreur, je ne vous connais pas ! » Julie s’évanouit, son mari accourt et la transporte dans sa chambre, où elle revient bientôt à elle. Mais la pensée du mal qu’elle a fait à Émile l’obsède et la tourmente. Elle se rend dans la petite chambre qu’il occupe au cabaret. Là, Émile essaie encore de nier, mais les yeux de la jeune femme rencontrent, sur la table, une de ses photographies. Nul doute, cet homme est bien son mari, et il l’aime encore ! Émile est obligé de jeter son masque et les époux reprennent leur vie interrompue sur des bases plus saines. À Eugène qui vient la chercher, Julie dit : « C’est mon mari, et la voix intérieure me dit que je dois rester avec lui. » (Le Courrier cinématographique, 18 juillet 1914)