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Titre : La pièce d’or
Titre original : Guldmønten / Alt paa ét Kort
Production : Nordisk Films Kompagni
Réalisation : August Blom
Scénario : William Soelberg
Photo : Axel Graatkjær
Interprétation : Valdemar Psilander (Egil Stevenson / Edmond Stevenson), Gerd Egede-Nissen (Irene / Irène), Thorkild Roose (von Hohenstein / de Hautepierre), Ebba Thomsen (Elly / Gabrielle, sa fille), Frederik Jacobsen (O’Neil / Millot, père d’Irene, rémouleur), Otto Lagoni, Carl Lauritzen, Tronier Funder
Longueur : 789 m. / 785 m. (France)
Sortie au Danemark : 15 juin 1913
Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 15 mars 1913, dans une distribution de Louis Aubert
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Ebba Thomsen & Thorkild Roose
Le baron de Hautepierre est un jour informé par son notaire, M. Hanau, qu’il est près de la ruine. Le seul espoir d’éviter cette catastrophe réside dans l’union de sa fille, Gabrielle, avec un homme riche. Gabrielle, qui est aussi belle que froide, entre sans difficultés dans les vues de son père et elle refuse sa main à Edmond Stevenson, brave garçon, un peu léger de caractère il est vrai, sans fortune, mais qui l’aime sincèrement. Profondément triste, Edmond essaie de se distraire par le jeu et, en peu de temps, ses modestes ressources sont épuisées. Son notaire, M. Hanau, lui fait part que feu son oncle l’a institué son légataire universel et qu’il hérite d’une importante fortune. En même temps, il est invité à assister à un bal chez le baron de Hautepierre. Dans l’ivresse de sa fortune inattendue, il oublie complètement la petite Irène, la fille du rémouleur, qu’il avait rencontrée dans la rue la veille et dont les yeux noirs au regard suppliant l’avaient vivement impressionné. Plein d’espoir, il se rend au bal, mais l’attitude hautaine de Gabrielle le désillusionne bien vite. Pendant toute la soirée, elle le couvre de son mépris ; un incident qui se produit au milieu du bal et lui fournit l’occasion de faire preuve d’autant de courage que de présence d’esprit ne lui vaut qu’une moue de la belle, le rémouleur Millot, véritable bandit, s’est introduit dans la villa pour voler et Edmond réussit à le terrasser dans une lutte corps à corps. Peu après, Gabrielle ayant surpris une conversation entre son père et l’avocat Hanau par laquelle elle apprend qu’Edmond Stevenson a hérité d’une importante fortune, elle devint très aimable pour Stevenson qui ne devine pas sa fausseté ; le lendemain, il renouvelle sa demande en mariage ; on l’accepte. Il se juge très heureux. Cependant, le sort veut qu’il se rencontre de nouveau avec la pauvre rémouleuse. Pendant son vagabondage avec son panier de fleurs, elle traverse la rue où demeure Stevenson et s’arrête un moment devant la villa qu’il occupe. À travers la fenêtre, elle aperçoit une table copieusement garnie. À la vue de tous ces mets, une faim dévorante lui déchire les entrailles ; il lui prend une envie irrésistible de manger et, sans penser à mal, elle entre par la fenêtre. Au même instant, Stevenson entre et la reconnaît. Comprenant que seule la faim lui a fait commettre cet acte coupable, il l’invite à s’asseoir à sa table, et c’est avec plaisir qu’il la voit apaiser sa faim. Stevenson a beaucoup de sympathie pour la pauvre jeune fille. Peu après son départ, il se rend au casino. La passion du jeu est son seul vice, mais cette passion va lui coûter cher. Au cours de la nuit, il perd la moitié de la fortune dont il vient d’hériter et fait même des dettes. Il se voit donc obligé de s’adresser à M. Hanau pour se faire verser le reste de son argent, ce que l’avocat ne tarde pas à communiquer au baron de Hautepierre. Stevenson retourne ensuite à la maison de jeu, dans l’espoir de regagner l’argent perdu. En s’y rendant, il rencontre Irène et lui achète une fleur qu’il paie avec une pièce d’or. Étonnée et embarrassée à la fois, elle regarde la monnaie en faisant observer à Stevenson sa valeur, mais celui-ci lui fait cette simple réponse : « Elle est à toi ». Heureuse, elle s’en va par la neige et le froid, tandis qu’Edmond cherche fortune à la table de jeu, mais sa déveine continue, il perd tout, et désespéré quitte le tripot pour rentrer. Il passe devant Irène qui, endormie par le froid, s’est endormie sur le seuil d’une porte. Alors, il pense que la pièce d’or qu’il vient de donner à l’enfant ne manquera certainement pas de lui porter bonheur ! Vite, il fouille dans le panier, s’empare de la pièce d’or et retourne en courant à la maison de jeu. Maintenant, il gagne. Irène, pendant ce temps, cherche en pleurant sa pièce d’or perdue, quant à Edmond, il fait sauter la banque et regagne tout ce qu’il a perdu et même davantage. Tout bouleversé de sa chance inouïe, il court chercher Irène, mais en vain, elle a disparu. Tandis que Stevenson la cherche dans les rues, elle est rentrée, malheureuse et tremblante d’angoisse, chez son père qui la maltraite. À la fin, Stevenson renonce à la retrouver et se rend tout attristé chez lui. Sur son pupitre, il trouve une lettre de Gabrielle de Hautepierre par laquelle elle rompt ses fiançailles avec lui, déclarant qu’elle ne veut pas épouser un homme pauvre. D’un sourire amer, il froisse la lettre dans sa main, comprenant enfin que Gabrielle ne l’a jamais aimé. L’image d’Irène se présente alors à son esprit et il sent qu’il l’aime de tout son cœur. Il décide de la retrouver coûte que coûte ; après de longues recherches, il la trouve enfin à demi morte dans la neige, la porte chez lui et fait venir un médecin. Toutes les mesures sont prises pour lui sauver la vie, mais en vain. Elle reprend cependant ses sens un moment et puis s’éteint en embrassant son ami, un sourire de bonheur aux lèvres. (Le Courrier cinématographique, 15 mars 1913, p. 38)
Note : Hanau, le notaire de la version française, s’appelle Hampton dans le programme danois.