Mon ami Lévy, de Forest Holger-Madsen

Publié le par Denis Ballu

Titre : Mon ami Lévy 
Titre original : Min Ven Levy / Den grønne Papegøje
Production : Nordisk Films Kompagni 
Réalisation : Forest Holger-Madsen
Scénario : Waldemar Hansen
Photo : Marius Clausen
Interprétation : Arnold Christensen (Deleurant, rentier), Gyda Aller (Amélie, sa fille), Charles Wilken (Gaston Rochet, fabricant d'automobiles), Søren Røn (Jean Maugras, journaliste), Frederik Buch (Levy, journaliste), Luzzy Werren (Loulou Valon), Peter Jørgensen, Agnes Andersen, Holger Pedersen, Holger Syndergaard, Oluf Billesborg, Karen Christensen, Vita Blichfeldt, Ingeborg Olsen, Maja Bjerre-Lind, Ingeborg Jensen, Paula Ruff, Carl Schenstrøm, Ingeborg Bruhn Bertelsen
Longueur : 758 m. / 780 m. (France)
Sortie au Danemark : 29 juin 1914
Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 6 juin 1914, dans une distribution de Louis Aubert

Frederik Buch & Søren Røn

    Le jeune journaliste Jean Maugras aime la gracieuse Amélie, fille du rentier Deleurant. La jeune fille éprouve elle aussi une certaine affection pour Maugras, mais, hélas, M. Deleurant caresse depuis longtemps déjà l’espoir d’unir sa fille au riche marchand d’automobiles, M. Gaston Rochet. Fort ennuyé, Jean demande conseil et aide à son collègue M. Lévy. "Mon ami Lévy" projette aussitôt de jouer à Rochet un tour à sa façon. Vite il lui téléphone, se disant le prince Augustin, et le prie de venir au plus tôt faire deux ou trois fois le tour de la place du château afin que, de ses fenêtres, il puisse se rendre compte de l’allure de l’automobile, car, ajoute-t-il, je désire en acheter une. Très flatté d’une pareille demande, Rochet s’empresse de se rendre sur la place du château. Chemin faisant, il pense qu’un tel honneur ne peut que le hausser dans l’estime de son futur beau-père et il passe chercher Deleurant. Des fenêtres de son appartement, son excellence, le prince Augustin, s’inquiète de la course folle d’une automobile qui fait depuis plus d’un quart d’heure le tour de la place du château et donne l’ordre d’arrêter l’automobile. Amélie, M. Deleurant et M. Rochet sont conduits au poste d’où on ne les relâche qu’après s’être assuré de leur état mental. Durant ce temps, "Mon ami Lévy" apprend par Jean Maugras que le vieux Deleurant et Gaston Rochet sont tous deux admirateurs de l’artiste Loulou Wallon. Sachant que Gaston Rochet doit se rendre chez l’artiste le lendemain vers 5 heures de l’après-midi, il écrit au nom de Loulou à M. Deleurant où il le prie de venir dans l’après-midi du lendemain pour le thé à 5 heures et demi. Sachant que Loulou possède un perroquet auquel elle tient beaucoup, il fait passer dans le journal une annonce ainsi conçue : "Au numéro 10 de la rue de Lyon, 2e étage, on offre gratuitement à qui veut venir le chercher un joli perroquet. Prière d’apporter une cage." Le lendemain entre quatre et cinq heures, "Mon ami Lévy" et Jean Maugras se rendent chez l’artiste sous le fallacieux prétexte de l’interviewer sur son prochain rôle. Tandis qu’ils sont encore dans le boudoir de Loulou, on annonce Gaston Rochet. Vite l’actrice fait cacher les deux journalistes dans une pièce voisine pour recevoir le fabricant. À peine y sont-ils qu’un premier coup de sonnette se fait entendre, puis un second, puis un troisième, hommes, femmes, enfants, vieillards viennent chercher le perroquet promis. La bonne se déclare impuissante à les maintenir ; Gaston Rochet conseille à Loulou de donner son perroquet à l’une de ces personnes. Mais, lorsqu’on veut prendre le perroquet, il ne reste dans la cage qu’un petit chien de luxe. Stupéfaction générale. Au milieu du mécontentement de tous ceux qui sont venus dans l’espoir d’avoir le perroquet, la bonne annonce M. Deleurant. Rochet tente de se cacher, mais en vain, et M. Deleurant, furieux, se promet bien de ne jamais accorder à Gaston la main de sa fille. C’est ainsi que, grâce à "Mon ami Lévy", Amélie et Jean purent être enfin heureux. (Le Courrier cinématographique, 6 juin 1914)

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article