La somnambule, de Forest Holger-Madsen
Titre : La somnambule
Titre original : Søvngængersken
Production : Nordisk Films Kompagni
Réalisation : Forest Holger-Madsen
Scénario : Christian Schrøder
Photo : Marius Clausen
Interprétation : Frederik Jacobsen (Wolfram / Villemain, caissier à la banque), Alma Hinding (Ellen / Hélène, sa fille), Svend Melsing (George Frich / Georges Ferrières, ingénieur), Ingeborg Bruhn Bertelsen, Holger Syndergaard, Agnes Andersen, Franz Skondrup, Oluf Billesborg, Aage Hertel, Birger von Cotta-Schønberg, Paula Ruff
Longueur : 850 m. / 795 m. (France)
Sortie au Danemark : 12 septembre 1914
Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 25 avril 1914, dans une distribution de Louis Aubert
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Après l'accident de traîneau...
Le caissier Villemain reçoit du directeur de la banque où il est employé l’ordre de porter à une succursale de province une forte somme d’argent. Tandis qu’il quitte la ville, sa fille Hélène part avec son fiancé, l’ingénieur Georges Ferrières, pour une promenade en traîneau. Tout à coup, le traîneau verse. Dans la chute, Hélène heurte violemment contre une pierre. Le choc est si rude qu’il l’étourdit. Mais elle est bientôt remise et ils reprennent le chemin de la maison. Peu après, M. Villemain revient. Un ouragan arrête la circulation des trains. Il est très contrarié de ce contre-temps, car il doit garder l’argent chez lui durant la nuit. Le sommeil d’Hélène, agité par la suite de l’ébranlement nerveux résultant du coup qu’elle a reçu sur la tête, est troublé par les cauchemars. Elle voit deux mendiants, à qui elle a fait l’aumône la veille, pénétrer par effraction dans la maison et voler l’argent. Elle se lève et, d’un pas automatique, se rend dans la chambre de son père, y dérobe les clefs du coffre-fort, ouvre le meuble et prend l’argent. Toujours endormie, elle monte au grenier, puis sur le toit et marche le long des gouttières jusqu’à la maison voisine, se glisse dans une chambre par une fenêtre. Là, elle cache l’argent sous des chiffons, pour que les deux mendiants dont elle a rêvé ne puissent pas le trouver. Avec la sûreté des somnambules, elle reprend le chemin de sa chambre. Le lendemain, on découvre la disparition de l’argent. La police prévenue, deux agents arrivent et trouvent dans le coffre-fort une petite lampe qu’Hélène reconnaît pour sienne. Les agents considèrent cette découverte comme un indice important contre la jeune fille et la conduisent chez le commissaire de police. Désespéré, M. Villemain se rend chez Georges, qui demeure près de là, et lui apprend le malheur qui les frappe. Mme Dupuis, la femme de ménage de Georges, qui a surpris la périlleuse promenade nocturne d’Hélène, raconte ce qu’elle a vu. À l’aide de ses explications, on réussit à trouver l’argent. Hélène est aussitôt mise en liberté et rendue à l’affection de son père et de son fiancé. (Le Courrier cinématographique, 25 avril 1914)