Les droits de l’épouse, de Leo Tscherning
Titre : Les droits de l’épouse / Le droit de l’épouse (Nordisk)
Titre original : Hustruens Ret / Den Afdødes Anklage
Production : Nordisk Films Kompagni
Réalisation : Leo Tscherning
Scénario : Bernhard Holz
Interprétation : Valdemar Psilander (Kurt / René Bornel, écrivain), Ebba Thomsen (Elly / Émilie), Anton Gambetta Salmson (Charles Torner), Agnes Andersen, Frederik Jacobsen, Alma Hinding, Torben Meyer, Otto Lagoni, Zanny Petersen, Agnes Lorentzen, Agnes Nørlund, Johanne Krum-Hunderup, Aage Lorentzen
Longueur : 710 m. / 675 m. (France)
Sortie au Danemark : 17 février 1913
Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 8 février 1913, dans une distribution de Louis Aubert
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Valdemar Psilander, Ebba Thomsen & Anton Gambetta Salmson
Le jeune écrivain René Bornel vient de remporter son premier succès littéraire, le public est enthousiasmé. Parmi ceux qui sont venus le féliciter se trouvent l’illustre professeur Rainaud avec sa femme et sa jolie fille, Mlle Émilie. On s’aperçoit facilement que le jeune écrivain est très épris de la charmante fille du professeur. Celle-ci, du reste, n’est nullement indifférente à la cour qu’il lui fait. Avant de partir, le professeur invite Bornel à venir prendre le thé chez lui. Le lendemain, il se rend à l’invitation. Quelque temps après, les journaux annoncent le mariage de l’écrivain René Bornel avec Mlle Rainaud. Après une courte lune de miel, René Bornel se remet à travailler. Nuit et jour, sa jeune femme le voit penché sur son pupitre, indifférent à tout ce qui l’entoure. C’est en vain que Mme Émilie s’efforce de le reconquérir, son travail est toute sa passion. Pourtant, elle commence à s’ennuyer et, de guerre lasse, écrit à un des amis de son mari, M. Charles Torner, pour l’inviter à venir les voir. Torner, qui aime depuis longtemps Émilie, s’empresse de se rendre à l’invitation, dans l’espoir, peut-être, qu’un jour la jeune femme lui rendra son amour. Il propose à M. et Mme Bornel de faire un tour de promenade avec lui. Comme le mari s’excuse de ne pouvoir les accompagner, sur le désir d’Émilie, Torner la conduit dans un restaurant de nuit. Au lieu de la reconduire chez elle, il l’entraîne chez lui. Émilie, comprenant alors toute son imprudence, s’enfuit, jurant de ne plus jamais sortir sans son mari. Cependant un ancien ami de Charles qui lui garde rancune pour un fait quelconque, l’a vu conduire Mme Bornel chez lui. Par esprit de vengeance, il entre dans un restaurant d’où il téléphone à son mari ce qu’il a vu. Exaspéré, Bornel court dans la chambre à coucher afin de donner un démenti à ses soupçons. Émilie n’y est pas. Mais, peu après, la porte s’ouvre… C’est elle, c’est sa femme et dans quel état ! Muet de désespoir, Bornel la regarde. Ses beaux cheveux sont en désordre, ses vêtements déchirés. Elle cherche à se disculper, il l’écoute un moment puis s’apprête à la châtier, mais l’instant d’après il s’affaisse. Il a eu un choc nerveux terrible. Bornel est très malade. Nuit et jour, sa femme reste à son chevet et lui prodigue les soins les plus tendres. Le médecin lui a fait espérer qu’il guérira s’il prend régulièrement la potion prescrite et si le nombre de gouttes prises ne dépasse pas quatre. S’il en prend davantage, il en mourra. Pendant quelque temps tout va bien, mais un jour qu’Émilie a quitté la chambre durant quelques minutes, le malade en a profité pour prendre plusieurs fois quatre gouttes. Lorsqu’elle rentre, elle le voit, à sa consternation, inerte, sans vie. En apprenant la mort subite de Bornel, Charles Torner, qui a été éconduit encore une fois par Émilie, conçoit l’idée diabolique d’attirer l’attention de la police sur les circonstances extraordinaires dans lesquelles la mort de Bornel a eu lieu. Émilie est arrêtée, mais elle maintient avec une énergie désespérée son innocence absolue. Le lendemain, l’audience est ouverte dans la salle d’autopsie. C’est là que se produit le miracle qui sauve la pauvre Émilie d’une condamnation certaine. Bornel se réveille subitement. Le mort n’était qu’un état de léthargie. Il explique comment tout s’est passé. Les deux époux se réconcilient avec bonheur, tandis que Charles Torner est mis en prison. Il a été pris dans ses propres filets. (Le Courrier cinématographique, 8 février 1913, p. 38-39)