Derrière les coulisses, de Leo Tscherning
Titre : Derrière les coulisses
Titre original : Gøglerens Datter / Gøglerteltets Datter / Bag Kulisserne
Production : Nordisk Films Kompagni
Réalisation : Leo Tscherning
Scénario : Christian Schrøder
Interprétation : Carl Alstrup, Christian Schrøder, Aage Hertel, Zanny Petersen, Maja Bjerre-Lind, Hilmar Clausen, Svend Melsing, Aage Schmidt
Longueur : 746 m.
Sortie au Danemark : 27 février 1913
Sortie annnoncée en France dans le Courrier cinématographique du 27 décembre 1912, dans une distribution de Louis Aubert
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Carl Alstrup
La tente de Jacques et d’Yvette n’a que peu de visiteurs. Les vieux se refusent à assister à leurs sottises et les jeunes se moquent des pauvres cabotins. Un jour, le comte d’Alvar passe devant la tente avec Willy Brown, le gérant du grand cirque. La beauté d’Yvette impressionne vivement le comte qui cherche à la captiver en lui faisant la cour, mais il y réussit mal, car la jeune fille aime de tout son cœur son ami Jacques. Malgré cette première défaite, le comte ne désespère pas de gagner les bonnes grâces d’Yvette, et d’obtenir par la ruse ce qu’il n’a pas pu avoir autrement. Pour arriver à son but, il prie donc son ami Brown d’engager Yvette pour son cirque, promettant de payer les appointements qu’elle demanderait. Cependant, tout ne va pas aussi simplement qu’il l’a cru. Yvette veut bien accepter l’engagement, mais à la seule condition que son père, sa mère et son ami Jacques soient également engagés, et le comte ne voyant pas d’autre moyen de se mettre en rapport avec Yvette dit à Brown de les engager tous les quatre. À peine Yvette est-elle entrée au cirque que le comte recommence à lui faire la cour d’une manière de plus en plus pressante. Fou de passion, il veut l’embrasser de force, mais heureusement l’artiste nageur Freddy, qui l’entend crier, court à son secours. Cependant, le comte n’abandonne pas aussi facilement son projet : il continue à poursuivre la jeune femme, de sorte qu’à la fin elle décide de rompre son engagement. En l’apprenant, le comte tente un dernier effort : il veut enlever Yvette. À cet effet, il dit à son fidèle allié Brown de tâcher de donner un narcotique à Jacques. Puis il engage deux individus pour l’aider à enlever Yvette. Mais, grâce à l’intervention de l’artiste Freddy, Brown ne réussit pas. Voyant de nouveau son projet déjoué, il a recours à une nouvelle ruse : il écrit à la jeune fille une lettre signée Jacques, dans laquelle il lui fait part que son père est à toute extrémité. Le cœur plein d’angoisse, elle se hâte de monter dans l’auto qui l’attend, mais le comte s’y précipite aussi. Maintenant, il tient le précieux gibier, ou du moins il le croit. Cependant, Jacques, qui pressent un malheur, se rend au cirque pour chercher Yvette. Il voit l’auto qui s’éloigne, et croit y reconnaître son amie. Aidé par la police, il commence alors une poursuite énergique. Une fois, il réussit à s’approcher de l’auto, mais par une manœuvre rusée, le comte parvient à reprendre de l’avance. Cependant, quand la détresse est excessive, le secours est souvent proche. Un aéroplane paraît à l’horizon, et après l’atterrissage, Jacques a recours à l’aviateur pour conduire son amie en lieu sûr. (Le Courrier cinématographique, 27 décembre 1912, p. 37)