La jeune Indienne, de Robert Dinesen
Titre : La jeune Indienne
Titre original : Inderpigen
Production : Nordisk Films Kompagni
Réalisation : Robert Dinesen
Scénario : Helge Marstrand
Photo : Sophus Wangøe
Interprétation : Nicolai Johannsen (Freddy Harrington, officier anglais), Johanne Fritz-Petersen (Mary, sa cousine), Ellen Holm (Zalmi), Johannes Ring, Franz Skondrup, Ingeborg Bruhn Bertelsen, Oluf Billesborg, Agnes Andersen, Alf Blütecher, Birger von Cotta-Schønberg, Ebba Lorentzen, Holger Syndergaard, Philip Bech, Maja Bjerre-Lind, Volmer Hjorth-Clausen, Lau Lauritzen Sr., Carl Schenstrøm, Agnes Lorentzen & Ellen Gottschalk
Longueur : 764 m. / 780 m. (France)
Sortie au Danemark : 14 mai 1914
Sortie annoncée en France dans le courrier cinématographique du 11 avril 1914, dans une distribution de Louis Aubert
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Le jeune Freddy Harrington, officier dans un régiment aux Indes, passe un congé en Europe, chez un oncle. Là, il mène une vie libre et agréable, parcourant monts et vallées avec sa cousine Mary, gaie et adorable fillette. Freddy lui fait une cour assidue et elle ne tarde pas à prendre ses attentions au sérieux. Un soulèvement aux Indes l’oblige à rejoindre son poste. Éloigné de la patrie, il oublie vite sa gentille cousine, tandis que celle-ci garde jalousement en son cœur le souvenir de leurs aimables tête-à-tête. Deux mois se passent. L’agitation aux Indes a été assez sérieuse ; Freddy, continuellement en campagne, n’a guère pu correspondre avec sa famille. Dans un combat violent avec les indigènes, il est blessé. Recueilli dans une famille hindoue, il est soigné par la petite Zalmi et, grâce à ses soins, se rétablit bien vite. Sa reconnaissance pour la jeune hindoue se change bientôt en amour. Dès qu’il se sent complètement rétabli, ne pouvant se résoudre à quitter la jeune indienne, il lui demande sa main, qu’elle lui accorde avec joie. Les camarades de régiment taquinent Freddy, mais à tous leurs sarcasmes il répond : « Malgré vos préjugés, j’épouserai celle que j’aime, peu m’importe votre opinion. » Freddy essaie de faire accepter sa femme dans la société des colons, mais elle souffre beaucoup du dédain que les conquérants de son pays font peser sur les indigènes. Le chef du régiment, qui a pitié de la jeune femme, accorde un congé à Freddy pour que les jeunes mariés puissent partir en Europe. Freddy décide de rendre visite à son oncle. Il en avise sa famille et reçoit la réponse suivante : « Nous vous attendons et nous réjouissons de faire la connaissance de ta femme. » Le télégramme est signé de Mary qui, malgré sa douleur, a convaincu ses parents de faire au jeune couple le meilleur accueil. Elle décore leur chambre de fleurs et place sur le bureau de Freddy son propre portrait. Les attentions de Freddy pour sa cousine n’échappent pas à la jeune Indienne. Un jour, elle suit le couple, alors que Freddy et Mary viennent de faire une excursion à cheval et comprend qu’il y a eu autrefois entre eux un sentiment contenant plus de tendresse que d’amitié. Peu après, il arrive une invitation pour un carnaval. Ils s’y rendent tous les trois. Grisés par la fête, Freddy et Mary se laissent aller à évoquer le passé ; la jeune Indienne remarque leur tête-à-tête et en conçoit une violente jalousie. Mortellement triste, elle s’éloigne de cette foule qui fut toujours son ennemie et cherche la paix sous les ombrages du parc. Lorsque Freddy s’aperçoit de son absence, il part à sa recherche. Quand il la découvre, il ne prend dans ses bras qu’un pauvre être mourant. La jeune Indienne ouvre à demi les yeux et, avant de rendre le dernier soupir, unissant les mains de Freddy et de Mary : « Rends-la heureuse », dit-elle, consommant ainsi le sacrifice de son amour. (Le Courrier cinématographique, 11 avril 1914)