L’or et notre cœur, de Forest Holger-Madsen

Publié le par Denis Ballu

Titre : L’or et notre cœur 

Titre original : Et vanskeligt Valg / Guldet og vort Hjerte

Production : Nordisk Films Kompagni 

Réalisation : Forest Holger-Madsen

Scénario : Frederik Poulsen

Photo : Marius Clausen

Interprétation : Valdemar Psilander (Poul Holck / Paul, artiste peintre), Thorkild Roose (Grant / Grandet, banquier), Alma Hinding (Lilly / Lili, sa fille), Carl Alstrup (Werner / Vernon, industriel), Nicolai Johannsen, Holger Syndergaard, Franz Skondrup, Oluf Billesborg

Longueur : 887 m. (France)

Sortie au Danemark : 13 mars 1914

Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 14 mars 1914, dans une distribution de Louis Aubert

Carl Alstrup & Alma Hinding 

Le banquier Grandet a englouti dans de douteuses spéculations non seulement sa fortune mais encore 50 000 francs que lui avait confiés un ami d’enfance. Désespéré, il songe à se tuer. Ce soir-là, sa fille Lili, éprouvant un pressentiment, se glisse hors de sa chambre. Par le trou de la serrure, elle voit son père placer une lettre dans le tiroir de son bureau. À peine est-il passé dans sa chambre à coucher que Lili se précipite, afin de prendre connaissance du pli. Elle lit : « Ma chère enfant. Tu sais que je suis ruiné. Mais tu ignores que dans l’espoir de sauver une situation embarrassée, ton père a dépensé 50 000 francs que lui avaient confiés M. Vernon, son ami d’enfance. Aie pitié de ma souffrance, ma chère petite, et pardonne à ma mémoire. Reçois le dernier baiser de ton père ! » Elle se précipite dans la chambre de son père, Grandet a déjà le canon du revolver sur la tempe. Devant la douleur de sa fille aimée, il renonce à son horrible projet. Lili lui promet d’aller dès le lendemain parler à Vernon. M. Vernon, dans le cercle des jeunes artistes, a la réputation d’être un homme bienveillant. Quand Lili, le lendemain, se rend à son bureau, elle rencontre, dans l’antichambre, Paul, son camarade de l’école de peinture. Vernon est bouleversé par la perte de son argent mais, peu à peu, touché par le chagrin de la jeune fille, il devient plus doux et lui remet un mot pour son père. « Pour notre vieille amitié et pour ta charmante fille, tout doit être oublié. » Un nouveau temps commence pour le banquier ruiné. Il veut se relever et il trouve des collaborateurs excellents en Lili et Paul. Cependant, Vernon, qui aime Lili, a renoué des relations avec le banquier Grandet. Il ne tarde pas à la demander en mariage. Elle connaît sa dette de reconnaissance envers cet homme, et accepte sa demande. Le même jour, elle rend visite à Paul pour prendre congé de lui. Elle lui fait comprendre qu’ils doivent se séparer. Après cette entrevue, Paul, errant par les rues de la ville, surprend par hasard une conversation entre trois bandits qui forment le plan de cambrioler le même soir la villa de M. Vernon. Doit-il avertir M. Vernon, celui qui lui a volé son bonheur ? Foncièrement honnête, le jeune homme hésite à peine, et le soir même il attend de pied ferme, en compagnie de Vernon, la venue des cambrioleurs. La nuit venue, deux ombres se glissent dans l’hôtel. Paul se précipite vers elles, tandis que M. Vernon, dont le bras tremble, tire un coup de revolver qui atteint le jeune homme. Lorsqu’on rapporte Paul blessé chez le banquier Grandet, la douleur de Lili est si grande que M. Vernon comprend que la jeune fille s’unit à lui par devoir, non par affection, et, voulant lui donner une magnifique preuve de son amour, il lui rend sa parole. (Le Courrier cinématographique, 14 mars 1914)

 

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