Le rusé tailleur, de Sofus Wolder

Publié le par Denis Ballu

Titre : Le rusé tailleur 

Titre original : Det svage Punkt / Den snedige Skrædder

Production : Nordisk Films Kompagni 

Réalisation : Sofus Wolder

Scénario : A. V. Olsen

Photo : Carl Fischer

Interprétation : Holger Pedersen (M. Bang / Mouton), Emilie Otterdahl (Else / Elisa, sa femme), Carl Lauritzen (M. Sachs / Desciseaux, tailleur pour dames), Vita Blichfeldt & Ellen Ferslev (Mlles Winge / Mlles W. & I., danseuses)

Longueur : 265 m. / 276 m. (France)

Sortie au Danemark : 21 avril 1914

Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 16 mai 1914, dans une distribution de Louis Aubert

 

Il s’est élevé une petite querelle entre M. et Mme Mouton, car M. Mouton, d’après les dires de son épouse, a trop galamment salué deux danseuses passant dans la rue. Mme Mouton confie ses craintes à sa mère ; toutes deux sont d’accord pour soumettre ce mari léger à une épreuve. Sans perdre de temps, Mme Mouton dépose pour son mari un billet ainsi conçu : « Mon cher mari, Maman est malade, je reste près d’elle cette nuit. Elisa ». M. Mouton, ravi de l’occasion, se promet de passer une excellente soirée. Il convient avec son bon ami le tailleur pour dames, M. Desciseaux, d’aller retrouver les deux danseuses, Mlles W. et I. Après avoir fait la fête au restaurant, ils décident d’aller sabler le champagne chez M. Mouton. Pendant ce temps, Mme Mouton s’impatiente ; elle voudrait savoir si son mari est pris au piège, et sa mère a peine à la calmer. Enfin elle accourt chez elle ; elle triomphe quand, ouvrant la porte du cabinet, elle trouve son mari et Desciseaux avec les deux femmes. Elle retourne vite chercher sa mère. Que faire ? Le rusé tailleur a une idée. Les deux demoiselles sont congédiées et il se précipite dans son atelier, s’empare de deux mannequins qu’il transporte chez M. Mouton, les dispose sur les chaises précédemment occupées par les demoiselles. Ils ont à peine terminé leurs préparatifs que Mme Mouton et sa mère arrivent. D’un geste affable, M. Mouton repousse toute attaque en disant : « Il me semblait que tu avais besoin d’une nouvelle robe ; c’est pourquoi j’ai prié M. Desciseaux d’apporter ici les deux plus jolis modèles qu’il avait choisis. » Quelle femme peut résister à une telle attention ? Mme Mouton embrasse son mari, implorant humblement son pardon. (Le Courrier cinématographique, 16 mai 1914)

 

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article