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Titre : Amour sublime
Titre original : Af Elskovs Naade
Production : Nordisk Films Kompagni
Réalisation : August Blom
Scénario : Albert Varner (pseudonyme de Sven Lange)
Photo : Johan Ankerstjerne
Interprétation : Betty Nansen (Any / Annie), Carl Lauritzen (M. Rumin / Roumin, son père), Henny Lauritzen (sa mère), Adam Poulsen (le comte Willy von Teyn / Willi de Teyne), Christel Holch (Mlle Phalène, professeur d’équitation), Johannes Meyer (un officier), Torben Meyer (le médecin), Olaf Fønss (le juge), Frederik Jacobsen (le procureur), Thorkild Roose, Johannes Ring, Axel Mattsson, Franz Skondrup, Peter Jørgensen, Aage Lorentzen, Ebba Lorentzen, Ingeborg Spangsfeldt
Longueur : 1150 / 1164 m. (France)
Sortie au Danemark : 23 février 1914
Sortie annoncée en France en France dans le Courrier cinématographique du 17 janvier 1914, dans une distribution de Louis Aubert
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Betty Nansen & Adam Poulsen
Un jour que le régiment du comte Willi de Teyne est en manœuvres dans les environs de la propriété de M. Roumin, le cheval du comte s’échappe sur les terres de cette propriété. Il le poursuit et le rejoint devant le bâtiment principal, où il rencontre Annie, la fille de M. Roumin. Quelques jours plus tard, il demande la main d’Annie. Il est agréé par la jeune fille, et les parents consentent. Roumin consent aussi à payer les dettes de son gendre, car sa fille deviendra comtesse. Quand le comte de Teyne, peu après son mariage, arrive au cercle des officiers, ses camarades lui annoncent que Mlle Phalène, écuyère, a perdu ses 12 chevaux lors d’un incendie de cirque. Ses amis, parmi les officiers, discutent sur la meilleure manière de l’aider, et ils décident de faire une collecte en sa faveur. On demande au comte : « Ne veux-tu pas contribuer à aider ta vieille amie ? » Il accepte, pour une somme conséquente. Quelques jours après, Mlle Phalène sollicite, par une carte, une occasion de le remercier personnellement. « Rencontrez-moi demain à l’ermitage, je serais à cheval. » Par hasard, Annie trouve et lit cette lettre. Malgré ses répugnances, elle se rend à l’ermitage où, cachée derrière un des arbres séculaires, elle aperçoit le couple passer et est outrée de penser que son mari aide son ancienne maîtresse avec son argent à elle. Ancienne, oui, mais peut-être encore actuelle ! Qui sait ? « Alors, je me suis mariée avec un coquin ! » s’écrie-t-elle violemment, quand elle se retrouve avec son mari. Il ne se défend pas et reconnaît ses torts. Peu après, le divorce est prononcé, mais de Teyne ne tarde pas à regretter l’absence d’Annie qui, par son charme, mettait un rayon de soleil dans le grand appartement désormais désert. Mlle Phalène vient pour le consoler dans sa solitude, mais elle est mise à la porte. Ne pouvant supporter plus longtemps cette existence, il met tout en œuvre pour obtenir le pardon d’Annie que, malgré les apparences, il n’a jamais cessé d’aimer. Le pardon est vite accordé. L’envie de vivre revient au comte de Teyne. Quelques jours plus tard, zélé écuyer, il s’inscrit à une course pour le prix d’honneur du roi. Annie place une rose à la tête du cheval, en lui disant : « Que cela te porte bonheur ! » Hélas, la vie est cruelle ! Dans l’ardeur de la course, la rose glisse devant l’œil du cheval, l’aveugle et le fait buter sur un obstacle. Le comte de Teyne est blessé grièvement. Annie accourt, le fait transporter chez lui où, grâce à ses soins dévoués, il échappe à la mort, mais reste paralysé. Il a pleine conscience de l’avenir qui lui est réservé. Involontairement, une terrible pensée lui vient. Plus il y pense, plus elle lui paraît belle. Un soir qu’il est seul avec Annie, il murmure quelques mots qui lui figent le sang dans les veines. « Oh ! Dieu ne parle pas ainsi », murmure la jeune femme terrifiée. Mais ses prières réitérées font qu’enfin elle le comprend. Ses yeux sont secs, ses mouvements déterminés. Elle a pris une grande résolution. Elle consent à ses prières. Quelques minutes après, un coup de revolver retentit dans la chambre du comte de Teyne. Le médecin, les gardes-malades et les domestiques accourent et trouvent le comte mort : le sang s’échappe d’une blessure à la tempe. Sa main crispée tient encore le revolver. Il s’est tué, mais qui donc lui a donné l’arme ? Tous les regards se tournent vers la veuve agenouillée au lit de mort. Après les pénibles débats de l’instruction, Annie se voit acquittée, mais dans son cœur elle garde pour toujours le souvenir de celui qu’elle aimât jusqu’à lui sacrifier son honneur ! (programme Nordisk, très légèrement différent dans le Courrier cinématographique du 17 janvier 1914, p. 65)