Intrigues d'amour, d'August Blom & Forest Holger-Madsen
Titre : Intrigues d’amour / Liebelei ou Intrigues d’amour (Suisse) / Intrigue amoureuse (Nordisk)
Titre original : Elskovsleg
Production : Nordisk Films Kompagni (1065)
Réalisation : August Blom & Forest Holger-Madsen (qui figure seul sur la brochure programme)
Scénario : Arthur Schnitzler d’après la pièce d’Arthur Schnitzler "Liebelei" (1895)
Photo : Marius Clausen & Johan Ankerstjerne
Interprétation : Valdemar Psilander (Fritz Lobheimer), Holger Reenberg (Theodor Kaiser, ami de Fritz), Christel Holch (Christine), Frederik Jacobsen (le violoniste Weiring, père de Christine), Johanne Fritz-Petersen (Mizzi Schlager, amie de Christine), Carl Lauritzen (Emil Schroll, fabriquant), Augusta Blad (Adele, sa femme), Carl Schenstrøm (la mort), Carl Alstrup, Oluf Billesborg, Birger von Cotta-Schønberg, Ingeborg Olsen, Maja Bjerre-Lind
Longueur : 1165 m. / 1000 m. (France)
Sortie : 22 janvier 1914
Sortie annoncée en France : 10 janvier 1914 dans le Courrier cinématographique du 10 janvier 1914, dans une distribution de Louis Aubert
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Carl Lauritzen & Valdemar Psilander
Deux amis, Fritz et Théodore, font la rencontre de deux charmantes jeunes filles, Christine et Mizzi. Christine, calme et réservée, attire l’attention de Fritz, tandis que Mizzi, vive et ardente, passe son bras sous celui de Théodore. Celui-ci propose un souper en commun ; avec empressement, Mizzi accepte, mais Christine consent seulement à les accompagner quelques pas. Il est déjà tard. Rien ne peut la convaincre. Fritz, sur qui la douceur un peu triste de Christine a fait une grande impression, n’a plus envie d’entrer au restaurant ; aussi, laissant Théodore et Mizzi dîner en tête à tête, il se décide à aller rendre visite au fabricant Schroll. À son entrée dans le salon, la joie de la jolie Mme Adèle Schroll ne connaît plus de bornes, et son mari, naturellement jaloux, ne tarde pas à s’en apercevoir. Quelques jours plus tard, Adèle est chez Fritz quand, celui-ci regardant par hasard par la fenêtre, aperçoit sur le trottoir le mari de son amie. Il se recule vivement. Un doute lui vient. Se saisissant de son chapeau et de son pardessus, il s’empresse de sortir. La rue est déserte ! Peut-être s’est-il trompé. Il rentre aussitôt rassurer Adèle. Depuis que Fritz a rencontré Christine pour la première fois, il n’a jamais laissé passer une occasion de la revoir. L’ayant rencontrée dans la rue, il l’a accompagnée jusque chez elle. Une autre fois, en compagnie de Théodore et de Mizzi, ils ont fait une promenade au bois. Pendant ces courts instants, la jeune fille lui a conté sa vie, ses espoirs aussi, et Fritz qui, jusque là, n’avait aucune idée d’une affection sincère, est étonné de découvrir en cette âme réfléchie une nouvelle et délicate forme de l’amour, jusqu’alors inconnue pour lui. Cet après-midi, les quatre amis sont invités chez Fritz. Ils arrivent. Théodore folâtre et gai, Mizzi bavarde et étourdie, Christine comme une expression réelle de féminité et de pudeur. Leur joie est tout à coup interrompue par le bruit de la sonnette d’entrée. Fritz a le sentiment que c’est le fabriquant Schroll qui sonne. Tandis que les jeunes filles et Théodore passent dans une chambre voisine, Fritz reçoit le visiteur qui n’est autre que Schroll. Un paquet de lettres d’amour à la main, il lui demande des comptes et exige les lettres d’Adèle. Trop galant homme pour les livrer, Fritz refuse. Un duel est décidé. Deux jours plus tard, le duel a lieu. Fritz est mortellement touché. Lorsqu’au cimetière on descend la bière dans la fosse où Fritz reposera désormais, un grand sanglot monte de l’assistance recueillie et silencieuse, et Christine, éplorée, s’écroule parmi les fleurs déposées là, comme l’expression dernière des amitiés qui entouraient le jeune homme. Elle était morte d’amour. (programme Nordisk, version très légèrement différente dans le Courrier cinématographique, 10 janvier 1914, p. 65)