Le vase chinois, d'August Blom
Titre : Le vase chinois
Titre original : Vasens Hemmelighed / Den kinesiske Vase
Production : Nordisk Films Kompagni
Réalisation : August Blom
Scénario : Otto Rung
Photo : Johan Ankerstjerne
Interprétation : Olaf Fønss (Gregers Marcher / Grégoire de Lavilline), Lilli Beck (Ulla / Lucie, sa femme), Gerhard Jessen (Ejler Dahl / Eugène Vallon), Tronier Funder (Volders / François, chasseur), Emilie Otterdahl (Marie, femme de chambre), Holger Syndergaard, Franz Skondrup, Oluf Billesborg, Ingeborg Jensen, Alma Hinding
Longueur : 737 m. / 824 m. (France)
Sortie au Danemark : 16 février 1914
Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 24 janvier 1914, dans une distribution de Louis Aubert
/image%2F1453671%2F20251228%2Fob_eace80_blomvase.png)
Grégoire de Lavilline, propriétaire, a invité à la chasse une nombreuse compagnie. Parmi ses hôtes se trouve Eugène Vallon, jeune fonctionnaire de Ministère, avec qui Mme Lavilline a fait connaissance durant la saison d’hiver. De nouveau en présence, leurs souvenirs se ravivent et, involontairement, ils se rapprochent. Pendant une fête donnée en l’honneur des invités, Émile, qui veut demander à Lucie un rendez-vous, lui écrit un billet et, afin de ne pas éveiller les soupçons, le place dans le vase chinois ornant la cheminée du salon. Elle voit le geste et, quand l’occasion se présentera, elle le prendra. Celui-ci est ainsi conçu : « Lucie, depuis que je vous ai vue, cet hiver, je n’ai pu vous oublier. Il faut que je vous parle. Venez demain au grand chêne. » Après la fête, Marie, une femme de chambre, éteint les lumières dans le salon ; poursuivie par le chasseur François qui veut l’embrasser, elle fait tomber le vase qui se brise. Le chasseur aperçoit le billet, s’en empare, et quand Lucie vient pour le prendre, elle ne trouve que des débris du vase. Le lendemain, au déjeuner, le chasseur s’approche de Lucie et lui dit : « J’ai le billet que vous cherchiez hier. Si vous voulez venir dans l’écurie, d’ici une demi-heure, je m’y trouverai. » Elle accepte, croyant qu’il va lui remettre le billet, mais il y met une condition tellement impertinente qu’elle le cravache au visage et le chasse. Cependant, Lucie réussit à lui dérober la lettre ; après en avoir pris connaissance, elle se rend au grand chêne et fait comprendre à Eugène Vallon qu’ils doivent rompre leurs relations. De retour chez elle, elle décide d’avouer la vérité à son mari, pour éviter les calomnies. Cependant, elle lui cache le nom du jeune homme ; mais Lavilline, que l’affaire intéresse, jure qu’il le connaîtra. Le lendemain, il pleut. Les invités sont obligés de rester à la maison. Pour passer le temps, Lavilline propose à chacun de donner un modèle de son écriture, d’après lequel il se charge, dit-il, de dire le caractère de la personne. Eugène Vallon écrit, lui aussi, un mot que M. Lavilline compare avec le mot compromettant. Lucie et Eugène comprennent alors le jeu de M. Lavilline. Ayant regardé les jeunes gens, à ce moment, M. Lavilline est convaincu que leurs rapports n’ont pas pu porter atteinte à son honneur et, en signe de réconciliation, il tend la main à Eugène. (Le Courrier cinématographique, 24 janvier 1914, p. 73, légèrement corrigé Eugène Vallon devenant parfois Émile Vallon dans l’article de la revue)