Le secret du chauffeur, réalisateur inconnu
Titre : Le secret du chauffeur
Titre original : Chaufførens Hemmelighed
Production : Kinografen
Réalisation : inconnu
Scénario : Axel Kock
Interprétation : Anton de Verdier (John Bang / John Pearson), Johanne Fritz-Petersen (Kate Holm, sa fiancée), Charles Løwaas (Meyer/ Solomon, spéculateur boursier), Holger Reenberg (Victor, chauffeur)
Longueur : 625 m. / 800 m. (Égypte)
Sortie au Danemark : 23 janvier 1913
Sortie sous ce titre français en Égypte en 1913
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Victor, chauffeur dans une famille aisée, nourrit une passion secrète pour Kate, la fille de la maison. Kate est fiancée à un citadin et ils se livrent ensemble à la spéculation. Elle reçoit un mot lui demandant de se rendre au bureau de John Pearson pour toucher sa part des bénéfices de leur dernière spéculation. C’est là qu’elle rencontre un autre financier, Solomon, qui les incite, elle et John, à s’engager massivement dans une autre spéculation. Quelques mois plus tard, John apprend que la spéculation a mal tourné et qu’il est très endetté envers Solomon. John a fait envoyer par Victor un bouquet de fleurs à Kate. Après lui avoir présenté le bouquet, le chauffeur lui révèle soudain sa secrète admiration. Kate est stupéfaite, puis effrayée, tandis que Victor se montre de plus en plus véhément. Le jeune Pearson, entrant au bon moment, s’en prend violemment au chauffeur et le congédie sur-le-champ. Solomon insiste pour obtenir le règlement de sa créance et, lors d’un entretien houleux, exige une caution de 4 000 dollars. Victor a obtenu un autre poste comme chauffeur de l’oncle de Pearson. Embarrassé, John va demander l’aide de son oncle. Victor, qui s’occupe de la voiture à la grille d’entrée, l’aperçoit arriver. Il se cache, suit John dans la maison, monte furtivement l’escalier et écoute à la porte. Le vieil homme refuse d’aider son neveu, mais, espérant qu’il cédera, John laisse le document à signer sur la table de la bibliothèque. Quand John repart, Victor se cache à nouveau. Il entre ensuite dans la bibliothèque et, pendant l’absence du vieil homme, dérobe l’acte et un autre document portant la signature de l’oncle. Grâce à ces documents, il parvient à falsifier la signature de l’acte de garantie. Dans son bureau, John tente de gagner du temps face à la colère de Solomon lorsqu’un messager arrive et lui remet un billet contenant l’acte signé. John croit que son oncle a cédé et Solomon accepte la garantie. Mais, en homme d’affaires avisé, il se rend aussitôt chez l’oncle de John pour vérifier la signature. Le vieil homme repousse la contrefaçon. John est arrêté et, sur la foi des preuves, condamné à deux ans de travaux forcés. Ainsi, le désir de vengeance de Victor est satisfait. Suite à cet effondrement, Kate perd sa luxueuse demeure et se voit contrainte de gagner sa vie précairement par des travaux de couture. Elle reste cependant fidèle à son amoureux et, au terme des deux ans, va le retrouver à sa sortie de prison. Heureusement, John trouve un emploi dans une caserne de pompiers et, fort de son emploi, le jeune couple se marie et s’installe dans une vie de famille heureuse, voire aisée. L’oncle de John reçoit de vieux amis. Ils boivent tous plus que de raison, et Victor, le chauffeur, s’enivre. Après le départ des invités, en transportant un candélabre, il met le feu au manoir sans s’en apercevoir. La brigade de John intervient pour lutter contre l’incendie et John lui-même sauve Victor tandis que d’autres membres de son groupe s’occupent du vieil homme. Gravement brûlé, Victor avoue son crime à l’hôpital. John ainsi innocenté, son oncle, convalescent, est heureux de l’accueillir à nouveau, et les jeunes mariés entrent dans une période plus radieuse. (The Cinema News and Property Gazette, 5 mars 1913, p. 90, adaptation Denis Ballu)