La cigarière, de Ernst Munkeboe
Titre : La cigarière
Titre original : Blandt københavnske Apacher / Cigar-Arbejderskens Roman
Production : Fotorama
Réalisation : Ernst Munkeboe
Scénario : Axel Breidahl
Photo : Th. S. Hermansen
Interprétation : Christel Holch (Fanny, la cigarière), Bernhard Lehmann (John, le fils du fabriquant), Frederik Buch (Piphans, vagabond), Oscar Holst, Henry Seemann, Jonna Kreutz-Hindberg, Gunnar Helsengreen, William Petersen
Longueur : 850 m. (France)
Sortie au Danemark : 27 mars 1911
Sortie annoncée en France dans Ciné-Journal du 2 septembre 1911, dans une distribution de Henri de Ruyter
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Bernhard Lehmann & Christel Holch
Dans un des quartiers les plus populeux d’une grande ville habite un ménage d’ouvriers : le père paresseux et toujours ivre, la mère malheureuse, résignée, et une jolie jeune fille bonne et courageuse, Fanny, seul espoir de la pauvre mère. Fanny travaille dans une manufacture de tabac et de cigares ; aimée par le fils de son patron, ils sont heureux de passer ensemble quelques instants chaque jour ; mais, surprise par le père au moment où ils s’embrassaient, elle est mise brutalement à la porte. Chassée également par son père, la pauvre enfant va se trouver sans ressources aux prises avec les tentations de la rue. En cherchant du travail dans son quartier, Fanny aperçoit une annonce : On demande des cigarières et entre sans se douter qu’elle est dans une maison où la jeunesse va être exploitée. Bien accueillie par les trafiquants qui ne voient dans sa beauté qu’un moyen de gagner de l’argent, Fanny se voit contrainte d’offrir à un viveur qui la courtise, une cigarette d’opium qui l’endort, tandis que les voleurs le dévalisent et le déposent dans un fiacre. Cependant, désespéré du départ de sa petite amie, John, le fils du fabriquant la fait rechercher et afin de faciliter l’enquête, remet son portrait à la police. Surpris de se réveiller dans un fiacre, le dévalisé veut descendre et est tout étonné de se trouver sans portefeuille ; il comprend d’où lui vint son malheur et se fait conduire chez le commissaire de police où, par hasard, il reconnaît dans le portrait laissé par John, la jolie fille qu’il suppose être sa voleuse. Le fait est relaté par les journaux et lu par un des complices de la bande, qui prévient les autres ; alarmés, ceux-ci abandonnent précipitamment leur copieux repas et s’enfuient avec Fanny. Chassés d’un wagon où ils avaient passé la nuit, ils se réfugient dans une mansarde abandonnant Fanny à la garde d’un des leurs, Piphans, pendant qu’ils vont faire de nouvelles dupes ; malade, brisée et folle d’épouvante, la jeune fille attendrit son geôlier, un brave homme n’ayant pas eu de chance dans la vie, qui consent à aller porter une lettre à John ; celui-ci avertit la police. Toute la bande est arrêtée et Fanny conduite à l’hôpital. Guérie, elle revoit John et les deux mamans font connaissance dans le jardin de l’hôpital. Quand se juge le procès des bandits, ceux-ci voudraient faire passer Fanny comme seule coupable ; mais Piphans la défend, déclare la vérité et Fanny est délivrée. Alors le fabricant attendri réunit les deux amoureux John et Fanny. On les retrouve 3-4 ans plus tard, quittant leur belle villa, avec leur adorable petite fille, dans leur calèche, conduit par leur cocher, Piphans, dont Fanny n’a jamais oublié qu’il l’avait sauvée du pire. (Ciné-Journal, 7 octobre 1911, p. 15, complété à partir du programme danois)