Le réticule, d'August Blom

Publié le par Denis Ballu

Titre : Le réticule 
Titre original : Naar Fruen gaar paa Eventyr / Den omtumlede Pompadour-Taske / Pompadourtasken
Production : Nordisk Films Kompagni 
Réalisation : August Blom
Scénario : Georg Borup
Photo : Johan Ankerstjerne
Interprétation : Carl Lauritzen (M. Barilloc), Else Frölich (Lucie, son épouse), Carl Alstrup (M. de Fontain), Agnes Andersen (Cleo)
Longueur : 390 m. / 545 m. (France)
Sortie au Danemark : 16 juin 1913
Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 31 mai 1913, dans une distribution de Louis Aubert

Else Frölich, Carl Lauritzen, Agnes Andersen & Carl Alstrup


    M. Barilloc entre dans le boudoir de sa femme. Quand M. Barilloc sort seul et en habit, Madame sait qu’il se rend à quelqu’une des nombreuses et régulières assemblées générales. À peine son mari est-il sorti, qu’elle change de toilette et, prenant son réticule sur le bras, elle sort à son tour. Une aventure se présente en la personne de M. de Fontain qui, fort gracieusement, l’invite à prendre un rafraîchissement. Elle y consent, mais s’en tient strictement à cette invitation. M. de Fontain ayant hélé une auto, elle y saute lestement et part, laissant son nouvel ami un peu penaud sur le trottoir. Dans son empressement de s’esquiver, elle oublie de réclamer son réticule, que M. de Fontain porte sur le bras. Mme Barilloc rentre sagement chez elle, tandis que le séducteur désabusé se console en compagnie d’une petite femme, Cléo, dont la morale est moins rigoureuse que celle de Mme Barilloc. Il lui offre le bras et, le réticule sous l’autre, ils s’acheminent vers sa garçonnière. Le lendemain matin, en s’éveillant la tête un peu lourde, il n’a qu’un souvenir confus des événements de la veille. Il ne se rappelle plus le nom de la personne avec laquelle il a soupé la veille et, en apercevant le réticule d’où il tire une carte de visite au nom de Mme Lucie Barilloc, il croit que Lucie Barilloc est la personne à laquelle il a juré, il y a quelques heures, un éternel amour. Dans l’espoir de revoir sa charmante compagne de la veille, il écrit à Mme Lucie Barilloc un aimable billet dans lequel il lui promet de lui rapporter son réticule le soir même. Ce billet tombe entre les mains de M. Barilloc qui devient furieux en le lisant. Il se rend immédiatement chez M. de Fontain pour lui demander compte de ses actes. Celui-ci réussit à enfermer le mari enragé dans sa chambre à coucher. Lorsque, peu après, Cléo vient chercher un bijou qu’elle a oublié la veille, M. de Fontain, persuadé que c’est la femme de M. Barilloc, l’envoie le rejoindre dans sa chambre à coucher. À peine la porte de la chambre s’est-elle refermée sur Cléo, que celle du salon s’ouvre pour laisser passage à Mme Barilloc qui, s’étant aperçue qu’elle avait oublié de réclamer son réticule à M. de Fontain, est venue le chercher. En voyant Mme Barilloc, M. de Fontain a un mouvement de surprise puis, subitement, il se rappelle tout. C’est la dernière venue des deux femmes qui est l’épouse du mari furieux. Se ravisant, il prie Mme Barilloc de jeter, à travers le trou de la serrure, un regard dans la pièce voisine. Elle y voit son mari embrassant une inconnue. Vite, elle ouvre la porte et leur crie son indignation. Pourtant tout s’explique. Les deux époux réconciliés se retirent, tandis que les deux amants se jettent dans les bras l’un de l’autre, ravis du dénouement pacifique de l’aventure. (Le Courrier cinématographique, 31 mai 1913, p. 46)

 

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