Le morphiniste, de Louis von Kohl
Titre : Le morphiniste
Titre original : Morfinisten
Production : Det skandinavisk-russiske Handelshus
Réalisation : Louis von Kohl
Scénario : Lily van der Aa Kühle
Photo : Alfred Lind
Interprétation : Albrecht Schmidt (John Robert, spéculateur), Vera Fjelstrup (Ella, sa fille), Robert Schmidt (Lord Mac Duncan), Lilli Beck (Mary, une jeune fille de la campagne), Alfred Cohn (Abraham Podalsky, fourreur), Karen Lindahl (une danseuse), Ella Jacobsen (une autre danseuse), Robert Svendsen (le pilote), Einar Zangenberg, Richard Jensen, Peter Fjelstrup, Frederik Jacobsen
Longueur : 900 m / 900 m. (France)
Sortie au Danemark : 17 avril 1911
Sortie annoncée en France le 9 décembre 1911, dans une distribution de l’Agence Générale Cinématographique (A. G. C.)
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Par une belle matinée d’été, une automobile roule à vive allure sur une route de campagne. Elle s’arrête brutalement devant une ferme, non pas pour rendre visite aux paysans mais parce que le moteur est en panne. Pendant que le chauffeur répare le véhicule, son propriétaire, le spéculateur John Robert, et un ami, entrent dans la ferme pour y prendre un rafraîchissement. Ils y croisent une jeune et charmante personne, Mary, qui se révèle être la fille des fermiers. John, d’une nature de joueur et de jouisseur, tombe sous le charme de la jeune fille, et malgré le fait qu’il a femme et enfants à Copenhague, essaye de la convaincre de le suivre, lui promettant qu’il lui donnera tout ce qu’elle pourra jamais désirer. Mary tente de résister, mais une lettre de John la convaincra, et elle se trouve bientôt installée dans un joli appartement, attendant impatiemment d’épouser John qu’elle admire et suit dans ses virées nocturnes, faisant tout pour lui plaire. Mais un jour, son rêve se brise quand elle voit dans le journal une photographie de John avec son épouse, prise lors d’une première au Théâtre Royal. Ne supportant plus de rester à ses crochets, elle prend ses affaires et quitte l’appartement. Devant subvenir elle-même à ses besoins, elle répond à l’annonce d’un fourreur cherchant une vendeuse. Mais bientôt, celui-ci lui faisant des avances pressantes qu’elle refuse et, avant de réaliser qu’elle n’a d’autre choix que d’y retourner, elle se trouve de nouveau à la rue. John Robert a d’autres soucis que de regretter la perte de Mary. Croulant sous les dettes suite à des spéculations catastrophiques, il fuit les problèmes en abusant de plus en plus souvent de la morphine. Mais un beau jour, il pense avoir trouvé sa planche de salut en la personne du lord écossais Mac Duncan qu’il espère, en l’invitant à une somptueuse réception, voir s’intéresser à sa fille. Un mariage, suivi de l’investissement de son gendre dans son entreprise, apporterait de quoi la sauver. Voyant les deux jeunes en grande conversation, il entrevoit déjà la sortie du tunnel. Le même soir, Mary, qui depuis son retour chez le fourreur a décidé de profiter au maximum de la générosité de celui-ci, se prépare à aller retrouver une amie dans son cabaret habituel. Quand son amie lui raconte son chagrin de voir son amant, Lord Mac Duncan, l’abandonner en vue de son mariage avec la fille de John Robert, Mary sent toute sa haine envers celui-ci se réveiller et jure de se venger. Grâce à la générosité du fourreur, elle peut embarquer sur le même bateau que l’Écossais et arrive facilement à charmer celui-ci. D’ailleurs, il n’était pas amoureux de la fille de John Robert, mais avait promis de l’épouser dans l’espoir de profiter des richesses supposées de son père. Entre-temps, John Robert a encore raté des spéculations et fonde désormais tous ses espoirs sur Mac Duncan, jusqu’à ce que son regard tombe sur un entrefilet dans le journal, annonçant le départ de l’Écossais et son futur mariage avec Mary, entrefilet que celle-ci avait demandé à un ami journaliste d’insérer dans son journal. John Robert, se sentant trahi, attrape sa bouteille de morphine, mais réalisant l’inutilité de ce moyen de fuite, prend dans sa poche le petit objet froid et gris acier qu’il porte sur lui depuis quelque temps et qui pourra lui apporter la paix que la morphine ne lui a jamais donnée. (traduction programme danois Ellen Erichsen)