Le chancelier noir, d'August Blom

Publié le par Denis Ballu

Titre : Le chancelier noir
Titre original : Den sorte Kansler 
Production : Nordisk Films Kompagni (921)
Réalisation : August Blom
Scénario : Christian Schrøder, d’après le roman The Red Chancellor (1901) de William Magnay
Photo : Johan Ankerstjerne
Interprétation : Thorkild Roose (le chancelier von Rallenstein), Poul Reumert (le comte Rockowitz, son adjudant), Ebba Thomsen (la princesse Irene), Valdemar Psilander (le lieutenant Pawlow), Jenny Roelsgaard (la comtesse Feodora, dame d’honneur de la princesse), Robert Dinesen (le lieutenant Groblewsky, fiancé de Feodora), Frederik Jacobsen (la grand-duc Zoba), Christian Schrøder (un colporteur)
Longueur : 915 m.
Sortie au Danemark : 10 juin 1912
Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 13 juillet 1912, dans une distribution de Louis Aubert

Note : Louis Aubert met les acheteurs éventuels du film contre son "imitation", c'est-à-dire Le chancelier, film de la Kinografen, dont la sortie en France est annoncée la semaine suivante dans Ciné-Journal. Voir la fiche de ce film et quelques précisions dans mon article Le cinéma danois en France I, des origines à 1914:  https://www.calameo.com/books/007847874059b5911b2bd


    Le chancelier du royaume de Gyda, M. de Rallenstein, appelé aussi le Chancelier noir, est la terreur du pays. Il prétend même décider de l’avenir de la belle princesse Irène. C’est ainsi qu’il l’a promise au prince Deima, sans se douter que la princesse a déjà donné son cœur à M. Pawlow, jeune lieutenant très distingué. La décision du chancelier frappe les deux jeunes gens comme un coup de foudre, mais un beau soir, pendant un bal donné à la cour, ils se marient à l’église du château. C’est un jeune prêtre catholique qui leur donne la bénédiction nuptiale et, comme témoins, il n’y a que la comtesse Féodora, dame d’honneur de la princesse, et son admirateur le lieutenant Groblewsky. Malheureusement, le comte de Rockowitz, qui est le bras droit du chancelier, apprend le projet de mariage, mais trop tard pour l’empêcher. Hors de lui, le chancelier ordonne à M. Rockowitz de prendre soin que toutes les personnes qui ont assisté au mariage soient réduites au silence. Rockowitz se met tout se suite à l’œuvre. Dans la salle de bal, il rencontre le nouveau marié à qui il fait connaître l’ordre du chancelier. Le revolver à la main, il force le lieutenant Pawlow à vider une petite bouteille de poison et, sûr qu’il mourra, Rockowitz se rend immédiatement auprès du chancelier pour l’en prévenir. Mais le lieutenant ne meurt pas. Secrètement, son ami, le lieutenant Groblewsky le conduit à son château et c’est son intention d’y amener également la princesse et la comtesse Féodora. Mais, par une manœuvre rusée, Rockowitz fait en sorte que les dames sont conduites à son château, où il donne à entendre à la princesse qu’il lui faudra y rester jusqu’à ce qu’elle ait signé le contrat de mariage avec le prince Deima. Pendant de temps, le lieutenant Groblewsky a appris par un colporteur où se trouvent les dames et, après d’incroyables efforts, il réussit à pénétrer avec le colporteur dans le château du comte Rockewitz et à sauver la princesse. Au dernier moment, le lieutenant Pawlow vient à leur secours et le comte est obligé de battre en retraite. Furieux, il voit les deux lieutenants enlever ses prisonnières devant lui. Plein de dépit, il quitte le pays, mais d’abord écrit au chancelier pour l’informer du triste résultat. En même temps, les jeunes époux, la princesse Irène et le lieutenant Groblewsky, font leur entrée dans la ville, et cet événement ainsi que la lettre de Rockowitz font une impression si forte sur le chancelier qu’une maladie de cœur dont il souffre depuis quelque temps s’aggrave au point qu’elle met subitement fin à ses jours. (Le Courrier cinématographique, 13 juillet 1912)

 

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