La princesse Spinarosa danse, de Forest Holger-Madsen
Titre : La princesse Spinarosa danse
Titre original : Fra Fyrste til Knejpevært / Fyrstinde Spinarosa danser
Production : Nordisk Films Kompagni
Réalisation : Forest Holger-Madsen
Scénario : Rudolf Presber
Photo : Marius Clausen
Interprétation : Alf Blütecher (le prince Ego Spinarosa), Rita Sacchetto (la princesse Ellen Spinarosa), Cajus Bruun (le vieux prince), Augusta Blad (la vieille princesse), Marie Niedermann (Asta Leonhard, actrice), Lau Lauritzen Sr. (Ferrari, impresario), Johannes Meyer (Werner, précepteur chez le comte), Zanny Petersen, Johanne Krum-Hunderup, Johannes Ring, Franz Skondrup, Vera Esbøll, Agnes Andersen, Birger von Cotta-Schønberg, Axel Mattsson, Torben Meyer
Longueur : 1344 m. (sans intertitres) /1500 m. (France)
Sortie au Danemark : 29 décembre 1913
Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 13 décembre 1913, dans une distribution de Louis Aubert
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Cédant aux prières de ses amies et pour complaire à la grande artiste Asta Leonhard, la princesse Spinarosa accepte de danser à une soirée donnée au profit d’un artiste malade. Le jeune prince Spinarosa a connu autrefois l’actrice Asta Leonhard et la visite de celle-ci renoue leurs relations. Asta Leonhard, qui a une liaison secrète avec le jouer professionnel redouté, Thomas Buckle, entraîne le jeune prince dans son club, dont il devient bientôt un habitué. La passion du jeu le saisit et bientôt sa situation est telle qu’il est obligé de souscrire à Thomas Buckle une reconnaissance de dette de 50.000 couronnes. Les préparatifs de la grande fête de bienfaisance suivent leur cours et la princesse Spinarosa a un tel succès à la répétition générale que l’impresario Ferrari, qui est chargé de l’arrangement artistique, lui offre en plaisantant en engagement pour une longue tournée en Amérique. À son retour, elle trouve, sur le bureau de son mari, une lettre ainsi conçue : « … Je me permets de rappeler au prince sa dette de jeu, à l’occasion de laquelle j’aurai l’honneur de lui rendre visite ce soir. Salutations empressées. Thomas Buckle. » Cette lettre change ses doutes en certitudes et, pour éviter la honte qui menace son mari, elle lui offre ses bijoux. Thomas Buckle reçoit en paiement le magnifique collier de la princesse et, peu scrupuleux, l’offre à son amie Asta Leonhard. Le jour de la fête arrive. Lorsque la princesse entre en scène pour danser, elle aperçoit, ornant le cou d’Asta, assise au premier rang, le collier qu’elle sacrifia pour payer la dette de son mari. C’est donc là le résultat de son dévouement ? Douloureusement émue, la princesse défaille et l’on doit la transporter évanouie hors de la scène. Quand elle revient à elle, elle fait appeler l’impresario Ferrari et signe le contrat pour l’Amérique. Elle part quelques jours après, accompagnée d’une fidèle femme de chambre. Par le même vapeur, part Verner, le précepteur de ses enfants, qui nourrit un dévouement aveugle pour la princesse. Le prince Spinarosa ne peut plus lutter contre la passion du jeu. Petit à petit, ses derniers revenus deviennent la proie des usuriers et sa propriété est mise en vente. Le dernier secours qu’il reçoit de son père est une somme d’argent en retour de laquelle il s’engage à partir immédiatement pour l’Amérique. Sur le vapeur, il rencontre Jimmy Smith, avec lequel il se lie et part pour la Californie, où ils ouvrent ensemble un cabaret dans la ville principale d’une contrée isolée. Dans cette ville, arrive la princesse Spinarosa. À la vue des affiches annonçant la représentation de la célèbre danseuse Spinarosa, le prince sent la jalousie s’emparer de son cœur et il décide de se rendre à la première, dans le but de tuer sa femme. Son projet échoue et la population de la ville, qui est enthousiasmée par la princesse Spinarosa, tourne sa haine contre son mari. Il doit s’enfuir de la ville, mais il est poursuivi et arrêté. Il a déjà la corde au cou, quand la princesse arrive et demande sa grâce. Un homme s’avance de la foule et lui dit : « Si vous voulez le sauver, dansez pour nous. » La princesse Spinarosa danse ! ! ! (Le Courrier cinématographique, 13 décembre 1913)
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