La Pierrette noire, réalisateur inconnu
Titre : La Pierrette noire
Titre original : Den sorte Pierette
Production : Filmfabriken Danmark
Réalisation : inconnu
Interprétation : Emilie Sannom (Lili Osmund, actrice), Karen Sandberg (Ethel Darling, débutante), Emanuel Gregers (Paul Faber, jeune premier), Aage Hansen (Henry Elster, acteur), Charles Løwaas (le directeur du théâtre), Hugo Bruun (le détective), Viggo Larsen (un employé du théâtre)
Longueur : 824 m. / 994 m. (France)
Sortie au Danemark : 25 août 1913
Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 24 janvier 1914, dans une distribution de la Société Commerciale du Film de Charles Mary
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Jeune et jolie prima donna, Mlle Lili Osmund est follement amoureuse du jeune acteur Paul Faber. Ils jouent ensemble dans une pièce appelée La Pierrette noire, mais Lili Osmund n’y rencontre pas le succès éclatant qu’elle a obtenu précédemment. Lors d’un dîner auquel participe le directeur, un imprésario se présente, accompagné d’Ethel Darling, qui voudrait tenter sa chance sur les planches. Le directeur et l’imprésario se mettent d’accord pour qu’Ethel Darling passe une audition le lendemain matin. Celle-ci se passe à la plus grande satisfaction du directeur et Ethel Darling est immédiatement engagée, tandis que Lili Osmund est licenciée. Celle-ci, qui a assisté à l’audition et remarqué l’intérêt soutenu de Paul Faber pour Ethel Darling, est jalouse et jure de se venger. Le premier soir où Ethel Darling doit se produire dans le rôle de Lili Osmund, celle-ci décide de l’effrayer de sorte qu’elle ne puisse jouer son rôle de manière satisfaisante. Avant de quitter son domicile, elle revêt un collant noir sous sa robe, et emporte un masque noir et un poignard, après quoi elle se dirige vers le théâtre. Dans une baignoire, elle assiste à la représentation et, à la fin du premier acte, elle gagne la loge d’Ethel Darling pour exécuter son plan, mais un détective privé, qui, assis dans la même baignoire, a remarqué son agitation, la suit. Ethel Darling a obtenu un succès fou et, toute à sa joie, s’assoit à sa coiffeuse, tandis que Lili Osmund se glisse sans bruit dans la pièce, en collant noir et le visage caché par le masque. Assise devant son miroir, Ethel Darling découvre soudain dans la glace une silhouette, un poignard brillant à la main, et avant d’avoir le temps de réagir, elle voit la pointe du poignard étinceler devant ses yeux. Terrifiée, elle s’évanouit, pendant que Lili Osmund, ravie d’avoir réussi à ce point son plan, se précipite hors de la loge. Le deuxième acte doit commencer : tous les acteurs sont sur scène, sauf Ethel Darling. Le directeur qui va la chercher, la trouve presque sans connaissance et découvre, horrifié, ce qui s’est passé. Le détective, monté sur la scène, est mis au courant par le directeur et promet de s’occuper de l’affaire. Lili Osmund, qui n’a pas eu le temps de remettre sa robe, écoute depuis les coulisses. Le détective, en fouinant partout, s’arrête d’un coup en voyant une main portant une magnifique bague agripper une coulisse, mais, entendant des pas, Lili Osmund s’éclipse en vitesse, suivie par le détective qui ignore qu’il s’agit d’elle. La robe à la main, elle descend par l’ascenseur, prend une voiture et part. Mais le détective qui a vu « La Dame en tricot noir » la poursuit. Alors commence une course effrénée. En pleine vitesse, Lili ouvre la portière et s’étend sur le marchepied pour, à la première occasion, sauter en marche et se cacher. Le hasard vient à son secours. Un train arrive justement, et, au moment où elle arrive au passage à niveau, elle saute de la voiture qui continue sa course à toute vitesse, et se cache sous le train mugissant, pendant que le détective, tout occupé à vouloir franchir le passage à niveau avant l’arrivée du train, continue à poursuivre la voiture. Quand il arrive enfin à l’attraper, c’est pour découvrir que l’oiseau s’est envolé. Il ne lui reste plus qu’à rebrousser chemin. Après la fin de la représentation Ethel Darling reçoit les ovations du public et de ses collègues qui tous l’accompagnent au restaurant où toute l’équipe est attendu pour souper et pour boire un verre après le succès de la première. Lili Osmund s’y rend également afin de ne pas attirer de soupçons, et le détective, qui souhaite faire un rapport au directeur arrive peu après et prend part au dîner. Il poursuit cependant son enquête et découvre que Lili porte la bague qu’il a précédemment vue dans les coulisses. Il n’a maintenant plus aucun doute sur l’identité du coupable et décide de révéler qu’il s’agit de Lili Osmund. Lili Osmund est en rage contre sa rivale et décide de l’écraser. Dans la loge de Paul Faber, son habilleur est en train de se friser les cheveux, mais, surpris par l’arrivée soudaine de Paul Faber, il arrache malencontreusement le tuyau de gaz de l’appareil. Paul Faber est fatigué et veut se reposer un peu avant le spectacle. Il s’endort, ignorant que le gaz mortel se répand. En peu de temps, il est étourdi et perd connaissance. Peu après, Lili Osmund entre dans la pièce, remarque l’odeur de gaz et ferme le robinet. Elle se sert de cette opportunité unique pour réaliser son plan. Elle enfile le costume de Pierrot de Paul Faber et s’empare d’un couteau. Le détective est cependant toujours à sa poursuite : il a emprunté une caméra et, par une vitre de la porte, il voit les agissements de Lili Osmund et filme tout ce qu’elle fait. Le spectacle est sur le point de commencer. Ethel Darling est sur la scène et, quand le rideau se lève, Lili Osmund, dans l’habit de Pierrot de Paul Faber, surgit, saisit Ethel Darling et cherche à la poignarder, mais au même moment, elle aperçoit le détective avec sa caméra et, confuse, elle s’enfuit. Il la poursuit. La représentation est naturellement interrompue et le directeur doit rassurer le public inquiet. Lili Osmund tente tout pour semer le détective, gagne les combes, sort sur le toit du théâtre et en saute. Sur ses traces, le détective la poursuit encore mais finit par abandonner la poursuite et rentrer chez lui pour développer le film qu’il a tourné, certain de pouvoir révéler ce qu’a fait Lili Osmund et ensuite de l’arrêter pour tentative de meurtre. Dans le bureau du directeur, en présence de Lili Osmund et des différents acteurs, le film est montré et, quand elle voit qu’elle est démasquée, elle déchire l’écran de haut en bas avant de s’évanouir et d’être finalement emmenée par le détective. Paul Faber serre Ethel Darling dans ses bras, heureux du trésor qui a failli lui être brusquement arraché. (traduction programme danois Ellen Erichsen)