La danseuse, de Forest Holger-Madsen

Publié le par Denis Ballu

Titre : La danseuse / Odette, la danseuse

Titre original : Ballettens Datter / Danserinden

Production : Nordisk Films Kompagni (1059)

Réalisation : Forest Holger-Madsen

Scénario : Peter Nielsen

Photo : Marius Clausen

Interprétation : Svend Aggerholm (le comte de Croisset), Rita Sacchetto (Odette Blant, danseuse), Torben Meyer (Delange, directeur de théâtre), Christian Schrøder (Michot, pharmacien), Oluf Billesborg (le baron de Montagliari), Holger Syndergaard, Waldemar Hansen, Ebba Lorentzen, Johanne Krum-Hunderup, Peter Jørgensen, Doris Langkilde, Ingeborg Spangsfeldt, Agnes Lorentzen, Ingeborg Bruhn Bertelsen

Longueur : 1160 m. / 1215 m. (France)

Sortie au Danemark : 26 septembre 1913

Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 11 octobre 1913, dans une distribution de Louis Aubert

 « Il faut me promettre de quitter pour toujours le théâtre ! » C’est le comte de Croisset qui parle, et cette observation s’adresse à la célèbre danseuse Odette Blant. Le comte vient de mettre son amour, son titre et sa fortune aux pieds de la jeune femme, et la prie d’être sa femme. Elle a accepté, de même que son exigence de ne plus jamais se présenter au théâtre. Elle pense que cela lui sera facile. Le temps lui montre le contraire. Elle ne peut pas se cacher que cela la tourmente, dans son existence monotone, de lire des annonces... mais on ne nie pas que Mlle Odette Blant fait défaut dans le rôle principal. Ses rêves se rapportent aux jours de ses triomphes, et lorsqu’une vieille amie du corps de ballet vient lui proposer de faire un tour au théâtre, elle en est ravie. La comtesse de Croisset est reçue avec joie par ses anciennes camarades, et le directeur du théâtre, Monsieur Delange, la reçoit aimablement. Quand elle rentre chez elle, elle ne peut pas résister à l’envie de ressortir ses costumes et de les essayer devant la glace. Son mari la surprend à ce moment. Très fâché, il lui ordonne de cesser cette plaisanterie. Résignée, Odette se dévêtit. Elle veut tenir sa promesse. Quelques jours après, il arrive que la prima donna du théâtre tombe malade. Le directeur du théâtre est hors de lui, car la représentation ne peut être remise. Que faire ? Il a une idée. Il téléphone à la comtesse en lui demandant un entretien immédiat. Avec toutes ses facultés de conviction, il veut essayer de lui faire tenir le rôle pour un soir. Elle refuse d’abord, à cause de sa promesse, mais M. Delange ne se rend pas si vite. Personne ne saura qu’elle a joué. La tentation devient trop grande pour Odette et, après quelque résistance, elle accepte. Sous prétexte d’aller voir une tante malade, elle quitte la maison. Le comte, qui s’ennuie seul chez lui, va au théâtre avec un ami. Il voit sa femme, et conçoit immédiatement un soupçon terrible qui semble se confirmer lorsqu’il découvre qu’un monsieur dans lequel il reconnaît le directeur du théâtre, M. Delange, accompagne sa femme à la sortie. Le lendemain, il fait parvenir à sa femme une lettre ne renfermant que ces mots : « Je pars, et ne reviendrai jamais, mais, avant, je veux donner à ton amant, le directeur Delange, une leçon, dont il se souviendra. » Il fait une visite au directeur Delange, afin de lui faire, en présence de témoins, une offense, ne pouvant avoir comme suite qu’un duel. Le premier mouvement de la comtesse est de s’adresser à M. Delange qui la rassure : il n’a aucune envie de risquer sa précieuse vie et, comme c’est lui qui a le choix des armes, il trouvera bien un moyen. Rassurée, la comtesse rentre chez elle pour attendre le résultat de cette affaire. Cependant, le rusé M. Delange demande conseil à son oncle, le pharmacien Michot, chez lequel il commande deux pilules qui peuvent chacune endormir un homme pendant une heure, et une troisième capable de détruire immédiatement l’action des deux autres. Cette dernière pilule, M. Delange se la réserve. Les combattant se rencontrent et M. Michot, témoin de M. Delange, fait le petit discours suivant : « Mon neveu, qui est l’offensé, propose ces pilules comme armes. L’une d’elle entraîne la mort immédiate. » Le comte de Croisset accepte la proposition et les deux combattants prennent chacun une pilule. M. Delange s’empresse d’avaler la pilule neutralisante, qu’il tient cachée. Le comte tombe en sommeil et est transporté chez lui où sa femme, désespérée, le reçoit. Elle se rassure quand on lui raconte la ruse. Lorsque le comte se réveille, il reçoit une lettre de M. Delange : « Vous avez mal jugé votre femme, ce dont la mienne, qui accompagnait aussi la comtesse après la représentation, pourra témoigner. » Après avoir reçu cette lettre, qui lui enlève tout soupçon, il n’est plus longtemps à pardonner à sa femme ce qu’elle a fait en rompant la promesse qu’elle lui avait faite. (programme Nordisk, version écourtée dans Le Courrier cinématographique, 11 octobre 1913)

 

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