L’espion de forteresse, réalisateur inconnu
Titre : L’espion de forteresse
Titre original : Fæstningsspioner / Irma Carlizcas store Kup
Production : Fotorama
Réalisation : inconnu
Scénario : Erling & Ljut Stensgaard
Interprétation : Aage Schmidt (le premier lieutenant Zarro), Peter Nielsen (le commandant Rainau), Laura Mogensen (Sylva, sa fille, fiancée de Zarro), Gunnar Helsengreen (Brunoff, espion), Alfred Cohn (de Gerwitz, espion), Philip Bech (chef de la police), Jenny Roelsgaard (Irma Carlizca, une espionne)
Longueur : 825 m.
Sortie au Danemark : 27 février 1913
Sortie annoncée en France comme un film de la Nordisk dans Ciné-Journal du 18 mai 1912, dans une distribution de Louis Aubert
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Deux hommes, Brunoff et de Gerwitz, opèrent ensemble depuis plusieurs années et ils ont fait récemment un coup d’état qui les a rendu célèbres auprès des diplomates d’Europe. Récemment ces espions se sont alliés à un troisième, une dame, la belle et mystérieuse Irma Carlizca, et c’est cette dernière qui joue le rôle principal du drame qui va se dérouler sous vos yeux. Le trio s’est longtemps caché, attendant le moment pour mettre la main sur les plans d’une forteresse. Brunoff apprend, grâce à son déguisement et son audace, qu’un jeune et énergique officier, le premier lieutenant Zarro, va emporter ces documents importants à la forteresse Ottinja. Rapidement, les trois espions dressent leur plan et se partagent le travail. Irma s’arrange pour se trouver sur le chemin qu’il emprunte et use de sa coquetterie pour avoir une aventure avec lui. Après l’arrivée à la ville de la forteresse, ses projets connaissent un contre-temps, car le jeune lieutenant est fiancé à Sylva Rainau, la fille du commandant de la forteresse. Malgré ses sentiments pour celle-ci, le lieutenant Zarro ne peut résister à l’envie d’envoyer une invitation à la belle Irma. Le soir, alors qu’on le croit endormi, il se glisse hors de la forteresse et prend la route de l’hôtel où est descendue Irma. Pendant leur rencontre, elle a l’opportunité de glisser un somnifère dans le verre de vin qu’elle lui offre. Sans rien soupçonner, il le boit jusqu’à la dernière goutte... et rapidement il tombe dans un profond sommeil. Rapidement, Irma et ses complices l’emmènent dans une chambre voisine où ils sont logés. Ils fouillent les poches de Zarro et y trouvent en plus de documents précieux son porte-clés. Emportant celui-ci et après avoir revêtu l’uniforme de Zarro, Brunoff part pour une audacieuse expédition sur le terrain de la forteresse. Ainsi déguisé, l’espion réussit à passer devant les gardes et à se glisser dans le bureau du commandant où il trouve, dans un placard, des papiers militaires. Mais avant qu’il ne ressorte, Brunoff est surpris par Sylva Rainau. La jeune fille ne peut toutefois pas penser que c’est un étranger qui s’est introduit dans le bureau de nuit – elle ne peut que croire que c’est son amoureux qu’elle voit devant elle. Mais, intriguée par son comportement, elle s’en approche : il la pousse et elle tombe sur le plancher, étourdie, sur le point de défaillir. Quand elle redevient elle-même, son agresseur est loin. Sans perdre une seconde, elle se précipite vers l’hôtel, car elle a compris que la vie de son fiancé est menacée et que le danger vient de la diabolique Irma. Mais là, elle ne trouve pas son fiancé. Elle s’introduit dans la chambre d’Irma, où elle tombe sur Irma et de Gerwitz qui jouent l’incompréhension – ils viennent de faire disparaître l’officier toujours inconscient et les habits de de Brunoff par un escalier de service. Soudain, Sylva trouve sur un divan un portrait d’elle, une photographie qu’elle a donnée la veille à son fiancé et qui est tombée de la poche de son uniforme quand il lui a été retiré. Elle donne l’alarme. Mais la réaction des espions est rapide : ils disparaissent par une porte dérobée. Quelques minutes passent avant que le personnel de l’hôtel pénètre dans la chambre. Mais les oiseaux se sont envolés. Que faire pour les rattraper ? Sylva donne l’alarme à son père par téléphone. Rapidement le commandant découvre que le placard est vide. À la tête d’un groupe de cavaliers, il se lance à la poursuite des criminels qui ont volé des documents irremplaçables. Les gardes savent seulement que celui qu’ils prenaient pour un officier s’est enfui en automobile et la direction qu’il a prise. Les cavaliers prennent en compte ces informations, et il semble que la chance est avec eux : ils retrouvent le véhicule. Mais quand ils l’encerclent, ils découvrent qu’il est vide. Brunoff les a attirés sur une fausse piste et il a depuis longtemps retrouvé de Gerwitz et Emma. Tous trois ont emprunté une autre voiture pour se rendre dans une gare d’où il pourront prendre le train express qui, dans une heure, les aura conduits au-delà de la frontière. Rapidement, le commandant grimpe dans l’automobile et se lance en urgence sur la piste des fuyards. Il a la chance de les rattraper, mais le trio s’échappe à nouveau et traverse un pont qu’il fait sauter, interrompant ainsi la poursuite. Toutefois, quelques instants plus tard, ses cavaliers arrivent au galop. Le commandant saute sur un cheval et, suivi de ses hommes, franchit le ruisseau et reprend la poursuite des espions en fuite. Et enfin leurs efforts son couronnés de succès : les fuyards sont capturés. Mais cela n’a été possible qu’à la suite d’une série d’événements qui se sont passés simultanément à ceux qui viennent d’être narrés. Le lieutenant Zacco a été retrouvé inconscient allongé dans une rue déserte. Il a été emmené au commissariat de police, où on a trouvé – il portait les vêtements de de Brunoff ! – dans sa poche une pièce compromettante du plus grand intérêt. Il y était écrit ce qui suit : « Prends le train du matin pour traverser la frontière. J’y serais pour récupérer les plans de la forteresse et les autres documents militaires du lieutenant Zarro. A. v. Z. » Au regard de ces lignes mystérieuses, le chef de la police contacte la forteresse et obtient que Sylva, mise au courant de l’affaire après sa terrible nuit, vienne le matin jusqu’au commissariat. Maintenant, il se révèle donc que la lettre est du lieutenant Zarro en personne. Le chef de la police est un homme d’action. Accompagné de Zarro – pour qui on a trouvé rapidement un uniforme pour remplacer celui qui lui a été volé –, de sa fiancée et de quelques hommes, il se précipite à la gare centrale où ils arrivent avant le départ du train du matin qui prend la direction de la frontière. À chaque arrêt en gare, ils restent aux aguets pour voir si les criminels, comme prévu, montent dans le train. Ils traversent plusieurs gares sans que rien ne se passe. Mais enfin, juste alors que le train quitte la dernière gare avant la frontière, deux hommes et une femme courent vers le train qui vient juste de se mettre en mouvement. Le destin fait que le chef de la police et ses hommes se trouvent dans le wagon où grimpe le trio. Un combat sauvage se déroule alors dans le wagon. Mais le train s’arrête. Que s’est-il passé ? Le commandant Rainau et ses cavaliers ont investi la voie ferrée et il fait signe au conducteur de la locomotive de s’arrêter. La porte du wagon s’ouvre et les criminels sont balancés dans les bras des cavaliers qui les menottent avant de les emmener. Les secrets de la forteresse sont conservés. (traduction du programme danois Ellen Erichsen)