Hélène Dupont, de Svend Muus

Publié le par Denis Ballu

Titre : Hélène Dupont
Titre original : Ellen
Production : Fotorama
Réalisation : Svend Muus
Scénario : Svend Muus
Interprétation : Marie Niedermann (Ellen Hammen / Hélène Dupont), Peter Nielsen (Hans Holm / Jacques, son cousin), Marius Egeskov, Alfred Arnback, Søren Fjelstrup
Longueur : 560 m.
Sortie au Danemark : 1912
Sortie annoncée en France dans Ciné-Journal du 1
er juin 1912 comme un film de la Nordisk, dans une distribution de Louis Aubert

Svend Muus (1870-1931) a fait une carrière d’avocat, durant laquelle il a écrit un roman, en 1905 : Astasminde, et réalisé un film : Ellen, en 1912. 

Peter Nielsen & Marie Niedermann
 

    La petite Hélène Dupont a perdu ses parents ; mais heureusement sa grand’mère a pris soin d’elle, et Hélène à son tour fait de son mieux pour bien soigner la vieille femme. Son seul divertissement est de faire un tour de promenade avec son amie Renée. Un jour, les deux jeunes filles vont à une exposition de peintures, et là elles font la connaissance de deux jeunes gens : Gay Melchior et François Levy. Comme ils sont très gentils et très corrects, et que leurs manières sont irréprochables, les jeunes filles n’hésitent pas à accepter une invitation pour une partie de campagne quelques jours après. Le jour est fixé, et la grand’mère donne son consentement à l’excursion. Il semble à Hélène qu’elle n’a jamais passé une journée aussi délicieuse. Les heures s’envolent ; bientôt la nuit tombe, et il fait clair de lune. Tout lui paraît si mystérieux et fantastique ; les paroles et les promesses que lui murmure le jeune Gay lui semblent si franches qu’elle ne doute pas un instant de sa bonne foi et finit par céder à l’irrésistible entraînement d’un premier amour. Le temps passe, mais Hélène n’est plus gaie comme autrefois. Gay l’a abandonnée, et ce qui pis est, elle n’ose pas confier ses soucis à la vieille grand’mère, qui mourrait de chagrin si elle apprenait la vérité. Elle reçoit un jour une lettre de son cousin Jacques, alors en voyage, et quand, le jour même de son arrivée, la grand’mère expire dans un accès de toux, Hélène se jette au cou de son cousin et lui raconte d’un bout à l’autre sa triste aventure. Il la prend en grande pitié et promet d’être son protecteur. Son premier mouvement est d’écrire une lettre à Gay, pour l’inviter à faire son devoir en épousant Hélène. Gay vient voir Hélène et est sur le point de céder aux exhortations énergiques de Jacques, quand paraît son père, le vieux Melchior, qui défend absolument à son fils de faire une pareille bêtise. En outre, il se permet d’insulter Hélène et Jacques ; la colère du jeune homme l’emporte et il s’élance sur le vieux coquin, qu’il roue de coups. La police survient et Jacques est condamné à trois mois d’emprisonnement. Le jour où il est remis en liberté, Hélène, qui a maintenant un joli petit garçon, vient le chercher à la porte de la prison et le ramène chez elle, où un bon petit repas les attend. Jacques lui dit alors combien il l’aime et qu’il l’a toujours aimée, et lui demande la permission de rester toujours avec elle et son petit garçon, en promettant de devenir un bon mari et un père affectueux. (Ciné-Journal, 1er juin 1912)

 

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