Générosité d’aviateur, d'Urban Gad
Titre : Générosité d’aviateur / Généreuse action (Nordisk) / Le record de la hauteur (Luxembourg) / L'aviateur généreux
Titre original : Den store Flyver / Ædel Daad
Production : Nordisk Films Kompagni
Réalisation : Urban Gad
Scénario : Christian Nobel
Photo : Axel Graatkjær
Interprétation : Poul Reumert (Arthur Vidart, aviateur), Christel Holch (Else / Elsa, sa sœur), Einar Zangenberg (Jean Aubert / Jean Hubert), William Bewer (Pehrsson / Lévy), Ellen Kornbeck (Lydia, ancienne amie de Jean), Emilie Sannom, Rigmor Jerichau
Longueur : 780 m.
Sortie au Danemark : 14 décembre 1911
Sortie annoncée en France dans Ciné-Journal du 23 décembre 1911, dans une distribution de Louis Aubert
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Einar Zangenberg, Poul Reumert & Christel Holch
Les deux aviateurs Arthur Picart et Jean Hubert s’entraînent le matin de bonne heure pour le grand concours de vol de hauteur qui va avoir lieu dans quelques jours. Bien que concurrents, ils sont grands amis, et Picart invite Hubert à venir le voir chez lui. À cette occasion, il le présente à sa sœur, la jeune et belle Mlle Elsa. Dès leur première entrevue. Hubert s’est épris de la charmante jeune fille si fraîche et gaie, et le frère et la sœur s’étant éloignés, il prend une rose à sa boutonnière et la pique dans la haie, à l’endroit où ils se sont rencontrés pour la première fois. Peu après, Elsa aperçoit la rose, elle la prend et baise tendrement ses feuilles, qui lui donnent comme un pressentiment d’un bel amour. Cependant, l’humeur de son frère n’est pas aussi souriante. Son tuteur vient de l’avertir qu’il ne lui fournira plus de fonds, et en même temps un certain usurier vient lui présenter un billet échu de 3.000 francs. Picart ne sait plus comment se tirer d’affaire. Il court à son tuteur pour tâcher de le fléchir; mais il n’y réussit pas, et il se voit obligé de demander un délai à l’usurier. Le cœur gros il va le trouver, mais l’usurier refuse net de lui accorder le moindre délai. Picart allègue que dans quelques jours il gagnera sans doute 5.000 francs au concours de vol de hauteur, mais l’usurier ne veut lui accorder le délai demandé qu’à la condition qu’il consente à contrefaire le nom de son tuteur. Picart, furieux du moyen odieux qu’il ose lui proposer, règle son compte à l’usurier. L’usurier donne à Picart le choix entre la fausse signature et la dénonciation à la police pour violence, et Picart préfère la première alternative. Rentré chez lui, il trouve, à sa surprise, Hubert auprès de sa sœur. Il est évident que les deux jeunes gens s’aiment. Cependant, il recommande à Elsa d’être très réservée vis-à-vis d’Hubert, qui est assez léger de caractère. Le lendemain, à l’aérodrome, il aperçoit Lydia, une des anciennes amies d’Hubert, qui essaie de faire valoir ses droits vis-à-vis de celui-ci, et il défend énergiquement à Elsa de penser à Hubert. La pauvre petite Elsa ne sait que croire. Hubert vient de lui faire cadeau d’un médaillon comme gage de son amour. Faut-il le jeter ? Non, elle ne peut pas, elle a confiance en son ami. Le jour où Picart et Hubert vont se disputer le prix pour le vol de hauteur arrive, et l’usurier, qui ne peut se calmer, va trouver Picart chez lui pour lui rappeler son engagement. Picart, déjà très nerveux, le jette à la porte ; mais Elsa, qui sait maintenant ce qui pèse sur son frère, ne pense qu’à le sauver coûte que coûte. Mais comment ? Elle réfléchit, elle le sait maintenant. Résolument elle se met à l’œuvre : elle écrit une lettre à Hubert, dans laquelle elle lui demande instamment de faire en sorte que son frère gagne le prix du concours, lui expliquant que son honneur, comme le sien, en dépendent. Hubert reçoit la lettre au moment de monter dans sa machine, mais il hoche la tête en signe de refus : il ne peut se décider à aider Picart qui a voulu entraver son bonheur. Toutefois, en apercevant Elsa, qui porte toujours son médaillon, il sent qu’elle l’aime toujours et malgré tout. Il lui prend la main, qu’il serre vigoureusement, en lui promettant que son frère gagnera le prix. Les deux aviateurs montent sous les acclamations de la foule, et Elsa suit anxieusement leur vol vers le ciel. Mais qu’est-ce qui se passe là-haut ? Hubert est plus élevé que son frère. Mais non ! Voilà qu’il coupe l’allumage ; il descend un peu, tandis que Picart monte, monte toujours. Hors d’elle, de joie, Elsa embrasse l’inspecteur de l’aérodrome et M. Lévy, l’usurier, se frotte les mains à la perspective de la bonne affaire. Picart descend à terre, salué par les cris d’enthousiasme de la foule. Hubert, lui, n’est accueilli que par une seule personne, la plus importante pour lui, il est vrai, et cet accueil lui rend bien les prix, médailles d’or et hommages au monde. Rayonnant de joie, il presse Elsa sur son cœur, et maintenant Picart donne avec plaisir la main de sa sœur au généreux ami qui a sauvé son honneur. (Ciné-Journal, 23 décembre 1911)