Les correspondants de guerre, de Vilhelm Glückstadt

Publié le par Denis Ballu

Titre : Les correspondants de guerre

Titre original : Krigskorrespondenter

Production : Filmfabriken Danmark

Réalisation : Vilhelm Glückstadt

Scénario : Carl Theodor Dreyer

Photo : Alfred Lind

Interprétation : Emanuel Gregers (Bretton, journaliste), Bertel Krause (Clark, journaliste), Emilie Sannom (Scura), Richard Jensen (le général), Grethe Ditlevsen & Emilie Smith (les danseuses), Ellen Tegner (la dame du harem), Valdemar Møller

Longueur : 1218 m. / 960 m. (France)

Sortie au Danemark : 13 mai 1913

Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 31 mai 1913, dans une distribution de Charles Helfer

Muni de lettres de créance auprès des officiers des Balkans, Bretton obtient une lettre du Ministre de la Guerre en personne demandant à ses subordonnés de prêter toute l’assistance possible au jeune journaliste. Dans le train, Bretton rencontre Clark, correspondant d’un journal rival. En passant la douane, Clark aperçoit les lettres de recommandation de Bretton. N’en possédant pas lui-même, il décide de les voler. L’histoire se poursuit sur les lieux de la guerre, où Sonia et son père gardent leurs moutons. Le vieil homme est tué par une balle perdue et enterré par sa fille endeuillée. Les deux correspondants se rendent à pied au quartier général mais, au bord d’un précipice, ils remarquent une escarmouche entre les forces en présence. Afin de mieux observer le combat, Bretton abandonne son sac à dos. S’approchant trop près du bord, il fait un faux pas et tombe. Ses cris sont entendus par Sonia, qui, en venant à son secours, risque sa vie. Clark ouvre le sac à dos de son rival et vole les papiers tant convoités. Muni de ces documents, il se rend au quartier général, où il est chaleureusement accueilli. Bretton se remet de sa chute et n’est pas indifférent à celle qui l’a sauvé. Retrouvé par les soldats, sans papiers, il est arrêté comme espion. Il s’échappe de la tente où il est gardé et, épargné par les balles de la sentinelle, s’enfuit à cheval. La bataille fait rage et les deux correspondants ont leurs articles prêts. Clark, piégé par Sonia, est arrêté alors qu’il tente d’atteindre le bureau du télégraphe, ce qui permet au télégramme de Bretton de partir. Lorsque Clark arrive enfin, les lignes sont encombrées. Mécontent, il se rend dans un théâtre voisin, mais l’ennemi est à portée de tir et un obus bien placé s’écrase à sur le bâtiment, forçant le public et les artistes à fuir pour sauver leur vie. Clark, parmi d’autres, perd connaissance. Bretton, apprenant qu’une bataille maritime est imminente, se rend sur place et, en grimpant à un arbre, assiste à la destruction d’un imposant navire de guerre par une mine sous-marine. Les correspondants se précipitent à nouveau au bureau du télégraphe, et Sonia, qui aide Bretton, déjoue à nouveau Clark. Bretton, pour avoir une meilleure vision d’un conflit terrestre, emprunte un avion. Celui-ci est touché par un obus et s’écrase dans un fracas épouvantable. Sonia, capturée par les Turcs après avoir été blessée, s’est échappée d’une mosquée faisant fonction d’hôpital et erre dans les rues lorsqu’elle voit l’avion tomber. Elle sauve Bretton des flammes mortelles. Bretton triomphe une fois de plus en faisant passer son article avant celui de Clark. Il demande à Sonia de l’accompagner chez lui et de devenir son épouse. À la fin des hostilités, les jeunes gens arrivent dans la ville natale de Bretton et sont chaleureusement félicités pour leur travail par le propriétaire du journal. Ils rencontrent Clark, leur ancien ennemi, et tous leurs différends se règlent par une chaleureuse poignée de main et la déclaration suivante : « En guerre comme en amour, tout est permis. » (The Moving Picture World, 16 août 1913, p. 782, adaptation Denis Ballu)

 

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