L'étranger ou La bienfaisance de l'inconnu, de Vilhelm Glückstadt
Titre : L'étranger ou La bienfaisance de l'inconnu / L'inconnu
Titre original : Den Fremmede
Production : Filmfabriken Danmark
Réalisation : Vilhelm Glückstadt
Interprétation : Emanuel Gregers (Poul Wang, greffier), Gudrun Houlberg (Carla, sa femme), Rasmus Ottesen (le négociant Dahl), Kristian Møllback (l’usurier Frandsen), Hakon Ahnfelt-Rønne (le collègue de bureau de Wang), Charles Løwaas (le chef du jeune Dahl)
Longueur : 830 m. / 912 m. (France)
Sortie au Danemark : 23 mars 1914
Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 13 juin 1914, dans une distribution de Cécile Halley.
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Gudrun Houlberg & Emanuel Gregers
C’est jour de paye au bureau où travaille le greffier Wang. Lui et ses collègues, décident de fêter ça le soir même. Il rentre chez lui et s’attable. Sa jeune épouse, Carla, lui sert la soupe. Il lui annonce sa sortie nocturne avec ses collègues. Quand il part, elle lui demande de ne pas rentrer trop tard. Wang et ses collègues se rendent à l’Olympia où ils assistent au spectacle de la danseuse Flambella. Restée seule, Carla fait de la couture en attendant le retour de son mari. Les joyeux fêtards sont maintenant attablés au restaurant le Chat noir où ils boivent et fument d’abondance, s’amusent avec des femmes et Wang n’est pas le dernier, au point qu’il finit par ne plus avoir assez d’argent pour payer ses frasques. Il signe un billet au serveur comme quoi il pourra se présenter chez lui le lendemain pour récupérer l’argent qui lui est dû. Le lendemain matin, Wang semble bien fatigué lors du petit déjeuner et lorsqu’un homme vient réclamer la somme due, il fouille dans son portefeuille, mais celui-ci est vide. Il fait des mains un geste d’impuissance et l’homme repart. Un peu plus tard, quand Carla lui demande l’argent du ménage, il lui dit qu’elle l’aura dans la soirée. Au bureau et à la cantine, Wang ne partage pas la gaieté de ses collègues. Finalement, il ouvre un journal et tombe sur l’annonce d’un prêteur sur gages chez qui il se rend un peu plus tard. Là, l’usurier lui prête de l’argent qu’il s’empresse d’aller remettre à Carla. Ils s’embrassent, en regardant le berceau de leur futur enfant. Un an s’est écoulé et un nouveau membre a été accueilli dans la famille Wang. En sortant, Wang croise le facteur qui lui remet une lettre du prêteur sur gages qui se plaint de ne pas avoir été remboursé et menace de passer sur son lieu de travail dans l’après-midi s’il n’est pas payé d’ici là. Au bureau, Wang ne semble pas dans son assiette, mais il parvient à obtenir un nouveau délai de son créancier, jusqu’au au soir 9 heures. Le soir, alors que tout le personnel est parti, Wang s’arrête devant la porte, hésite, finit par entrer, gagne la pièce où se trouve le coffre-fort et l’ouvre. Dans la pièce voisine, son patron entend du bruit et lève la tête, intrigué : un voleur ! Il prend un pistolet et entrouvre la porte, découvrant le dos de l’homme qui récupère des billets. Il l’observe, recule, le reconnaît, hoche la tête quand il le voit remettre les billets dans le coffre et le laisse partir. Ensuite, il vient refermer le coffre fort que Wang a laissé ouvert. Le soir, l’usurier, qui a attendu en vain, téléphone à Wang qui obtient un nouveau délai de 24 heures. Le lendemain, un peu avant la fermeture du bureau, le comptable remet à Wang une enveloppe avec de l’argent à remettre le lendemain dans une de leurs filiales située près de chez lui. Wang met l’enveloppe dans sa sacoche et rentre chez lui, où sa femme s’inquiète qu’on lui ait confié une telle somme d’argent pour la nuit. Il place la lettre dans un tiroir qu’il ferme à clé. Une heure plus tard, un télégramme de son patron, Dahl, lui demande de se présenter au bureau pour des vérifications sur des opérations de comptabilité. Wang montre la lettre à Clara et essaie de la rassurer car elle a peur de rester dans une maison isolée avec tant d’argent. Il finit néanmoins par sortir. Dahl sort un livre de comptes, mais Wang est absent. Ils discutent. Wang demande à emprunter de l’argent. Dahl refuse : c’est contre ses principes de prêter de l’argent à ses employés. Wang parti, Dahl se revoit voler de l’argent dans un coffre-fort. Découvert, il supplie son patron quand il le met à la porte. Dahl se prend la tête à deux mains. Wang s’est rendu chez son prêteur sur gages et fait un geste d’impuissance des mains. La discussion s’envenime, mais il obtient un dernier délai : jusqu’au lendemain midi, sinon le prêteur sur gages fera saisir les meubles de Wang. Carla est près du berceau quand son mari lui téléphone : il va être en retard pour rentrer. Elle raccroche, enfile sa robe de chambre, va ouvrir un tiroir du bureau et y prend un revolver. Un voiture s’arrête devant la clôture de la maison. Wang en descend, rentre chez lui et va ouvrir le tiroir du bureau. Dans la chambre, sa femme entend du bruit, se lève et regarde par le trou de la serrure. Elle pense qu’un voleur s’est introduit chez eux. Wang fouille un tiroir, puis un autre, sans trouver ce qu’il cherche. Carla continue à observer par le trou de la serrure, puis ouvre la porte et tire sur le voleur présumé. Blessé, Wang s’effondre sur une chaise. Elle est horrifiée quand elle s’aperçoit de sa méprise. Un étranger chemine dans la campagne, puis arrive chez les Wang, les voit discuter ensemble. Ils se retournent et l’aperçoivent. L’étranger leur donne une poignée de billets de banque, pose une main sur l’épaule de Clara, puis s’éloigne, les laissant s’embrasser. Il rentre chez lui, enlève sa perruque et on découvre le visage de Dahl : le bienfaiteur des malheureux que personne ne connaît ! (résumé Denis Ballu, d’après programme danois et vision du film)