Mirzi, réalisateur inconnu

Publié le par Denis Ballu

Titre : Mirzi
Titre original : Mirzi
Production : Filmfabriken Danmark
Réalisation : inconnu
Scénario : Palle Rosenkrantz
Décor : L. A. Hjarne
Interprétation : Emanuel Gregers (Nicolaj Kaszinsky), Emilie Sannom (Ethelka), Ragnhild Sannom (Sonja), Dagny Tychsen (Mirzi), Valdemar Møller (le prêteur sur gage)
Longueur : 855 m. / 930 (France)
Sortie au Danemark : 17 janvier 1914
Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 27 juin 1914, dans une distribution de Cécile Halley.

 

Ragnhild  &Emilie Sannom

 

Nicolaj Kaszinsky appartient à une vieille famille slovaque et vit dans une région boisée avec ses deux filles Ethelka et Sonja. Sa femme est morte et sur son bureau il a une photo d'elle sur un chevalet. Sa fille Ethelka est son portrait tout craché. Tous trois vivent heureux et en harmonie dans une grande et vieille maison et un intendant fidèle se tient à leurs côtés pour l'administration des terres. Kaszinsky se rend parfois dans la grande ville. Lors d'un tel voyage, il voit dans un restaurant la jolie tzigane Mirzi qui joue du violon avec un grand et rare talent. Kaszinsky tombe amoureux d'elle. Elle rit et décline son invitation à un rendez-vous. Mais quand la vieille tzigane abat ses cartes devant elle et lui dit qu'elle va doit épouser un vieil homme riche, elle sourit et réfléchit à la chose. Kaszinsky la suit en partant du café, mais elle fait semblant de ne rien remarquer. Peu de temps avant l’arrivée de Kaszinsky, elle s'était rendue chez le prêteur sur gages Josef Schmidt où elle a tenté de voler un bracelet : elle a échoué, mais le mal est en elle. Kaszinsky lui rend visite, elle joue pour lui, mais fait ensuite étalage de pruderie, aussi il se défile et rentre chez lui. Ses deux filles se rendent compte que leur père est distrait. Elles n'en savent pas la raison, mais alors une nuit à minuit la photo de leur mère qui était suspendue au-dessus du lit de Sonja tombe soudain. Ethelka ramasse la photo et descend voir son père. Il est assis, plongé dans ses pensées, il revoit encore Mirzi alors qu'à ses oreilles arrivent les sons de son adorable violon. Quand Ethelka entre, il est assis en train d’écrire à Mirzi : J'arrive, je ne peux pas vivre sans vous ! Par-dessus son épaule, Ethelka lit la lettre et elle comprend qu'elle a perdu son père. Kaszinsky retourne à la grande ville, recherche Mirzi et, leur mariage est célébré chez un notaire, mais dans la maison de la ferme, en pleurant, Ethelka enlève la photo de sa mère de la place d'honneur où elle se trouvait depuis le jour de la mort de sa mère. Kaszinsky rentre chez lui avec sa jeune épouse. Elle est accueillie fraîchement par ses belles-filles et la méchanceté s'enflamme en elle. Elle leur montre rapidement dédain et mépris. Elle exténue leur cheval favori Leilu en le chevauchant et quand Sonja se plaint du mauvais traitement qu'elle a infligé à l'animal, elle la frappe et son emprise est si grande sur Kaczinsky qu'aucun reproche ne peut sortir de sa bouche sitôt qu'elle prend son violon et joue pour lui. Quelques jours plus tard, elle trouve les filles en pleurs, dans leur petite chambre, devant la photo de leur mère. Elle leur arrache la photo et la jette sur le sol. Ethelka va alors voir son père pour se plaindre, mais elle s'arrête pétrifiée sur le seuil de la pièce quand elle le voit mettre un bijou de sa mère sur la tête de la méchante femme. La même nuit, les deux orphelines empaquettent leurs maigres bagages. Elles quittent la ferme avec Leilu, mais disent adieu au cheval pour monter dans le train qui va les conduire à la grande ville, incertaines du destin qui les attend. Le lendemain, le cheval abandonné rentre en courant à la ferme. Affolé, Kaczinsky se précipite mais perd leur piste et rentre chez lui. Les enfants sont loin. Alors sa colère contre Mirzi éclate mais, craintive, elle se cache. À la grande ville, les deux pauvrettes trouvent un logement sordide où elles s'installent et pleurent sur leur triste sort. Cependant, Kaczinsky décide d'aller à leur recherche, ce qui provoque une violente scène entre lui et Mirzi. Il a des mots méchants envers elle et elle jette sur lui la lampe à pétrole allumée. Le parquet et les rideaux s'enflamment et, pendant que Mirzi file pour mettre se bijoux en sécurité, Kaczinsky est entouré par les flammes. Comme une torche, il saute par une fenêtre et s'écrase sur les pavés, alors que les flammes dévorent la maison de ses ancêtres où roses et vignes sont transformées en cendres incandescentes. Les bijoux sont en sécurité et maintenant Mirzi est la propriétaire des forêts et des terres de la ferme. Elle s'installe dans la maison du régisseur, sans une pensée pour les filles. Celles-ci ont bientôt épuisé leurs quelques shillings et leur hôtesse les menace. Dans un journal qui va leur servir à emballer leurs affaires, elles lisent, consternées, le récit macabre de la mort de leur père et de la destruction de leur maison d'enfance. La chute va être rapide pour les deux filles sans défense. Presque tout ce qu'elles possédaient a été vendu ou mis en gage et elles se sont réfugiées dans une misérable masure dans une banlieue pauvre où Sonja est tombée malade. Elles n'ont pas d'argent pour se nourrir. Aussi, Ethelka se résout à mettre en gage un médaillon avec une photo de sa mère pour obtenir l'argent nécessaire pour retourner chez elles exiger ses droits de la méchante belle-mère maintenant assise sur la richesse de la ferme familiale. Elle se rend chez le prêteur sur gage Josef Schmidt, celui-là même que Mirzi avait voulu voler. Ému par l'histoire de la sœur malade, il lui prête deux pièces d'or, en garantie du prêt. Heureuse, elle rejoint son logis, mais, dans la cour sordide, elle est témoin d'une conversation entre deux bandits qui projettent d'agresser, dans la nuit, Josef Schmidt, l'assassiner et voler son argent. Elle se précipite au commissariat de police et réussit à temps à faire échouer le plan diabolique. Avec audace et courage, elle affronte le danger et, au dernier moment, elle sauve Schmidt tandis que la police emmène les bandits. Le lendemain, Schmidt se rend à son misérable logis. Elle lui raconte sa triste histoire et il lui promet de l'aider. Sonja est confiée à une vieille femme, bonne et sage. Ethelka et Schmidt partent pour la ferme, après avoir envoyé un télégramme à Mirzi pour l'informer que les orphelines, avec l'aide de Schmidt, veulent obtenir ce qui leur est dû. Mirzi vient à leur rencontre à cheval. Elle passe sur le pont de chemin de fer où se trouve un aiguillage juste au moment où un train passe, ce qui lui donne l'idée d'un plan diabolique. Elle retourne dans la forêt où deux gitans ont allumé un feu. Furieuse, elle frappe l'un d'eux de son fouet et il donne un coup de pied dans le feu, si bien que la forêt est bientôt en flammes. Le train d'Ethelka et Schmidt approche. Il s’apprête à croiser un train de marchandises à proximité du pont de chemin de fer. L'aiguilleur a été fortement brûlé par le feu de forêt qui maintenant s'attaque au pont. Il s’écroule au moment où le train s’approche de l’aiguillage. Mirzi le voit tomber et se précipite vers l'aiguillage. Des idées folles lui passent par le cerveau, mais avant qu'elle ait eu le temps d'agir, le train passe devant elle et s’engage sur la mauvaise voie. Sur son cheval, Mirzi poursuit le train qui, avec une hâte frénétique, se précipite dans la mer de flammes. De leur wagon, Ethelka et Schmidt voient le danger qui les menace. Ils entendent le train de marchandises siffler de l'autre côté du pont. Il n'y a pas une minute à perdre. Téméraires, ils sautent du train et sont sauvés, alors que le train est englouti dans les flammes. Dans un énorme fracas les deux trains se heurtent sur le pont et rapidement tout n'est que feu et fumée, tandis que wagons et rails incandescents dégringolent dans la rivière. Mais dans la forêt, la méchante belle-mère a rendez-vous avec son destin : elle tombe de cheval et se brise le cou, tandis que tout brûle et crépite autour d’elle. Ethelka et Schmidt arrivent sur le lieu où elle est tombée. Horrifiée, Ethelka se presse contre son sauveteur et les images disparaissent. Qu’elle et sa petite sœur vont maintenant retrouver le bonheur, libérées des dangers qui les menaçaient et de l'adversité, nous n’en doutons pas un instant. (adaptation programme danois Denis Ballu)

 

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