L’explosion, d'Einar Zangenberg

Publié le par Denis Ballu

Titre : L’explosion

Titre original : Eksplosionen

Production : Kinografen

Réalisation : Einar Zangenberg

Interprétation : Emil Helsengreen (le fabricant Brun), Alfi Zangenberg (son épouse), Ellen Rassow (Oda, leur fille), Anton de Verdier (l’ingénieur Barner), Einar Zangenberg (le contremaître Hansen), Ella la Cour (sa mère)

Longueur : 1060 m. / 1080 m. (France)

Sortie au Danemark : 8 septembre 1914

Sortie annoncée en France dans Le Film du 17 juillet 1914 dans une distribution de l’Agence Générale Cinématographique (AGC).

Cette production, excellent exemple des meilleures œuvres de la compagnie danoise, est remarquable, d’une part, par ses nombreuses scènes industrielles à caractère réaliste, intégrées à l’action principale, et, d’autre part, par ses très beaux décors où se déroulent les autres parties de l’action. Le héros, un acteur danois réputé, se déplace dans l’usine comme un véritable ingénieur, à l’instar des autres personnages du récit, tandis que les sensations principales sont marquées, outre un souci absolu de l’effet, par une vraisemblance rare dans ce genre de films. L’histoire, en bref, met en scène le propriétaire de l’usine et sa fille, le directeur – un homme débauché –, et un contremaître au comportement irréprochable, le héros du récit. Il est inutile de récapituler comment le directeur malhonnête cherche à discréditer le contremaître, mais il suffit de dire qu’après le sauvetage de la mort de la fille du propriétaire récupérée sur un tapis roulant (prise dans une courroie de transmission, précise Edmond Floury, Le Courrier cinématographique, 1er août 1914, p. 17), un nouvel amour naît entre le contremaître et la jeune fille. On nous montre, dans des scènes aux couleurs exquises, un bal illuminé dans une boîte de nuit, où le directeur séjourne évidemment, et le contraste d’un propriétaire désemparé par le manque de commandes pour ses ouvriers. Une nouvelle invention du contremaître permet de surmonter les difficultés financières, mais d’autres épreuves attendent le propriétaire et son nouveau partenaire – une explosion de chaudière provoquée dans un but malveillant (une sensation des plus réalistes) retombe sur son auteur, le directeur de l’usine, mais le hasard sauve le héros, et une ultime confession ouvre la voie au bonheur du nouveau partenaire et de sa future épouse. Un drame intéressant et bien géré du genre qui s’avère populaire auprès de toutes les catégories. Le jeu des acteurs est tout au long du film du haut niveau invariablement associé aux artistes danois. (The Bioscope, 8 octobre 1914, p. 175, adaptation Denis Ballu)

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article