Cœurs de femmes, d'Einar Zangenberg

Publié le par Denis Ballu

Titre : Cœurs de femmes

Titre original : Kvindehjerter

Production : Kinografen

Réalisation : Einar Zangenberg

Scénario : Einar Zangenberg, d’après une idée d’Andreas Larsen

Photo : Poul Eibye

Interprétation : Frederik Christensen (Lægen), Johanne Fritz-Petersen (Louise, sa fille), Ivar From (Robert, son fils adoptif), Edith Buemann Psilander (Dora, l’amie de Louise), Knud Almar (Charles Storm, l’ami de Robert)

Durée : 610

Sortie au Danemark : 4 novembre 1912

Sortie sous le titre figurant ci-dessus en Égypte en 1913

Edith Buemann Psilander, Johanne Fritz-Petersen & (alité) Knud Almar

Dans la chaleureuse demeure du médecin, Dora rend visite à son amie Louise, la fille de la maison. Les jeunes filles, pleines de joie, rivalisent d’efforts pour réconforter le médecin lorsqu’il revient fatigué de ses visites. Un jour, un télégramme arrive de Robert, le fils adoptif du médecin, étudiant à la capitale, annonçant qu’il a réussi son examen de médecine avec mention très bien et qu’il rentrera à la maison l’après-midi même. Il est accueilli avec joie par ses chers amis, et les journées s’écoulent dans la petite maison, entre plaisanteries et gaieté. Robert, qui reconnaît en Dora une amie d’enfance, lui avoue son amour, et une tendre relation, qu’ils gardent secrète, se noue entre les deux jeunes gens. Puis les ombres du chagrin s’abattent sur la maison du médecin. Un jour, alors qu’il rend visite à un patient, le cheval de sa charrette est effrayé par une automobile, s’emballe et verse dans le fossé. Le médecin est transporté chez lui sans connaissance. Il appelle sa fille et son fils adoptif à son chevet et, réunissant leurs mains, il dit : « Mon dernier souhait est de vous voir unis ! » Louise, qui ne connaît guère d’homme que Robert, et celui-ci, qui ne peut se résoudre à dire à son bienfaiteur qu’il a déjà choisi, inclinent la tête en signe d’assentiment. Le vieux docteur meurt, et Dora, les larmes aux yeux, voit son bonheur brisé. Les amants se séparent tristement, mais Robert doit tenir sa promesse, et Dora comprend très bien ses sentiments. Pour apaiser son chagrin, elle cherche un poste d’infirmière dans un hôpital, tandis que Louise et Robert préparent leur imminent mariage. Un an s’est écoulé. Les jeunes mariés vivent toujours dans la vieille maison du médecin, et Robert a repris le cabinet de son beau-père. Un jour, il reçoit la visite d’un ami, Charles Storm, dont l’arrivée est un changement bienvenu dans la morosité de la vie à la campagne. Louise est sous le charme du beau jeune homme et, tandis que Robert vaque à ses occupations, Louise coule des jours heureux auprès de Charles. C’est seulement à ce moment-là qu’elle ressent le véritable amour. Elle s’est mariée avec Robert pour exaucer le vœu de son père, et comme elle aimait Robert comme on aime un vieil ami, elle pensait que ses sentiments pour lui étaient de l’amour. Elle réalise maintenant, à son grand désespoir, qu’elle s’est trompée. Lorsqu’elle est auprès de Charles, elle sent son regard constamment posé sur elle et elle est envahie par un sentiment jusque-là inconnu. Il lui avoue son amour et, cédant à ses véritables sentiments, elle se jette dans ses bras. Un jour, Robert les surprend en train de s’embrasser. Il convoque Charles dans son bureau, lui reproche son comportement et lui demande de partir immédiatement. Même si l’amour véritable n’a pas cours chez lui, Robert ne veut pas perturber la paix et l’intimité que crée la coexistence de deux êtres qui se respectent. Charles approuve pleinement les reproches de son ami et promet de partir le soir même. Il informe Louise de sa décision, elle le supplie de rester. Il lutte avec acharnement pour résister à la tentation, mais il doit tenir la parole donnée à un ami. Après les adieux, il est saisi d’une profonde mélancolie et prend une décision désespérée. Tel un ivrogne, il sort en titubant de la maison du médecin et se dirige vers le port, où il se jette à l’eau. Deux hommes, témoins de son étrange comportement, se précipitent pour le secourir et le ramener à terre. Il est ensuite transporté à l’hôpital. Le lendemain, les journaux relatent le malheureux incident. Louise, en voyant cela, s’évanouit. Elle est alitée, souffrant d’une violente fièvre nerveuse, et Robert s’inquiète vivement de son état. Alors qu’il rend visite à ses malades, Louise se réveille de sa torpeur. Elle n’a qu’une pensée, un seul désir : revoir Charles. Elle s’habille et se rend à l’hôpital. Elle se jette sur le lit, et Charles, dont l’état est très critique, se réveille. Il la reconnaît, la prend dans ses bras, lui dépose un dernier baiser sur les lèvres et retombe mort sur les oreillers. Louise, elle aussi, n’a pas pu supporter l’émotion. Lorsque le médecin et l’infirmière tentent de la soulever prudemment du lit, ils constatent qu’elle a expiré. Les amants se sont réunis dans la mort. L’infirmière, qui n’est autre que Dora, reconnaît avec épouvante son amie et, sur l’insistance du médecin, se rend chez Robert pour lui annoncer la triste nouvelle. Robert, rentré chez lui et n’y ayant pas retrouvé sa femme, est désespéré. Il croit qu’elle s’est suicidée. Dora s’approche de lui doucement. Elle lui annonce la nouvelle avec douceur et le réconforte dans son chagrin. Avec le temps, toutes les blessures guérissent, et l’avenir apportera probablement lumière et bonheur dans la vieille maison du docteur. (adaptation programme danois Denis Ballu)

 

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