Au plus malin, de Vilhelm Petersen

Publié le par Denis Ballu

Titre : Au plus malin

Titre original : De listige Friere

Production : Kinografen

Réalisation : Vilhelm Petersen

Scénario : Anders Gjedde-Olsen

Interprétation :Frederik Christensen (le conseiller d'État Holm), Oda Rostrup (Ellen, sa fille), Charles Schwanenflügel (le professeur Klemme), Sophus Erhardt (le marchand Petersen), Anton de Verdier (Holger Borch, étudiant en droit)

Longueur : 640 m. / 675 m. (France)

Sortie au Danemark : 24 septembre 1913

Sortie annoncée en France dans Le Courrier cinématographique du 29 novembre 1913, dans une distribution de l’Agence Générale Cinématographique (AGC).

Ellen Holm rentre chez elle heureuse et fraîche après son bain matinal. En chemin, elle salue plusieurs pensionnaires de l’hôtel, parmi lesquels trois hommes qui se montrent très empressés envers elle : le professeur Klemme, le crémier Petersen et l’étudiant en droit Borch, avec qui elle effectue une promenade matinale. Au cours de celle-ci, il suggère un petit tour d’aviron et ils se rendent au port de l’hôtel. Par hasard, le professeur observe leur rencontre avec la longue-vue de l’hôtel et se promet de contrecarrer les menées de Holger Borch vis-à-vis d’Ellen. Cependant, Ellen rentre chez elle mais, tandis que ses parents lui donnent le bonjour, sa mère s’aperçoit que sa fille a perdu une bague coûteuse. Ellen retourne rapidement à la piscine dans le but d’y retrouver sa bague, soit dans la cabine soit au fond du bassin. Elle demande à des dames de plonger pour la chercher, mais en vain, et elle rentre chez elle toute triste. Dans le jardin, elle est surprise par ses trois adorateurs. Le professeur a été chez le conseiller d’État et le marchand chez Mme Holm pour demander Ellen en mariage. Tous deux ont reçu la même réponse : « Soit, mais notre fille décidera cela toute seule. » Ils viennent maintenant chacun lui faire sa demande en mariage. Ellen, qui a toujours en tête sa bague perdue, répond distraitement : « Trouvez d’abord ma bague, nous en reparlerons ensuite. » Tous deux se précipitent pour réaliser son souhait, mais Holger Borch, qui n’a pas été voir les parents, arrive alors et fait sa demande directement à Ellen. Il obtient, quoique sous une forme plus aimable, la même réponse et lui promet de retrouver sa bague. À la réflexion, il en arrive à se dire qu’il est plus simple de se rendre chez l’orfèvre où la bague a été achetée et d’en trouver une semblable, ce qu’il arrive à faire. Le professeur et le crémier commencent leurs investigations à la piscine où la bague est sensée avoir été perdue. Pour ses recherches, le professeur demande à toutes les dames qu’il rencontre devant les cabines de l’aider à chercher, mais soudain une mystérieuse apparition d’apparence féminine se glisse devant lui. Il regarde plus attentivement. Oh, ciel ! C’est le marchand qui s’est déguisé pour pénétrer dans la partie réservée aux femmes et y rechercher la bague. Furieux, le professeur se rend au commissariat de police pour demander à ce que le crémier soit arrêté pour outrage aux bonnes mœurs et enfermé dans la prison locale. Mais comme les dames interrogées par le professeur n’ont pas pu lui permettre de retrouver la bague, ce qui est plutôt normal parce que, dans le même temps, Ellen l’a retrouvée dans son jardin où elle l’avait perdue sur les gravillons, elles se rendent dans le bazar local, y achète chacune une bague et font croire au professeur, chacune de son côté, que leur bague est la bonne. Le pauvre professeur les récompense toutes les deux, car l’une des bagues doit bien être la vraie. Le même jour, les pensionnaires de l’hôtel de la station balnéaire ont organisé une excursion et on les voit partir à vélo, en voiture ou à cheval. Peu après, ils s’installent pour profiter des rafraîchissements emportés. Comme Ellen et Holger chevauchent côte à côte, chacun remet à l’autre un petit paquet : celui d’Ellen contient la véritable bague qu’elle lui donne pour qu’il puisse remplir sa promesse de lui rendre la bague perdue, ce dont elle se réjouit royalement. Ils conviennent d’échanger rapidement deux autres bagues – de fiançailles – et galopent pour retrouver la compagnie et demander aux parents d’Ellen leur consentement. À leur retour, le professeur demande à s’entretenir avec Ellen et lui montre son assortiment de bagues. Soudain, le marchand, qui s’est évadé de la maison d’arrêt, surgit, très en colère contre le professeur, et, menaçant, exige de lui une explication. Plusieurs personnes de la compagnie viennent les séparer et quand les deux prétendants apprennent qu’Ellen est fiancée et que deux autres dames, qui ont des vues sur eux, s’approchent pleines d’un tendre réconfort, les deux hommes se réconcilient, tombent dans les bras l’un de l’autre et célèbrent leurs fiançailles en dansant un modeste boston. Le conseiller d’État porte un toast aux fiancés et, avec le Champagne, Ellen et Holger reçoivent trois puissants hourras. (adaptation programme danois Denis Ballu)

 

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