L'hôte mystérieux, de Forest Holger-Madsen
Titre : L'hôte mystérieux
Titre original : Den mystiske Fremmede
Production : Nordisk Films Kompagni
Réalisation : Forest Holger-Madsen
Scénario : Richard Jäger
Photo : Marius Clausen
Interprétation : Ebba Thomsen (la comtesse Ida / Edmée de Biéville), Olaf Fønss (Walter Fahrich / Paul Durien), Alf Blütecher (Mefisto / Méphisto), Dagmar Kofoed, Peter Jørgensen, Ebba Lorentzen, Franz Skondrup, Mme Jacobsen, Charles Willumsen, Oluf Billesborg, Henny Lauritzen, Ingeborg Jensen, Ellen Ferslev, Birger von Cotta-Schønberg, F. Clausen, Holger Syndergaard, Philip Bech, Ingeborg Bruhn Bertelsen, Frederik Jacobsen, Johannes Ring, Lily Frederiksen
Longueur : 668 m. / 685 m. (France)
Sortie au Danemark : 21 mai 1914
Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 30 mai 1914, dans une distribution de Louis Aubert
Paul Durien, étudiant en médecine, est très ambitieux. Jour et nuit, il travaille pour atteindre son but : devenir riche et célèbre. Après avoir travaillé toute la nuit, il s’endort à l’aube sur ses livres. Il rêve : Méphisto est devant lui et lui dit : « Si tu me donnes dix ans de ta vie, je te donnerai en échange la richesse et la célébrité. Tes diagnostics seront infaillibles car, si tu me vois au chevet d’un malade, il sera condamné, si au contraire je suis au pied du lit, il sera possible de le sauver ! » Mais Paul Durien repousse cette offre. Pourquoi donner dix ans de sa vie pour obtenir la richesse et la célébrité ? Certainement, il veut être célèbre et riche, mais le prix demandé par Méphisto lui semble trop élevé ; mais celui-ci continue : « Tu en doutes, et bien je t’en donnerai tout de suite la preuve. Le roi est à toute extrémité, condamné par tous les médecins. Je vais te donner le pouvoir de le rappeler à la vie, et, avant ce soir, tu seras célèbre dans le monde entier. » La tentation est trop forte, Paul conclut le pacte avec Méphisto. Celui-ci tient sa promesse. Paul Durien sauve le roi. Le voilà célèbre. Dès ce moment, son cabinet de consultation ne désemplit pas. Méphisto a, en peu de temps, tenu ses deux promesses. Maintenant, Paul Durien est riche, très riche. Un jour, la comtesse Edmée de Biéville se précipite dans son cabinet et lui explique, en phrases entrecoupées, que sa mère est très malade, elle le prie de tenter au moins de la sauver. Paul Durien ne peut résister aux supplications de la jeune fille. Quand il est auprès de la malade, il voit immédiatement qu’il ne peut rien faire car Méphisto est à la tête du lit. Paul regarde la jeune fille, que ne ferait-il pour mériter sa reconnaissance ? Il supplie Méphisto de renoncer pour une fois à sa proie. Mais ce dernier ne donne rien sans échange ; il consent à rendre la vieille femme à la vie, mais il exigera un jour de Paul le sacrifice de l’être qu’il aimera le mieux. La comtesse remise, Paul a acquis la reconnaissance et l’amour de la jeune fille. Peu après, on célébrait le mariage de la jeune comtesse Edmée de Biéville et de Paul Durien. (Cinq années se passent) Paul et Edmée sont très heureux et le docteur, qui dans son bonheur oublie son pacte avec Méphisto, se voue tout entier à l’éducation de sa petite fille. Mais un nuage devait bientôt assombrir son bonheur. La fillette devient dangereusement malade, maman s’inquiète peu, papa n’est-il pas là ? Mais lui, se souvenant tout à coup de la promesse faite à Méphisto, craint pour la santé de sa chérie : Méphisto se montre en effet à la tête du lit de l’enfant. Voyant que ses larmes n’attendrissent pas le démon, le pauvre père essaie de le tromper ; très doucement, il tourne l’enfant de façon à ce que sa tête se trouve au pied du lit. Mais Méphisto ne se laisse pas tromper impunément. L’enfant meurt et, comme punition, Méphisto s’empare de Paul et de sa femme. Le rêve est fini. Paul s’éveille au moment où ses camarades d’étude se précipitent dans sa chambre pour l’emmener en excursion. Comprenant enfin que l’argent et la gloire ne font pas le bonheur, pour la première fois depuis longtemps, il consent à les accompagner. (Le Courrier cinématographique, 30 mai 1914 ; note : la précision temporelle entre parenthèses ne figure pas dans la revue française)