Karen la fille de la mine, réalisateur inconnu
Titre : Karen la fille de la mine
Titre original : Karen fra Gruben
Production : Copenhagen Film Co
Réalisation : inconnu
Scénario : Miljam Nathansohn
Interprétation : Johan Jensen (Ole, aubergiste), Tolva Jacobsen (Karen, sa fille), Knud Bærentzen (Karl, le prétendant de Karen), Axel Mattsson (Lui, l’autre prétendant de Karen), Marius Hansen (Søren-l’idiot)
Longueur : 950 m. (France)
Sortie au Danemark : 26 décembre 1913
Sortie annoncée en France dans Ciné-Journal du 18 octobre 1913, dans une distribution de Juan Sala
/image%2F1453671%2F20251216%2Fob_c4243c_0copenhagenkaren.jpg)
Parmi les ouvriers de la petite colonie minière de X, il y a le solide et sain Karl et l’audacieux Lau. Tous deux sont amoureux de la seule femme de la colonie, à savoir la fille de l’aubergiste Ole, Karen. Cette dernière est également admirée par un type à moitié fou, appelé Søren-l’idiot, qui a reporté tout son amour sur Karen et la suit partout comme un chien fidèle. Karen est une gentille fille au cœur pur, aimé de tous les ouvriers de la colonie. L’auberge est située dans la partie principale de la mine, parmi des chalets et le poste de police. D’autre cabanes se trouvent dans la seconde partie de la mine, de l’autre côté du lac. Tôt le matin, alors que le soleil brille, Karen sort de l’auberge et aperçoit Karl qui arrive sur son cheval. Elle lui souhaite la bienvenue. Sortant à son tour, son père fait de même. Lau et plusieurs ouvriers arrivent et, pendant que Karen sert de la bière à la ronde, Søren-l’idiot suit son aimée. Comme d’habitude c’est un sujet d’amusement pour tous et surtout pour Lau qui se moque de lui. Karl vient alors à son aide en lui disant de laisser Søren tranquille. Lau sort son revolver et Karl fait de même, mais la bailli les sépare. Il leur propose de montrer plutôt leur dextérité sur une cible. Karl tire en-dessous, sous les rires des spectateurs, mais Lau frappe au centre, sous des applaudissements nourris. Karl grimpe alors la pente raide du « Roc de sucre » et plante le drapeau danois à son sommet. Mais Lau surenchérit et grimpe le même éperon à cheval. L’huissier promet une récompense de 10 000 couronnes à celui qui attrapera le voleur de la poste et c’est l’effervescence dans la colonie pour obtenir l’argent. Après une courte rencontre avec Karen au banc du point de vue, car elle doit aller travailler, Karl regagne son logement de l’autre côté de la mine. En chemin, il croise Søren-l’idiot. Ils entendent quelqu’un monter et ils se cachent derrière les rochers. De là, ils entendent Lau et son ami Lars-le-borgne mijoter une nouvelle attaque de la poste. Karl se voit gagner les 10 000 couronnes et demande à Søren de ne rien raconter de ce qu’ils ont entendu. Dans la soirée, Lau et Lars volent les sacs postaux. Le postier vient à l’auberge où l’huissier demande où l’attaque a eu lieu avant de se mettre en route. Karl a immédiatement trouvé les sacs postaux, mais quand l’huissier arrive il est incapable de prouver son innocence et est mis en état d’arrestation. Lau apprend à Karen l’arrestation de Karl et cherche à l’embrasser. Elle le repousse mais il réessaye, avant d’être expulsé par le vieux Ole. Il part en jurant de se venger. À cheval, il rejoint ses camarades qui lui promettent de l’aider à enlever Karen. La nuit, les cavaliers arrivent, blessent le vieux Ole et enlèvent Karen. Le lendemain, Lau envoie un de ses acolytes à l’auberge pour espionner. Celui-ci entend que Ole doit cacher des sacs postaux contenant 50 000 couronnes en billets la nuit suivante, car la poste n’ose pas aller plus loin dans la soirée. L’espion informe Lau de ce qu’il vient d’apprendre. Lau et ses camarades décident de voler l’argent. Lau a une idée : il fait asseoir Karen devant lui sur son cheval pour l’utiliser comme bouclier. Søren-l’idiot, qui a entendu ce que les bandits projettent, vient en faire part à l’auberge. Un des ouvriers est envoyé demander l’aide de la police, tandis que les autres se barricadent aussi bien qu’ils peuvent. À son arrivée, Lau est accueilli par une salve de coups de fusils. Tandis que l’ouvrier est parti chercher de l’aide, le combat fait rage des deux côtés de la barricade. De l’intérieur, Søren a aperçu Karen. Profitant de la fumée occasionnée par la poudre et la maison en flammes, Søren se faufile et se cachant et réussit à faire descendre Karen du cheval de Lau et à la pousser dans la maison, avant de tomber sous une balle de Lau. Les bandits sont maintenant sans pitié et rapidement l’auberge est en flammes et à l’intérieur il n’y a plus de poudre. Au dernier moment, l’aide arrive et tous les bandits sont abattus, sauf Lau qui réussit à échapper à Karl et à deux officiers. Poursuivi, il chevauche pour sa vie, grimpant des falaises abruptes, jusqu’à ce qu’il arrive au banc offrant un joli point de vue où il ne dispose que d’une alternative : monter ou descendre, les trois autres flancs de la montagne tombant à pic dans l’abîme. Il se lance vers le sommet, mais ne voit pas le moyen de s’en sortir et se précipite volontairement dans la mort. Quelque temps après, dans la soirée, le soleil inonde de roux les pentes, en haut se trouve une croix minable éclairée par le soleil couchant. Là, le silence est rompu par deux personnes, Karen et Karl, cheminant ensemble vers leur endroit préféré, le banc offrant un joli point de vue, où Karl enlève son chapeau tandis que Karen jette un bouquet vers l’abîme au fond duquel Lau a trouvé sa dernière demeure. (adaptation programme danois Denis Ballu ; Note : Les deux amoureux de Karen s’appellent "Karl" et "Lui". Pour éviter la confusion entre le prénom du second et le pronom français "lui", j’ai remplacé "Lui" par "Lau" dans ma traduction)