Dagmar, de Rasmus Ottesen

Publié le par Denis Ballu

Titre : Dagmar / Dagmar, la fille du brasseur (Luxembourg) 

Titre original : Bryggerens Datter

Production : Det skandinavisk-russiske Handelshus

Réalisation : Rasmus Ottesen

Scénario : Carl Th. Dreyer & Viggo Cavling

Photo : Adam Johansen

Interprétation : Olaf Fønss (Erik Holk, employé de la brasserie), Rasmus Ottesen (I.M. Steffensen, brasseur), Emilie Sannom (Emma, sa fille), Richard Jensen (Otto Schultz, le maître brasseur), Jacoba Jessen (une ouvrière de la brasserie), Wanda Mathiesen (la danseuse de music-hall), Elna Panduro (une autre danseuse), Peter S. Andersen (un agent de police), Stella Lind, Tippe Lumbye

Longueur : 793 m.

Sortie au Danemark : 9 août 1912

Sortie annoncée pour la France dans Ciné-Journal du 14 décembre 1912, dans une double distribution de Georges Janin d’une part et de Georges Braun de l’autre (pour plus de précisions voir mon article Le cinéma danois en France, I : des origines à 1914 https://www.calameo.com/books/007847874059b5911b2bd)

C'est à la Dekage de Cologne que le film a été acheté par ses distributeurs français

 

Le vieux brasseur Steffensen n’a que deux passions : la brasserie, transmise par héritage de génération en génération, et sa fille, Emma, dont le beau visage est l’image vivante de celui de sa défunte épouse. Alors que l’histoire commence, le vieux brasseur est en conversation avec son maître brasseur. Il examine personnellement certaines préparations de laboratoire et, les trouvant conformes, invite le maître brasseur à une fête qui aura lieu le soir même à sa villa. Avant l’arrivée des invités, il y a du temps pour une partie de tennis et le maître brasseur va chercher Emma et l’accompagne jusqu’au court. Il n’est pas vraiment amoureux d’elle, mais il a quand même tendu quelques filets dans l’espoir de l’y attirer et espère qu’un jour cette voie lui permettra de devenir le patron de la vieille brasserie. En chemin, le couple croise un des ouvriers de la brasserie, le courageux Erik Holk. Ce dernier est frappé par la grâce et la beauté de la jeune femme, qui, elle, se prend involontairement d’affection pour lui, attirée par son air crâne et hardi. Après la partie de tennis, le maître brasseur et la fille du brasseur vont s’habiller chacun de son côté pour la fête du soir. Chez lui, le maître brasseur reçoit la visite d’une employée de la brasserie, qu’il fréquentait jusqu’alors, mais dont il doit se débarrasser pour sceller son destin. S’ensuit un règlement de compte entre eux, après quoi le maître brasseur, habillé pour la fête, se rend à la villa du brasseur. Une fois le dîner terminé, la compagnie se rend à la brasserie, que les invités souhaitent visiter. Il est tard, et le jeune ouvrier, que la fille du brasseur avait aperçu quelques heures plus tôt près du court de tennis, est de service de nuit. Il est occupé à diverses tâches lorsque l’élégant groupe arrive. Le maître brasseur, ressentant le besoin d’étaler ses connaissances, commence à expliquer le fonctionnement de divers appareils et, dans son ignorance, ouvre un robinet d’où jaillit un jet de vapeur brûlante. Malheureusement, le jeune ouvrier, qui se tenait à proximité, est touché par le jet et s’évanouit de douleur. Il est transporté dans le bureau du brasseur, où la fille du brasseur lui prodigue les premiers soins. Malgré cette légère interruption de la gaieté, la fête continue. Le maître brasseur en profite pour demander la main de la fille du brasseur, sur laquelle le jeune et sympathique employé de la brasserie a fait une telle impression qu’elle ne peut imaginer associer son destin à celui de quelqu’un d’autre, et surtout pas à celui du maître brasseur, responsable de l’accident de l’ouvrier. Le maître brasseur rentre chez lui, aigri par l’échec de sa demande en mariage. Il y retrouve l’ouvrière, qui, furieuse, provoque une nouvelle altercation, avec pour résultat que le maître brasseur la flanque brutalement à la porte. Quelque temps plus tard, le maître brasseur se console de son malheur. Il assiste à l’un des spectacles mondains de music-hall à la mode dans la ville, où il rencontre une jeune danseuse raffinée, dont il recherche et obtient l’amitié. Ils décident de quitter le music-hall et d’aller chez lui, en passant par la brasserie, dont la quiétude nocturne est, comme à son habitude, surveillée par le jeune ouvrier Erik Holk. Pour éviter d’être vu, le couple se faufile le long des murs et à travers les locaux de la brasserie. Soudain, l’ouvrière, qui a espionné son ancien amoureux et qui, triomphalement, le prend sur le fait, se dresse devant eux. S’ensuit entre eux une courte lutte où le maître brasseur la projette sur un panneau électrique : Elle déclenche un commutateur et une flamme jaillit. Un court-circuit se produit et l’incendie se déclare et c’est comme dans une écurie où courent des chevaux affolés. Le lendemain, une enquête est ouverte sur les lieux de l’incendie. Le maître brasseur désigne alors sans vergogne le jeune ouvrier : il est le seul présent à la brasserie la nuit. Cependant, un indice est trouvé qui perdra celui qui est la véritable cause de l’incendie. Sur le tableau électrique on trouve un foulard appartenant à l’ouvrière. La fille du brasseur, qui ne croit pas à la culpabilité de l’ouvrier, arrive avec un chien policier, avec l’aide duquel l’identité de la propriétaire du foulard est révélée. Pour se disculper des soupçons pesant sur elle, elle explique le contexte de l’affaire et désigne le maître brasseur comme la personne dont la police doit maintenant s’emparer. Le maître brasseur s’empresse de prendre la fuite, mais la police se lance à ses trousses. Une longue course-poursuite effrénée et pleine de rebondissements s’engage alors, jusqu’à ce que, finalement, force reste aux représentants de la loi. De son côté, le jeune ouvrier de la brasserie obtient la main de la fille du brasseur. (adaptation programme danois Denis Ballu ; note : j’ai résumé en deux phrases le dernier tiers – fastidieux – du programme)

 

 

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