Rêve noir, d'Urban Gad
Titre : Rêve noir / Le rêve noir ou L’histoire d’une voltigeuse / Le roman de l'écuyère / Le songe noir (Metz)
Titre original : Den sorte Drøm
Production : Fotorama
Réalisation : Urban Gad
Scénario : Urban Gad
Photo : Adam Johansen
Interprétation : Asta Nielsen (Stella, danseuse de cirque), Valdemar Psilander (le comte Johan Waldberg), Gunnar Helsengreen (A. Hirsch, bijoutier), Ellen Holm, Peter Fjelstrup, Ellen Feldmann, Poul Baastrup, Adolf Tronier Funder, Hans Albes
Durée : 1025 m / 1400 m. (France)
Sortie : 4 septembre 1911
Sortie annoncée dans Ciné-Journal du 16 septembre 1911, dans une distribution Raleigh & Robert, puis dans une distribution de Saint-Lazare Films (sauf pour le midi de la France). Une nouvelle sortie du film a été proposée en 1914 par Literaria Films (voir illustration ci-dessous)
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Stella termine son numéro d’écuyère (« le rêve noir »), descend de cheval, va recueillir les applaudissements sur la piste, avant d’être sollicitée par deux admirateurs, d’abord le bijoutier Adolph Hirsch, puis le comte Johan von Waldberg, qui lui remettent chacun leur carte et un bouquet de fleurs. Hirsch la rejoint dans sa loge, mais elle l’éconduit. Il ressort et fait part de son dépit au comte qui attend à la sortie de la salle de spectacle. Il part en voiture. Stella sort et découvre le comte qui l’attend. Ils font une longue promenade, dans le parc et les rues, jusqu’à la maison de Stella. Il hésite à la suivre. De sa fenêtre, elle l’aperçoit qui fait les cents pas dans la rue, ressort le chercher et ils rentrent ensemble. Il l’embrasse. Elle résiste, puis lui rend son baiser. Quelques jours plus tard, lors d’une soirée chez Stella, les deux rivaux se retrouvent et en viennent aux mains. Puis, l’affrontement se déroule à la table de jeu. La chance sourit à Hirsch qui dépouille peu à peu son adversaire de tout son argent et doit signer une reconnaissance de dette à son vainqueur : 85000 marks à payer dans les 24 heures. Waldberg est effondré. Stella tente de lui remonter le moral. Plus tard, Waldberg se rend chez un marchand d’armes et achète un revolver. Lors de la représentation du matin au cirque, Waldberg est là, mais il ne semble pas bien. Stella le secoue, découvre le revolver dans sa poche et refuse de le lui rendre. Elle lui dit posséder un bijou de valeur et lui propose de le vendre. Puis elle se rend chez Hirsch et lui montre le billet qu’il lui a fait parvenir où il se proposait de lui offrir un bijou précieux. Alors qu’il va le chercher, il aperçoit la jeune femme qui dérobe un collier dans un écrin posé sur son bureau et le glisse dans son sac à mains. Il fait comme s’il n’avait rien vu et lui accroche un petit pendentif à sa chaîne. Elle s’empresse alors de partir. Il la suit dans la rue, jusqu’au parc où elle retrouve le comte. Il s’approche du banc où ils se sont assis pour entendre, caché derrière un buisson, leur conversation et la voir lui remettre le collier dérobé. Une fois Waldberg parti, il surgit et emmène Stella, la tenant fermement par le bras. De la rue, il surveille le comte entré chez un certain Barstein pour négocier le collier que lui a remis Stella. Dès qu’il est ressorti avec l’argent de la vente, Hirsch entre et rachète le bijou qui lui avait été volé. Rentré chez lui, il reçoit la visite du comte venu apurer sa dette de 85000 marks. Quand Stella termine son spectacle et gagne sa loge, le comte l’y attend. Elle s’habille pour sortir. Il ne veut pas la laisser partir. Elle s’arrache à lui. Il s’effondre, en pleurs. Chez lui, Hirsch se frotte les mains et, jetant un coup d’œil derrière les rideaux, aperçoit Stella qui arrive. Lors de leur repas en tête-à-tête, elle semble absente. Il finit par se lever, se met derrière elle et l’embrasse dans le cou. Dans la loge, Waldberg trouve le billet indiquant son rendez-vous nocturne chez Hirsch. Il prend son revolver et se rend chez le bijoutier, qu’il trouve culbutant Stella sur le canapé. Se croyant trompé, il abat la jeune femme. En s’effondrant sur le sol, elle sort de son corsage une feuille qu’elle tend au comte, où Hirsch avait écrit que tout cela n’était qu’un vaste malentendu et demandait au comte de lui pardonner. Waldberg laisse tomber le papier et s’agenouille sur le sol, soulevant la tête de Stella avant de l’embrasser. (résumé Denis Ballu)
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