Victime des conventions sociales, réalisareur inconnu

Publié le par Denis Ballu

Titre : Victime des conventions sociales

Titre original : Livets Ubønhørlighed

Production : Kinografen

Réalisation : inconnu

Scénario : Alfi Zangenberg

Interprétation : Emil Helsengreen (Stilling, grossiste), Emma Wiehe (son épouse), Henry Seeman (Erik, leur fils), Charles Schwanenflügel (Poulsen, veuf), Oda Rostrup (Emma, sa fille)

Longueur : 800 m. / 786 m. (France)

Sortie au Danemark : 5 janvier 1914

Annoncé en France dans Le Courrier cinématographique du 1er novembre 1913, dans une distribution de l'Agence Générale cinématographique (A. G. C.)

 

 

Le veuf Poulsen vit seul avec sa fille Jenny. Jeune fille attentionnée, elle prend bien soin de la maison, bien que la mélancolie se répande sur son jeune et frais visage. Mais le destin ne semble pas vouloir lui souhaiter bonne chance. Un homme peu amène, le rentier Aagaard, qui a remarqué Jenny, vient un jour, pour le plus grand plaisir de son père, proposer un engagement à la fille chez lui. Le poste est à prendre immédiatement. Poulsen accompagne sa fille chez le riche rentier, mais Jenny n’est pas heureuse et se jette en pleurs sur le lit de sa chambre. Un peu plus tard, on frappe doucement à la porte. Aagaard se glisse dans la pièce. Il cherche du réconfort, mais Jenny repousse courageusement ses avances. Elle attrape résolument son tablier : « Je suis ici pour être bonne et je suis prête pour mon travail », crie-t-elle avant de sortir. Mais le rentier amoureux ne la laisse pas tranquille. À nouveau, dans la soirée, quand il tente de l’étreindre amoureusement, elle le repousse violemment et, exaspérée, se précipite dans sa chambre, tremblant de peur. Pendant un moment, ses pensées flottent, mais ensuite elle se décide. Sur un bout de papier, elle écrit à la hâte quelques lignes et se glisse doucement hors de la pièce, hors de la maison. Pour aller où ? Elle ne le sait pas elle-même, juste loin de cet homme dégoûtant. Dans la soirée tranquille, elle traverse un champ sans route ni chemin, traverse une forêt et continue à marcher, quand, dans une clairière, le sol s’effondre soudainement sous ses pieds et elle s’enfonce dans l’eau profonde entre les roseaux. Un appel à l’aide est entendu dans un jardin où le grossiste Stilling profite de la soirée en discutant avec son fils Erik. À toute vitesse, ils rament en direction de l’appel et peu après la jeune fille évanouie est sauvée. Elle est transportée à la villa du grossiste où les meilleurs soins lui son prodigués. Cependant le rentier Aagaard se faufile à nouveau dans la chambre de Jenny, mais quel n’est pas son étonnement quand il constate que la pièce vide. Il y trouve seulement un billet sur lequel est écrit : « Je préfère mourir que de rester plus longtemps chez vous. » Horrifié, il se précipite chez Poulsen et l’informe de la fuite de sa fille. De son côté, Jenny raconte toute son histoire à Mme Stilling, qui a pitié de la pauvre enfant, qui la supplie de ne jamais la ramener à la maison, et la rassure. Quelques jours plus tard, Mme Stilling peut apporter l’heureuse nouvelle à tout le monde dans la villa : elle a réglé l’affaire, Jenny restera avec eux. Erik n’est pas le dernier pour qui ce message est le bienvenu, car son cœur a été conquis par la nouvelle gouvernante Jenny, qui est tombée amoureuse de lui dès le premier jour. Quand, un jour, il tend une rose à Jenny, elle est heureuse, car maintenant elle sait qu’il l’aime, et cela se confirme lorsque, par une belle soirée au bord du lac au clair de lune, ils jurent s’aimer pour toujours. Quand le père d’Erik apprend leur engagement, il devient furieux sur le champ. Elle, une fille modeste, se marier avec son fils ! Jamais ! Stilling grimpe dans la chambre de Jenny. Il est maintenant calme et lui parle gentiment, cherchant à lui expliquer que l’avenir de son fils souffrirait d’un tel mariage. Elle doit chercher à l’oublier. Oui, oui, elle comprend très bien. Elle partira. Elle s’assied seule et regarde devant elle, puis elle prend un bout de papier et écrit. Puis elle sort. Avec de grands yeux, comme si elle était une somnambule, elle descend vers le lac. Elle détache le bateau et rame jusqu’à l’endroit où Erik et son père l’ont trouvée. Oh ! Pourquoi m’ont-ils sauvée ? Elle regarde fixement le fond de l’eau. Le lendemain matin, un gars vient annoncer que le bateau dérive sur le lac, vide. Erik, a un mauvais pressentiment. Angoissé, il se précipite dans la chambre de Jenny et trouve sa lettre d’adieu. « Monsieur le grossiste. Vous m’avez sauvé la vie en vain. Je vous rends votre fils. Adieu Erik ! Je t’aime ! Jenny. » Erik et son père trouvent Jenny couchée dans les roseaux dans une paix tranquille. Dans sa main, elle serre quelque chose... C’est sa rose ! (adaptation programme danois Denis Ballu)

 

 

 

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