Sous les ailes du moulin, réalisateur inconnu
Titre : Sous les ailes du moulin
Titre original : Under Møllevingen
Production : Kinografen
Réalisation : inconnu
Scénario : Chris Gunnerman
Photo :
Interprétation : Charles Schwanenflügel (le patron de la firme), Aage Garde (Jimson, ingénieur en chef), Holger Reenberg (James, jeune ingénieur), Frederik Christensen (Wilson, contremaître), Ella la Cour (sa femme), Oda Rostrup (Kitty, leur fille), Viggo Wiehe (le brigand)
Longueur : 910 m. / 902 m. (France)
Sortie au Danemark : 30 octobre 1913
Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 20 septembre 1913, dans une distribution de l’Agence Générale cinématographique (A. G. C.)
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Frederik Christensen, Holger Reenberg & Oda Rostrup
La société d’ingénierie Brown & Co a un important projet ferroviaire en cours dans le pays, mais comme le patron de l’entreprise soupçonne que la gestion du projet n’est pas satisfaisante, il demande à un jeune et talentueux ingénieur, M. James, de se rendre sur le terrain en tant qu’ingénieur superviseur. La mère de James n’est pas vraiment heureuse de devoir se séparer de son cher fils, mais c’est un poste de confiance qui lui a été confié, et il part heureux. Sur le chantier, James est reçu par son responsable, l’ingénieur en chef Jimson, un homme brutal qui maltraite les ouvriers et qui préfère boire du whisky plutôt que de soigner son travail, et qui même tourne le dos lorsqu’un jour un accident se produit dans lequel un ouvrier est blessé. Rapidement, James découvre que les calculs de Jimson sont erronés. Il en parle à Wilson, le contremaître. Celui-ci hausse les épaules, se refusant tout commentaire. Lorsque la fille de Wilson, Kitty, apporte son panier repas à son père, ce dernier la présente à James, qui montre beaucoup d’intérêt et d’attention pour la jolie jeune fille, au grand dam de Jimson, qui a toujours poursuivi, sans succès, Kitty de ses ardeurs. Le rapport que James fait parvenir à l’entreprise sur la gestion et les calculs relatifs aux travaux est d’une telle nature que le patron se rend immédiatement sur le chantier et, au grand dam de Jimson, mais à la joie de tous les ouvriers, il engage James comme ingénieur en chef. Jimson doit alors remettre les clés et les papiers à son nouveau supérieur. Il s’exécute, l’âme pleine de mauvaises pensées. Un jour, après une petite partie de tennis avec James, Kitty reçoit une lettre de son frère, qui, suite à des écarts de jeunesse, a eu des démêlés avec la justice. « Chère Kitty !, lit-elle. Je me suis évadé de prison et je suis sans le sou. Retrouve-moi ce soir à minuit près du grand chêne. Apporte tout l’argent que tu as. Ton frère. » Son joyeux sourire se transforme en inquiétude et elle se précipite chez elle, où elle découvre avec horreur qu’elle a perdu la lettre. Mais un peu après son départ, Jimson trouve la lettre sur la route. Il la lit. Ha-ha ! Elle sera utile à ses projets de vengeance. « Maintenant, je peux me venger de celui qui me remplace, et de celle qui le préfère à moi. » Telles sont les sombres pensées de Jimson lorsqu’il apprend que Kitty part en balade amoureuse avec James. Il conclut rapidement un marché avec un brigand. Alors que les deux heureux jeunes gens avancent le long du chemin, Jimson demande à James de descendre de la charrette, tandis que le brigand fouette les chevaux, qui partent en courant à la sauve-qui-peut au bord du fossé, avec la pauvre jeune fille seule dans la charrette. Mais en un clin d’œil James saute sur le cheval de Jimson et, au galop, rattrape et arrête le véhicule emballé, sans qu’aucun accident ne se soit produit. Le plan échoue. Mais bientôt, une nouvelle possibilité de vengeance se présente. Dans la calme nuit, près du grand chêne, frère et sœur se rencontrent. Elle veut aider son malheureux frère et lui donne les quelques shillings qu’elle a économisés afin qu’il puisse partir et commencer une vie meilleure. Seul témoin de la scène : Jimson, assoiffé de vengeance, se cache derrière les arbres. Il sait désormais comment coincer ses victimes. Le lendemain, il contacte le brigand. Le grand braquage doit être réalisé. Tous les salaires des ouvriers arrivent ce jour-là à 17 heures par la poste. Les sacs avec l’argent sont déposés dans une armoire de la salle de dessin, et tandis que Jimson fait appeler James et Wilson sous prétexte que leur présence est requise d’urgence sur le chantier, le brigand s’infiltre et s’empare des sacs. Il est sur le point d’être découvert lorsque Kitty entre pour déposer un bouquet de fleurs sur la table de James, mais il se cache jusqu’à son départ, puis disparaît avec l’argent. Et c’est quand, les heures de travail terminées, les ouvriers doivent recevoir leur salaire que le vol est découvert et que l’agitation éclate parmi les ouvriers. Qui peut bien avoir fait ça ? « Je le sais ! » crie Jimson. « Ce n’est personne d’autre que la fille du contremaître qui a pris votre argent. Vous ne l’avez pas vue sortir de la salle de dessin ? » Certes, plusieurs personnes l’ont vue sortir de là, mais il leur est impossible de croire que c’est elle la voleuse, et le vieux Wilson suffoque d’émotion. Alors Jimson tire la lettre de sa poche et la montre : « Maintenant, ne pensez-vous pas que c’est elle ? Elle ressemble comme deux gouttes d’eau à son frère, à qui elle a donné l’argent cette nuit. » Alors, Wilson n’en peut plus, il s’évanouit et est porté chez lui. Mais James ne croit pas cela. Ce ne peut pas être la gentille fille dont il semble connaître l’âme pure par cœur. Non, il se passe autre chose. C’est sûrement encore un coup de l’épouvantable Jimson. Ses soupçons se renforcent encore lorsque, le soir, il aperçoit Jimson se faufiler dehors et monter à cheval. James doit le surveiller. Il prend rapidement un revolver et le suit. Et effectivement, il aperçoit le brigand sur une route isolée qui remet à Jimson les sacs d’argent disparus. Mais lorsque le brigand exige sa part du butin, Jimson le jette à terre et s’enfuit rapidement avec le tout. Le brigand est furieux et raconte tout à James, qui maintenant l’a rejoint, et il propose son aide pour attraper le criminel, après quoi la poursuite est immédiatement lancée. Lorsque Jimson se sent découvert et poursuivi, la terreur le saisit. Il doit alors trouver une cachette au plus vite. Il saute sur le grand moulin dans l’espoir d’y trouver refuge, mais comme il se croit caché derrière, une pensée diabolique de vengeance traverse soudain le brigand. Il met le moulin en marche et, d’un coup terrible, Jimson est happé par la puissante aile du moulin, projeté en l’air et s’écroule à terre, pour ne plus jamais être revu. Némésis l’avait frappé. Un mois plus tard, deux êtres heureux sont unis pour la vie. (adaptation programme danois Denis Ballu)