Le secret d’Andrinople, d'Einar Zangenberg

Publié le par Denis Ballu

Titre : Le secret d’Andrinople

Titre original : Adrianopels Hemmelighed

Production : Kinografen

Réalisation : Einar Zangenberg

Scénario : Svend Petersen

Photo : Poul Eibye

Interprétation : Einar Zangenberg (Boris Tschakowski), Peter Malberg, Tronier Funder

Longueur : 1110 / 1115 (France) / 1057 (Suède)

Sortie au Danemark : 13 octobre 1913

Annoncé en France dans le Courrier cinématographique du 18 octobre 1913, dans une distribution de l’Agence Générale Cinématographique (AGC).

 

 

La guerre a éclaté entre la Turquie et la Bulgarie. Au ministère de la guerre bulgare, on veut obtenir des informations de la plus haute importance sur l'armement du bastion 13 près de la forteresse d'Andrinople. Le ministre envoie une ordonnance à l'aérodrome militaire donnant l'ordre à un de ses meilleurs officiers, l'aviateur Boris Tschakowski, de venir le trouver immédiatement. L'ordonnance rencontre Boris juste au moment où il atterrit. Il se rend immédiatement au Ministère où on lui confie la mission dangereuse mais pleine d'honneur d'obtenir des renseignements sur la forteresse ennemie d'Andrinople. Le lieutenant Boris revêt rapidement des habits civils et se rend à Andrinople où, en tant que touriste, il s'installe dans un hôtel. Il veut débuter sans tarder son importante mission. Même s'il ne se sent très à l'aise, le brave officier se rend gaiement à la forteresse où il pénètre avec quelques autres touristes occasionnels. Par un heureux hasard, il parvient à obtenir les renseignements nécessaires. Mais alors, le commandant reçoit un message comme quoi un espion s'est introduit dans la forteresse et il est demandé aux gardes de redoubler de vigilance sur tout, également sur l'étrange comportement intéressé de Boris. Un officier nourrit un doute et, quand Boris rentre à son hôtel, il le suit discrètement et ses observations confirment ses soupçons. Il envisage d'arrêter celui qu'il soupçonne. Mais Boris veut prendre des mesures à l’extérieur de la forteresse. Il se rend au port, emprunte un bateau à moteur et s'éloigne. Tout semble lui réussir. Il commence à sonder les profondeurs qu'il reporte méticuleusement sur son carnet. Mais l'officier turc n'a pas perdu sa trace et il alerte la police maritime. Peu après, un patrouilleur armé d'un canon sort du port et se dirige vers Boris qui continue tranquillement son travail. Soudain, un coup de feu retentit et un projectile tombe dans la mer tout près de lui. Avec horreur, il découvre qu'on le poursuit. Immédiatement, il lance le moteur et accélère à fond pour s'échapper. Comme une flèche, le petit bateau à moteur file à la surface de l'eau, sous des tirs incessants. La poursuite effrénée se poursuit à une vitesse vertigineuse, mais soudain le moteur cale. Il a explosé et, au même moment, le canon des poursuivants, envoie un tir précis : le petit bateau se brise puis sombre et Boris est repêché, en tant que prisonnier de guerre. Après un court interrogatoire, il est enfermé dans la prison de la forteresse, tout en haut de la tour. Il se demande alors si le hasard va lui venir en aide ou s'il sera fusillé comme espion. En temps de guerre, on doit être préparé à toutes les éventualités donc, également, au fait que l'hôtelier soit à la solde des Bulgares. Il se rend à l'aérodrome bulgare et raconte l'incarcération. Il est convenu que l'hôtelier soudoiera le gardien de la prison de la forteresse et passera en douce une lime à Boris et que l'un des aviateurs de l'aérodrome le récupérera s'il réussit à sortir. Quand Boris rompt le pain que le gardien lui a apporté, il découvre à l'intérieur un petit paquet. Sur le papier qui enveloppe la lime est écrit : « Viens avec un avion à l'aube. Bonne chance. Stanislaus. » Immédiatement, Boris se met au travail de toutes ses forces avec la lime. Il réussit à scier les barreaux de fer de manière à pouvoir sortir en s'aidant des draps dont il a fait une longue corde. Tout se passe bien pour lui jusqu'à ce qu'il ait atteint le sol et soit sur le point de s'échapper. Le gardien découvre alors sa fuite et donne l'alarme. Un tir d'alarme signale l'évasion et des soldats courent dans toutes les directions. De nouveau, c'est une chasse furieuse. Un moment, il semble sur le point d'être capturé, mais une manœuvre adroite et rapide à travers une cavité dans un mur le sauve. Mais sortir de la forteresse s'avère difficile, il grimpe sur les remparts, rampe dans la neige et, comme il ne trouve pas d'autre issue, il se jette dans les douves où flotte de la glace, il lutte pour rester à la surface, creuse sous la haute clôture et maintenant... maintenant, il est libre. Il se met à courir en direction de l'avion qu'il a vu se diriger vers lui et qui lui apportera le salut. Mais au sommet de la forteresse, on a vu l'avion étranger et rapidement l'ordre est donné d’armer et équiper le canon antiaérien automobile avant de le sortir. Cependant alors que l'avion, qui a réussi à récupérer Boris, a repris de l'altitude et se dirige vers sa base, il est atteint par un tir précis parti du canon antiaérien et s'écrase sur le sol. Le moteur explose et tout l'avion s'enflamme. Le pilote, Stanislaus, est tué. Quoique grièvement blessé, en mobilisant toutes ses forces, Boris parvient à s'échapper et s'enfuit dans la campagne enneigée. Il aperçoit, près d'une auberge, un groupe de cavaliers kurdes qui descendent de leurs chevaux et rentrent dans l'auberge. Boris se faufile, assomme le garde, détache un cheval, l'enfourche et part au galop. Mais il est découvert et, dans une chevauchée furieuse, il est poursuivi par les Kurdes, les balles sifflant autour de lui... Boris Tschakowski atteint son but. (adaptation programme danois DB)

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article