Amour maternel, d'Einar Zangenberg

Publié le par Denis Ballu

Titre : Amour maternel / L’amour maternel

Titre original : Moderkærlighed

Production : Kinografen

Réalisation : Einar Zangenberg

Scénario : Emma Pedersen 

Interprétation : Emil Helsengreen (le fabricant Falck), Alfi Zangenberg (Ellen, sa femme), Emma Wiehe (la mère d'Ellen), Richard Christensen (Poul Wang, médecin), Lilian Zangenberg (Lillian, la fille des Falck)

Longueur : 840 m. / 861 m. (France)

Sortie au Danemark : 28 juillet 1913

Sortie annoncée en France dans le Courrier cinématographique du 4 octobre 1913 dans une distribution de l’Agence Générale Cinématographique (AGC). Dès septembre de la même année, le film était au catalogue de la Société des Phonographes et Cinématographes Lux dont les problèmes financiers puis la faillite ne lui ont sans doute pas permis l’exploitation du film.

 

Ci-dessous Richard Christensen & Emil Helsengreen dans Amour maternel.

L'industriel Falck habite dans une riche maison bourgeoise avec sa femme et leur petite fille. Mais il manque dans cette maison la chaleur du soleil, l'amour entre un homme et une femme, sans lequel on ne trouve le vrai bonheur dans aucune maison. Et pourquoi ? C'est le matin. Le courrier arrive. La bonne, qui a des consignes, cache une lettre personnelle pour Madame. Dès qu'elle la reçoit, celle-ci s'empresse de la lire : « Dois partir de toute urgence à Berlin dans l'après-midi. Je t'attends chez moi à 2 heures. Ton Poul Vang. P. S. : Apporte la photo que tu m'as promise. » Une expression de joie passe sur le visage de la femme et elle cache rapidement la lettre. Falck, qui ne se sent pas bien, se prépare à aller faire une promenade. L'enfant lui dit chaleureusement au revoir, tandis que son épouse repousse froidement sa sollicitude. Elle a d'autres pensées. Elle trouve rapidement une photographie d'elle, écrit quelque chose au dos et s'en va loin, loin vers... lui. L’accueil est comme d'habitude chaleureux. Dans un long baiser le jeune médecin étreint son aimée et, heureux, regarde la photo qu'elle a apportée. Soudain on sonne et la bonne apporte une carte. Consterné, le médecin regarde le nom et, sans le mentionner à la femme, lui demande de se retirer dans la pièce attenante. Le crédule industriel entre. Sa promenade n'a pas calmé son malaise et il vient maintenant consulter son médecin de famille. Le médecin est troublé, alors il va chercher un médicament. Les yeux de l'industriel tombent alors sur la photographie qu'on a oublié de cacher. Est-ce bien cela ? Oui. Une photo de sa propre femme... et avec un petit mot. Il est près de s’évanouir, quand il lit : « À Poul que j'aime. Ton Ellen ». Maintenant, il comprend tout. Il quitte rapidement le médecin qui s'en étonne jusqu'au moment où il aperçoit la photo qui traîne là. Il appelle la femme : « Sais-tu qui était là ? Ton mari ! » Falck rentre chez lui, où Lillian est heureuse de retrouver son cher père. Il la caresse, tandis que de tristes pensées courent dans sa tête. Exaspéré, il se lève. Maintenant, il veut tout savoir. En un instant, il fracture le tiroir du bureau de sa femme et il y trouve la lettre de leur médecin de famille. Voilà la confirmation. Maintenant, il y a une seule chose à faire. Quand peu après Ellen rentre à la maison, ils ont une cuisante explication. Cela doit se terminer. Déterminé, il la jette dehors. Elle a beau plaider et supplier, cela ne sert à rien. « L'enfant n'a plus de mère », sont les derniers mots horribles qu'elle entend quand, éperdue, elle quitte la maison. Ellen vit maintenant chez sa mère, qui cherche vainement à consoler sa fille égarée. Quand Ellen reçoit une lettre du médecin : « … Nos relations doivent cesser... Essaie d'oublier... » elle a le cœur complètement brisé : « Lui aussi ! » Le chagrin et la colère s'emparent fortement de la pauvre Ellen quand, un jour, sa mère l'emmène faire une promenade qui devait lui faire du bien... mais qui ne lui apporta que de nouvelles souffrances. Elle voit son propre enfant passer dans la rue, passer sans sa mère. Elle doit prendre sur elle pour ne pas se précipiter sur Lillian et, avec des larmes dans les yeux, elle embrasse la poupée perdue par la fillette qui lui sert de substitut. L'idée constante de revoir son enfant devient une obsession pour Ellen et, un soir, elle se rend prudemment à son ancienne maison. La bonne lui ouvre, et, émue, prend une bougie et se faufile avec Ellen dans la chambre d'enfant. Mais juste au moment où un sourire plein d'amour remplit le visage d'Ellen à la vue de la fillette, la porte s'ouvre et Falck surgit. Une nouvelle fois, il lui montre la porte. Quand elle arrive à la grille, Ellen est près de s’évanouir. Mais soudain quelque chose lui redonne des forces. Elle aperçoit des flammes qui sortent par le fenêtre de la chambre d'enfant. Comme une folle, elle se précipite dans la maison. La bougie a enflammé les rideaux et toute la chambre est en feu. Sans une pensée pour sa vie, elle sort de sa torpeur et se précipite jusqu'à la couchette et, au dernier moment, sauve l'enfant, mais est elle-même tellement brûlée qu'elle perd conscience. À l'hôpital est allongé un malade avec la tête bandée : c'est Ellen. Un médecin inquiet l'observe. Il ne peut malheureusement pas donner beaucoup de réconfort à sa mère. Le jour où Ellen se lève, le dernier espoir de sauver sa vue est perdu et le médecin écrit dans son rapport : Définitivement aveugle. Le grand cœur de l'industriel Falck est remué quand la mère d'Ellen lui demande de venir. Pour le bien de son enfant, il y consent. Le médecin et l'infirmière quittent la chambre quand Fack et Lillian arrivent. En pleurs, Falck tombe à genoux devant son épouse aveugle et Lillian retrouve sa chère mère. C'est le moment du pardon et de la réconciliation, et Falck ramène sa femme à la maison que le bonheur ne quittera plus et où les yeux de Lillian deviendront les yeux de sa mère. (adaptation programme danois Denis Ballu)

 

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article