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Publié le par élan


4Crimes

 

Voilà quatre nouvelles policières qui ont de quoi intriguer. Ici, le célèbre peintre Anders Zorn (1860-1920) est soupçonné de meurtre. Là, un certain Nils Holgersson se retrouve en poste au commissariat d’Ystad, quelques années avant que Henning Mankell n’y installe le maintenant célèbre Kurt Wallander. Plus loin, c’est l’œuvre d’un écrivain qui se retourne contre son créateur. Enfin, un banal accident de la route va connaître des rebondissements pour le moins inattendus.

 

Voilà quatre nouvelles ancrées dans la vie suédoise, entre les références à Anders Zorn et Selma Lagerlöf, la campagne qui se désertifie et les oppositions entre la côte est et la côte ouest du pays.

 

Ce qui réunit ces nouvelles, écrites par quatre spécialistes du roman policier : Ulf Durling (1940-), Jan-Olof Ekholm (1931-), Uno Palmström (1947-2003) et Olov Svedelid (1932-2008), c’est certainement un humour qui ne se dément jamais et la présence, dans chacune d’elles, de femmes qui n’ont pas froid aux yeux.

 

ISBN 978-2-909027-82-1 - 79 pages - 8 euros.

 

 

 

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Vilhelm Moberg (1898-1973) travaille comme journaliste de 1920 à 1927, date où il publie son roman Les Rask et à partir de laquelle il se consacre entièrement à son œuvre littéraire. Romancier réaliste, il s’attache surtout à la vie paysanne présente ou passée comme dans La femme d’un seul homme ou À cheval ce soir. Tout en étant situé au XVIIe siècle, ce dernier ouvrage n’en est pas moins une violente protestation contre l’oppression nazie. De même que d’autres écrivains prolétariens, il a écrit une grande trilogie autobiographique : Mauvaise note, Insomnie, Donnez-nous la terre. Son chef-d’œuvre est le cycle romanesque qu’il a consacré aux paysans de sa province natale, le Småland, qui émigrèrent aux Etats-Unis : c’est la tétralogie La saga des émigrants (1952-1963). Son solide talent épique ne l’a pas empêché d’écrire également des pièces de théâtre où il a souvent choisi la satire. Durant ses dernières années, ses attaques contre le pourrissement de la justice, le fonctionnarisme et ses intrigues ont occupé une large partie de son temps.

Sa pièce Les violences de l’amour (Våld, 1933) traite des relations humaines et plus particulièrement du mariage devenu une institution sociale fort éloignée de tout sentiment d’amour, de toute honnêteté, de toute vérité. La pièce oppose en quelque sorte les hypocrites aux idéalistes, le mensonge à la vérité. La domestique, Elsa, s’en aperçoit et lance, comme une mise en garde : « Il ne faut pas chercher à savoir la vérité, ça ne sert qu’à vous faire souffrir. » Mais il est déjà trop tard. N’est-il pas d’ailleurs toujours trop tard ? Est-il, pour tous, possible de vivre sans idéal ? Peut-on vivre ensemble sans mensonge ? Et, plus généralement, peut-on vivre harmonieusement et sereinement avec les autres ? Ossian Granbäck en doute et en appelle à vivre seul, toute relation humaine étant quelque part violence faite à l’autre. Mais, là encore, n’est pas trop tard ? Et est-il tout simplement possible de vivre hors du monde ?

ISBN 978-2-909027-84-5 -93 pages -9 euros.




Varnlund.pngRudolf Värnlund (1900-1945) a grandi dans le quartier populaire de Söder et a travaillé comme typographe avant de se lancer dans l’écriture. Il débute en littérature avec un recueil de nouvelles, Trépassés (1924). Il a été, avec Vilhelm Moberg, le principal dramaturge de l’école prolétarienne suédoise. Sa première œuvre dramatique, La Sainte Famille, date de 1932. Publiée en 1939, la pièce U39 a vu ses répétitions interrompues par le début de la Seconde Guerre mondiale – elle sera finalement créée, dans une mise en scène d’Ingmar Bergman, en 1943, puis adaptée au cinéma en 1952, par Hampe Faustman.

    U 39 s’ouvre sur une scène collective où des épouses et des mères attendent, dans l’angoisse, qu’on leur fournisse des nouvelles de leurs maris ou de leurs enfants, alors même que les souvenirs des disparus remontent comme pour combler le vide créé par un temps qui semble s’être arrêté pour elles. L’auteur va ensuite isoler quelques membres de la famille Hall pour nous livrer, outre des réflexions plus générales sur l’existence quand elle est confrontée à un drame (la culpabilité, les regrets), une méditation sur la guerre, « cette folie entre toutes les folies », et sur la responsabilité, l’engagement (Gunnar doit-il, peut-il fuir ?). Avec ses accents pacifistes, ce drame est donc toujours d’actualité dans un monde où les conflits se multiplient aux quatre coins de la planète.

 

ISBN 978-2-909027-83-8 - 94 pages - 9 euros.

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