Lisez jeunesse : Éditions Thierry Magnier

Publié le par élan

 

Collégiens et lycéens, faîtes votre choix de lectures chez Thierry Magnier. Vous ne serez pas déçus !



4 x Bodil Bredsdorff

 

La fille Corneille : Une jeune fille habite seule avec sa grand-mère dans une maison située dans une baie isolée. À la mort de la vieille femme, guidée par deux corneilles, elle quitte les lieux et arrive dans un village où une femme la recueille. Elle lui demande son nom et se voit répondre : Ma grand-mère m’appelait Ma fille. La femme trouvant qu’elle ressemble à une corneille, elle devient ainsi la Fille Corneille. Se rendant compte que le gens qui l’ont accueillie ne sont pas aussi généreux qu’elle le supposait, elle reprend la route. Les deux corneilles la guident à nouveau jusqu’à une maison où vivent un veuf et son garçonnet, Dåp. L’homme qui ne s’est pas remis de la mort de sa femme a des accès de violence et la Fille Corneille repart en emmenant avec elle l’enfant. Leur chemin croise celui de Foula et de sa fille Eidi qui fuient, la première un mari l’autre un beau-père violent. Le groupe décide de regagner la baie d’où est partie la Fille Corneille. Un temps, le berger Rossan héberge la petite troupe contre divers travaux : Foula file la laine que sa fille carde, tandis que la Fille Corneille garde les moutons. Ces travaux terminés, le groupe repart, grossi de quelques moutons que Rossan leur a donnés comme salaire. L’arrivée à la baie est suivie d’une amère constatation : la maison a été cambriolée. Chacun se met pourtant à l’ouvrage pour essayer de survivre là. Un jour, Frid, le père de Dåp, et son autre fils plus âgé, Ravnar, surgissent. Le garçonnet ne semble pas vouloir repartir et la Fille Corneille propose à Frid de s’installer avec eux. Il accepte, repart vendre sa maison et revient avec divers matériaux, ustensiles, denrées et provisions qui vont permettre à tous de s’installer un peu mieux.


À la lecture du résumé qui figure ci-dessus, on pourrait croire que La fille Corneille de Bodil Bredsdorff (Danoise, née en 1951) est un récit lourdement mélodramatique, pavé de bonnes intentions et moralisateur à l’extrême. Il n’en est heureusement rien. La misère, la pauvreté, les mauvais traitements divers auxquels il est fait allusion ne servent jamais à susciter la condescendance du lecteur ni à provoquer chez lui – ce qui se fait généralement avec une certaine hypocrisie d’ailleurs – des larmes de polichinelle. Les malheurs arrivent parce que la vie n’est pas forcément drôle ou facile. Les personnages du livre qui en sont victimes gardent toujours une certaine fierté, une certaine dignité devant les aléas de leur existence. Ils conservent toujours une force intérieure communicative qui emporte l’adhésion du lecteur. Le livre de Bodil Bredsdorff n’est pas sans rappeler certains romans prolétariens où les auteurs nous racontaient également une enfance qui ne fut pas des meilleures tout en nous communiquant l’énergie qui leur a permis de s’en sortir dans les moments les plus difficiles et les situations les plus délicates. Et le fait que l’héroïne n’a pas de nom lui donne une espèce de valeur universelle, en fait une sorte d’archétype. Ajoutons que tout n’est pas que malheurs dans ce roman qui comporte de fort beaux moments de joie, individuelle ou partagée, et de très belles pages sur la beauté de la nature et le plaisir qu’on peut ressentir à y vivre et à la contempler.


La fille Corneille (Børnene i Kragevig, 1 : Krageungen, 1993), trad. Jean-Baptiste Coursaud, Thierry Magnier, 2006, 137 p., 9 €.




La fille au châle : Eidi se sent de trop dans la maison où sa mère, Foula, vient d’avoir un enfant avec son nouveau compagnon, Frid. Elle baptise le nouveau-né Cal, parce que « dès qu’on est avec lui, le silence et le calme se font dans la pièce », puis part chercher du travail. Elle en trouve chez le vieux berger Rossan, qu’elle accompagne à la ville où il doit vendre sa laine. En chemin Rossan se blesse et c’est très diminué qu’il arrive à destination. Là, ils sont hébergés chez la sœur de celui-ci, Lesna. Sur le marché, c’est Eidi qui doit se charger de la vente. À cette occasion, elle fait la rencontre d’un riche marchand du coin, Bandon, qui lui propose, peu après, d’entrer à son service comme tisseuse. Elle accepte ce moyen de gagner de l’argent, du moins jusqu’à ce que Rossan soit en mesure de retourner chez lui. Chez Bandon, elle découvre que celui-ci martyrise un jeune garçon, Tink, à qui il reproche d’être responsable de la disparition de la femme qu’il aimait, morte à la naissance de l’enfant. Eidi finit par s’enfuir avec Tink, pour le soustraire aux mauvais traitements qui constituent son quotidien. Elle se réfugie chez Rossan, où le fils de Lesna, Kotka, garde les moutons en attendant le retour du propriétaire. Quand il rentre enfin, elle retourne vers les siens, dans la baie aux Corneilles.


Après un premier ouvrage dont le personnage central était Meille, ce deuxième volume de la tétralogie que Bodil Bredsdorff a consacrée aux
Enfants de la baie aux Corneilles, est construit autour d’Eidi. C’est en effet elle qui se cache derrière le titre du livre, La fille au châle. C’est elle qui se fait un « tente-ta-chance. Une espèce de châle que les filles se confectionnent quand elles veulent trouver un travail. Elles le portent pour montrer leur savoir-faire en matière de tissage et le nombre de motifs qu’elles connaissent. » Comme le précédent livre de série, La fille Corneille, ce roman est construit en boucle, comme un voyage, plus ou moins initiatique : un personnage quitte la baie en proie au doute et y revient, après avoir affronté diverses épreuves, la sérénité retrouvée. Ici, c’est la naissance de son demi-frère, jointe à la promiscuité qui règne dans la maison où elle loge avec sa mère, le compagnon de celle-ci, Frid, et le fils de ce dernier, Ravnar, qui pousse Eidi à partir. Quand elle rentre, c’est que les ombres planant sur la vie familiale ont été dissipées ou du moins qu’elle est prête à les affronter en face, avec dans les mains, véritable symbole de son nouvel état d’esprit, le petit gilet qu’elle a tricoté pour Cal. Moins dramatique que l’histoire de Meille – Eidi ne se retrouvant jamais longtemps dans des situations délicates ou insolubles–, on retrouve dans La fille au châle toute la chaleur humaine de Bodil Bredsdorff pour des personnages qu’elle nous rend, ô combien, attachants. On attend la suite…

 

La fille au châle - Les enfants de la baie aux Corneilles 2 (Børnene i Kragevig 2, Eidi, 1993), trad. Jean-Baptiste Coursaud, Thierry Magnier, 2007, 131 p., 9 €, Danemark.

 

 

 

 

Le garçon qui pensait être de trop : Tink a laissé les moutons entrer dans le potager et y dévorer tout ce qui poussait là. L’hiver, les habitants de la baies aux Corneilles n’ont plus que de pommes de terre à manger et Tink se croit responsable de la chose. Il décide de prendre la fuite mais, en chemin, il découvre un homme à moitié mort et revient donner l’alerte. L’individu ramené à la baie n’est autre que Burd, l’ancien mari alcoolique de Foula. Ayant repris des forces, il se met à la pêche et permet d’améliorer l’ordinaire de la petite société. Il associe Tink à son activité et sauve un jour le gamin tombé à l’eau de la noyade. Celui-ci se sent néanmoins toujours de trop et il s’enfuit une nouvelle fois. Sa tentative avorte quand sa route croise celle de Bandon qui le demande de le conduire à la baie où il propose aux habitants de faire du commerce avec eux. Burd retombe périodiquement dans l’alcoolisme et il finit par se pendre. Ravnar, qui a compris que Meille n’est pas amoureuse de lui mais de Kotka, s’embarque sur un bateau de pêche. Le vieux Rossan vient s’établir à son tour à la baie des Corneilles. Eidi décide d’accepter la place que Brandon lui propose en ville…


Bodil Bredsdorff poursuit, avec ce troisième volume, une tétralogie tout à fait intéressante. Les rapports humains sont justes, les problèmes abordés sans concession. À ce titre, le personnage de Burd est très bien vu : tout à tour sympathique (dans ses rapports avec Tink qu’il initie patiemment à l’art de la pêche) et repoussant (l’alcool le faisant devenir agressif et grossier). L’auteur n’adopte pas ici une solution de facilité, comme c’est (c’était ?) souvent le cas dans la littérature pour la jeunesse : Burd n’arrive pas à résoudre son problème, si ce n’est par le suicide. Un autre intérêt, tout particulièrement de cet épisode, est de nous montrer, avec force détails et précisions, comment on vivait à l’époque où se passe le récit, ce qu’on cultivait, élevait, mangeait, construisait, etc. Cet aspect donne beaucoup de crédibilité au récit de Bodil Bredsdorff. Et une nouvelle fois, on attend la suite avec intérêt.

 

Le garçon qui pensait être de trop - Les enfants de la baie aux Corneilles 3 (Børnene i Kragevig 3, Tink, 1994), trad. Jean-Baptiste Coursaud, Thierry Magnier, 2008, 126 p., 9 €, Danemark.

 

 

 

 

 

Le garçon qui voulait changer de nom : Dåp a grandi et ne se satisfait plus de son surnom. Frid, son père, lui dit qu’à l’origine il avait été appelé Alek. C’est donc ainsi qu’il faut l’appeler, déclare le garçon. Alek et Frid décident d’aller jusqu’à Sidstehavn pour y revoir le frère du premier et le fils du second, Ravnar, qui a quitté la baie aux Corneilles lorsque Meille lui a préféré Kotka. Ils profitent de la venue du bateau d’Eidi, venant s’approvisionner à la baie, pour repartir avec elle vers la ville. Là, ils découvrent que Ragnar vit dans des conditions misérables dans une masure. Ils remettent la maison en ordre. Alek trouve un petit emploi à l’auberge du coin, que tient Jona. Il laisse son père repartir seul. Une nuit, il aperçoit des naufrageurs qui attirent un bateau en difficultés sur les récifs et en liquident les survivants. Seule une jeune femme, Thala, réussit à leur échapper et cherche du secours dans la masure voisine, où Alek l’héberge. À son retour, Ravnar accepte la présence de Thala, même si cela ne semble guère lui plaire. Quand un nouveau piège est tendu à un bateau pris dans la tempête, Alek va donner l’alerte et les naufrageurs sont maîtrisés. Le jugement rendu peu après accorde à Thala, en dédommagement de ce qu’elle a subi, les biens de l’instigateur des naufrages. Elle prend ensuite avec Ragnar et Alek la direction de la baie aux Corneilles.


Bodil Bredsdorff termine, avec ce quatrième volume, l’histoire des « enfants de la baie aux Corneilles » dans le ton et l’esprit des précédents ouvrages. Le livre fourmille de détails sur la vie quotidienne et les occupations des gens à la ville (l’auberge de Jona, principalement) comme à la campagne, avec les activités des gens établis dans la baie, avec en plus le lien commercial qui s’établit entre ces deux mondes et qui est matérialisé ici par le commerce que tient Eidi. Quant aux personnages du livre, ils parviennent, une nouvelle fois, à écarter d’eux, même si ce n’est pas toujours facile, les dangers du monde extérieur et retrouver ce havre de paix et de solidarité qu’ils ont construit, à force de travail et de sacrifices, dans la baie aux Corneilles. Une belle série dont l’optimisme est communicatif, et cela fait du bien, incontestablement.

 

Le garçon qui voulait changer de nom - Les enfants de la baie aux Corneilles 4 (Børnene i Kragevig 4, Alek, 1995), trad. Jean-Baptiste Coursaud, Thierry Magnier, 2008, 123 p., 9 €, Danemark.

 

 

 




Lars Saabye Christensen 
Sur la touche



 

Sa mère lavant les maillots de l’équipe de foot de Frigg, Otto Olsen se charge de les rapporter et est ainsi en contact avec joueurs et encadrement. Il s’entraîne seul, mais n’a pas encore le niveau pour être intégré à l’équipe. Lors d’un match contre Lyn, il lance une pierre qui, à sa grande surprise, atteint l’arbitre à la tête. Il s’enfuit. Un peu plus tard, il revient au stade et dérobe un vrai ballon, car il ne dispose actuellement que se son ballon de plage et de sandales pour s’entraîner. Il va le cacher dans un container. Son larcin se révèle inutile, car son père, Edvard, lui offre en rentrant le soir un véritable ballon de foot…


Dans
Sur la touche, Lars Saabye Christensen nous raconte quelques semaines de la vie d’un garçon mal dans sa peau, timide et gaffeur. Le cadre est bien situé, un immeuble populaire avec la cour où Otto s’entraîne et quelques silhouettes de voisins plutôt originaux que l’on croise tout au long du récit. La période est celle, particulière, de la fin de l’année scolaire et de l’été, où Otto, qui ne part pas en vacances va se retrouver un peu seul en ville, ce qui n’est pas forcément pour lui déplaire. Il n’est plus alors le sujet des quolibets des spectateurs du match où ramasseur de balle il perd son short dont l’élastique a lâché ou des moqueries des invités de l’anniversaire d’Ane – une camarade de classe qui vit dans les beaux quartiers – quand ils découvrent le cadeau qu’il vient de lui offrir. L’auteur introduit un élément tragique dans son récit : Edvard, qui est déménageur, a un accident de travail : descendant un lourd piano dans un escalier, il reçoit l’instrument sur les jambes et restera paralysé. Son délicat retour dans l’immeuble est très bien évoqué. Le livre se termine sur un chapitre quasi onirique où Otto est intégré à l’équipe de Frigg et où, balle au pied, il se précipite vers les buts de l’équipe adverse : il doit marquer, « il doit y arriver, il le sait. »

 

Sur la touche (Gutten som ville være en av gutta, 1992), trad. Jean-Baptiste Coursaud, Thierry Magnier, 2007, 151 p., 10 €, Norvège.

 





Per Nilsson
Faux raccord




 
















Dans le bus qui l’emmène au lycée, un matin brumeux de novembre, un « un garçon, ou plutôt un jeune homme » aperçoit, à un arrêt, une fille à la chevelure rousse, vêtue d’une veste verte. « Elle monte et tout s’illumine. » Trois jours par semaine, il revoit celle qu’il a baptisée Joli Cœur dans les mêmes conditions. Il réussit enfin à échanger quelques mots avec celle qui s’appelle en réalité Mikaëla, puis ils commencent à se voir. L’année scolaire touche à sa fin quand elle accepte de faire l’amour avec lui. Peu après, il part passer un mois aux Etats-Unis. À son retour, elle se montre distante, fréquentant même un certain Hans-Peter…


Le livre de Per Nilsson vaut d’abord par sa justesse psychologique, c’est une très belle analyse du sentiment amoureux, non seulement chez le narrateur qui découvre l’amour, mais également chez Mikaëla qui est beaucoup plus mûre que lui. C’est d’ailleurs elle qui décide de tout, du quand et du comment. Elle sait très bien qu’elle avance là en terrain sensible et s’interroge toujours sur la pertinence de ce qu’elle entreprend. N’a-t-elle pas tort d’agir comme elle le fait ? Plus juvénile, le narrateur va devoir tenter de concilier sa vie d’avant (les copains, le voyage en Amérique) avec l’exclusivité de son amour. Le livre vaut ensuite par son traitement. Il est construit comme une sorte de retour en arrière où le narrateur élimine tour à tour de sa vue divers objets en rapport avec la dernière année de sa vie. Une sorte de destruction des preuves de tout ce qui l’a lié à Mikaëla. De temps en temps, le récit est fluide, parfois plusieurs possibilités sont proposées au lecteur, comme si on tournait plusieurs fois une scène. Ces divers éléments se rapportant au monde du cinéma ont vraisemblablement été à l’origine du titre français du roman,
Faux raccord, construit comme si le narrateur était devant sa table de montage et agençait du matériel précédemment filmé.

 

NILSSON Per – Faux raccord (Hjärtans fröjd, 1992), trad. Agneta Ségol, Thierry Magnier, 2008, 167 p., 10 €, Suède.

 

 




Maria Parr – Cascades et gaufres à gogo

 

Il se nomme Theobald Rodrik Danielsen Yttergård, mais on l’appelle Trille. Il a neuf ans et vit à la campagne, dans la baie de Knert-Mathilde, avec ses parents, son frère et ses sœurs (Milda, 14 ans, petite colombienne adoptée par la famille, Magnus, 13 ans, et Krølla, 3 ans). Au sous-sol, loge son grand-père, papy. Un peu plus loin, il y a la ferme de l’oncle Tor, le frère du père de Trille. La sœur de papy, mamie bis (la véritable grand-mère étant décédée), habite encore plus loin, mais est de toutes les fêtes de famille et confectionne d’excellentes gaufres. À côté, il y a une seule habitation, celle où logent la meilleure amie de Trille, Lena Lid, 9 ans également, et sa mère.


Le roman de Maria Parr se déroule sur une année. Le livre s’ouvre et se clôt sur une fête de la Saint-Jean. Entre ces deux dates, « il se passe toujours plein de choses loufoques quand on a une voisine et meilleure amie telle que Lena », nous confie Trille. Moins téméraire que la fillette, il poursuit en disant : « Mais, de temps à autre, je me dis que ce que je préfère par-dessus tout, ce sont les jours ordinaires. Les jours où il ne se passe rien de particulier, où je mange une tartine de pâté de foie, où Lena et moi jouons au foot, on cherche des crabes, on ne parle de rien d’exceptionnel, bref, ces jours où tout ne part pas en eau de boudin. » Dans
Cascades et gaufres à gogo, il va surtout être question des jours exceptionnels où les péripéties ne manquent pas. Les occupations de Trille et de Lena sont autant de farces qui se terminent généralement bien et toujours avec plus de peur que de mal. Nous sommes là dans un univers proche de celui d’Astrid Lindgren, entre Fifi Brindacier et Zozo la tornade, la tornade étant ici l’intrépide Lena. Ainsi, par exemple, nos deux garnements décident de reconstituer l’Arche de Noé sur le bateau de l’oncle Tor, de jouer à le Seconde Guerre mondiale et d’enterrer tous les postes de radio du coin, comme mamie bis leur avait indiqué que les Norvégiens le faisaient pour qu’ils ne soient pas saisis par les Allemands qui occupaient leur pays. Jamais en manque d’imagination, les deux gamins se font musiciens de rue pour pouvoir se payer un ballon de foot, Trille ayant à nouveau égaré le sien, ou décident d’ouvrir une maison de retraite pour les chevaux, afin d’éviter l’abattoir à Poulichonne, la jument de Jon de la Côte, un voisin qui doit quitter sa maison pour l’hospice et ne pourra donc plus s’occuper de l’animal. Tout n’est pourtant pas que joie et amusement dans cette année de la vie de Trille. La mort brutale, un infarctus, de mamie bis tout d’abord, puis le départ de Lena à la ville, où sa mère doit terminer des études artistiques, sont sources de tristesse et de nostalgie. Mais tout finira par s’arranger : Lena reviendra vivre dans la maison de la baie et même trouvera le papa qui lui manquait en la personne d’un jeune médecin, Isak. Suprême avantage qui lui permettra de se lancer dans des aventures encore plus périlleuses, maintenant que le docteur est à portée de la main et non de l’autre côté du fjord, soumis aux allers-retours du ferry !

 

Cascades et gaufres à gogo (Vaffelhjarte – Lena og eg i Knert-Mathilde, 2005), trad. Jean-Baptiste Coursaud, Thierry Magnier, 2009, 181 p., 10,50 €, Norvège.



Vient de paraître

 















 
et toujours au catalogue



 

 

Voir Denis Ballu : Lettres nordiques 2004-2006, L'Élan, 2007, p. 54-56 




Voir Denis Ballu : Lettres nordiques 2004-2006, L'Élan, 2007, p. 262-263





Voir Denis Ballu : Lettres nordiques 2004-2006, L'Élan, 2007, p. 286




Voir Denis Ballu : Lettres nordiques 2004-2006, L'Élan, 2007, p. 286-287



Voir Denis Ballu : Lettres nordiques 2004-2006, L'Élan, 2007, p. 287-289




Voir Denis Ballu : Lettres nordiques 2004-2006, L'Élan, 2007, p. 296-297




Voir Denis Ballu : L'Année scandinave 2003, L'Élan, 2004, p. 49-50





Voir Denis Ballu : L'Année scandinave 2003, L'Élan, 2004, p. 45-46

Publié dans Littérature

Commenter cet article