Publications du premier semestre 2007

Publié le par Denis Ballu

Henrik Tikkanen : L'art et la guerre (Adages et visages, 4)

A une série de « visages » dessinés, l’auteur a associé un « adage ». Ces sentences et illustrations ont d’abord été publiées dans la presse, avant de faire l’objet de plusieurs recueils. Dans ce quatrième opus, l'écrivain dessinateur nous livre quelques sentences plutôt acerbes tournant autour de l'art et de ma guerre... (48 p., 6 euros ; édition bilingue français/suédois)

 

 

Runar Schildt : Le bois des sorcières

Ce qui relie les trois nouvelles qui composent ce recueil de Runar Schildt, c'est sans doute la quête du bonheur. Celle de l'architecte Robert Wiesel, amoureux depuis toujours de Mary, la femme de son ami Eril von Wahl, comme celle de la fragile émigrée Zoïa qui se morfond dans une ville de province finlandaise ou encore celle de Jacob Casimir, écrivain en panne d'inspiration. Et que dire des autres personnages de ces récits : Mary est elle aussi en pleine quête tout comme Veronica, la voisine de Jacob Casimir, quant à Youri, le frère de Zoïa, il cherche des expédients pour supporter l'existence. Quelles que soient les solutions trouvées ou envisagées, cette quête du bonheur s'avère bien délicate et difficile.

« Dans la littérature suédo-finlandaise de son temps, Schildt fut, avec son style clair et souple, avec sa technique magistrale, un des plus éminents peintres de l’homme ; sa profonde compassion alla aux gens faibles, isolés, voués à la ruine. L’ironie de ses nouvelles helsinkoises cache une sensibilité et une fragilité qui devaient trouver une expression touchante et nette dans son dernier recueil Le bois des sorcières (1920), étude objective du tragique destin de l’artiste », nous dit Aimo Sakari dans son Manuel de littérature finlandaise. (160 p., 15 euros)

 

 

Jonas lie : La famille de Giljegilje2.jpg

Dans La famille de Gilje, Jonas Lie (1833-1908) évoque la condition de la femme, dans la Norvège des années 1840, sur fond de vie de fonctionnaires de province et plus particulièrement celle de la famille Jæger, un militaire à la tête d'une ferme montagnarde. Le livre se déroule ainsi au fil des saisons qui rythment le plus souvent les activités quotidiennes de la maison, entre les manœuvres d'été, les voyages jusqu'à la capitale pour se réapprovisionner, les repas entre collègues, l'arbitrage du capitaine dans les affaires cadastrales... Outre ces temps forts, l'ouvrage va également s'organiser autour des lettres qu'Inger-Johanna, envoyée faire son éducation dans la capitale, écrit à ses parents. (192 p., 18 euros)

Publié dans Parutions 2007

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